La mobilité étudiante internationale poursuit son envol. Avec près de 7 millions d’étudiants en formation hors de leur pays, et plus de 114.000 Français partis étudier à l’étranger, les parcours académiques se mondialisent à grande vitesse. Quelles destinations séduisent le plus ? Quelles démarches anticiper comme les visas ou les bourses ? Et comment préparer concrètement son départ ? Décryptage des nouvelles tendances et conseils pratiques pour franchir le pas.


Faire ses études supérieures à l’étranger, les tendances
La collecte mondiale réalisée conjointement par l’Unesco, l’OCDE et Eurostat affiche un total de 6,9 millions d’étudiants en 2022, soit une progression de 27 % entre 2017 et 2022. Et jamais les étudiants français n’ont été aussi nombreux à quitter l’Hexagone pour poursuivre leurs études. Selon l’édition 2025 des Chiffres clés de la mobilité étudiante publiés par Campus France, ils étaient plus de 114.000 à suivre une formation hors de France. Une dynamique en forte progression qui place la France au 7ᵉ rang mondial des pays d’origine d’étudiants en mobilité.
L’Europe reste une région clé; en particulier grâce à des pays comme l’Arménie, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine
Ils choisissent aussi la France pour faire leurs études : Selon les chiffres 2025 de Campus France, certaines régions connaissent une forte augmentation du nombre d’étudiants en France. L'Afrique subsaharienne progresse de 7%, avec une forte demande en provenance du Bénin, Nigéria, Cameroun, Madagascar et la République Démocratique du Congo. L’Europe reste une région clé; en particulier grâce à des pays comme l’Arménie, la Roumanie, la Turquie et l’Ukraine, qui enregistre une hausse spectaculaire de 141 % sur cinq ans. L’Asie-Océanie connaît une croissance plus modérée (+3 %), avec l’Inde en tête (+17 %). En revanche, l'Afrique du Nord stagne. Les Amériques enregistrent un recul de 3 %, notamment dû à la baisse en Amérique du Nord et centrale.
Canada, États-Unis, Espagne… Mais où s’envolent les étudiants français en 2025 ?
Comment faire ses études à l’étranger ?
Les démarches de visa
Plusieurs démarches administratives sont nécessaires pour étudier à l’étranger et varient selon les pays de destination. Au Chili par exemple, pour une durée supérieure à 90 jours, il faut obtenir un visa étudiant. Celui-ci ne permet pas de travailler sur le territoire pendant cette période. Aux Etats-Unis, il faut un visa d'étudiant américain (généralement le visa F-1 ou le visa M-1. En Nouvelle-Zélande, plusieurs visas sont possibles : le "Student Visa" qui permet d'étudier sur le territoire pour une durée minimum de 12 semaines et jusque-là fin du cursus. Le « working holiday visa » (ou PVT) permet aux citoyens français âgés de 18 à 30 ans de vivre 12 mois. Ce visa permet également d'étudier sur place jusqu'à 6 mois.
Pour obtenir un visa étudiant pour la République du Congo en tant que Français, vous devez demander un visa de long séjour, conçu pour les séjours de plus de 90 jours. Afin de poursuivre vos études supérieures au Maroc, il vous faudra demander un visa étudiant si vous souhaitez rester plus de trois mois. En Suède, les étudiants européens n'ont besoin que d’une carte d’identité valide pour étudier en Suède. En revanche, si le voyage dure plus de trois mois, l’étudiant doit faire la demande d’un visa d’études. En Autriche, Il est possible d’aller étudier avec son simple passeport si votre pays fait partie de l’Union européenne. En revanche, pour une durée de plus de 6 mois, il est nécessaire d’obtenir un permis de séjour, récupérable auprès de l’ambassade d’Autriche en France, avant d'arriver sur place. En fonction de votre pays de destination, rendez-vous sur le site de l’ambassade sur place ou en fin d’article sur tous nos guides pratiques “étudier à” pays par pays.
Les démarches auprès des établissements
La plupart des universités américaines exigent des étudiants internationaux de passer des tests standardisés tels que le SAT ou l'ACT pour les programmes de premier cycle, et le GRE ou le GMAT pour les études supérieures. De plus, vous devrez probablement passer un test de maîtrise de l'anglais, comme le TOEFL, si l'anglais n'est pas votre langue maternelle.
En Suède, les candidatures se font via le site Universityadmissions.se. Pour une rentrée fin août, la date limite d'inscription est fixée au 15 janvier, d’après l’Onisep. Vous pouvez postuler à un maximum de quatre programmes en même temps. En Italie, pour pouvoir s’inscrire à l’université, il faut être en possession d’un ou plusieurs diplômes, posséder un codice fiscale notamment. Dans certains cursus, l’inscription n’est valide qu’après avoir pris part à un test d’entrée. En Afrique du Sud, l’inscription peut prendre du temps. Il convient de vérifier les conditions particulières de l’établissement visé : certains exigent le règlement des frais d’études à l’avance, et imposent un examen ou un test de niveau, en plus de l’examen du dossier de l’étudiant demandeur.
Au Sénégal, il faut se rendre directement sur le site de l’établissement. Plusieurs documents sont nécessaires pour s’inscrire en tant qu’étudiant étranger comme le diplôme original de baccalauréat ou un équivalent reconnu, un certificat de nationalité, une photocopie certifiée de vos résultats jusqu’au baccalauréat… Ces documents peuvent varier d’un établissement à un autre.
Reconnaissance des diplômes, une procédure à connaître : Un diplôme délivré à l’étranger nécessite parfois une reconnaissance officielle lorsque vous changez de pays. Université ou employeur peuvent en effet exiger une attestation de comparabilité de votre diplôme étranger pour poursuivre votre parcours en France. En 2023, plus de 60.000 demandes de reconnaissance de diplômes – soit une augmentation de près de 20% par rapport à 2022. Il s’agit de personnes des quatre coins du monde, et tout particulièrement du continent africain. La demande d’une attestation de diplôme est dématérialisée et se fait en ligne. Pour en savoir plus, cliquez ici
Reconnaissance de diplômes obtenus à l’étranger : une procédure à connaître

Le coûts des études à l’étranger
Le coût des études varient énormément d’un pays à l’autre. Cela est dû non seulement aux frais d’enseignement et selon l’établissement choisi, mais aussi au coût de la vie sur place, le logement, le transport etc… Renseignez-vous bien en amont sur votre pays de destination. Nos guides pratiques pays par pays sont disponibles sur lepetitjournal.com.
En Egypte par exemple, les frais de scolarité varient beaucoup. Dans les universités publiques, l’enseignement universitaire en Egypte est gratuit. Mais il faut prévoir entre 3.000 et 6.000 euros pour une année d’études dans les universités privées et jusqu’à 17.000 dollars par an pour l’Université Américaine du Caire, la plus chère du pays. Au Sénégal, comptez en moyenne 600.000 francs CFA (912 euros) pour une année. Cette somme s’étale de 400.000 FCFA (608 euros) à 1.200.000 FCFA (1824 euros). Une telle variante dans les prix s’explique aussi par le niveau des études mais aussi de la filière. En Australie, le prix d’une année pour intégrer une université du «Group of Eight» (les 8 meilleures universités du pays), est d'au moins 12.500 €. Pour des études de médecine les tarifs peuvent monter jusqu’à 37.500 €.
Au Royaume-Uni, il faut compter en moyenne 20.000£ par an pour un parcours universitaire, les prix variants, en fonction des formations, de 10.000£ à 40.000£. Les études supérieures sont généralement coûteuses en Espagne : de 1.000 euros à plus de 18.000 euros par an. Dans les établissements publics espagnols, une partie des frais est prise en charge par l'État et aucune pour les universités privées. En moyenne, pour une université publique au Portugal, il faudra compter environ 1250 euros par an pour une licence et un master et entre 2 500 à 3000 euros par an pour un Doctorat.
Nos guides pratiques pays par pays sont disponibles sur lepetitjournal.com, en fin d'article
Obtenir des bourses à l’étranger
Partout dans le monde, des aides sont mises en place afin de pouvoir réaliser ses études en mobilité internationale. Par exemple, en Algérie, rapprochez-vous de l'Ambassade de France à Alger avec un baccalauréat ou un diplôme reconnu par les universités algériennes et un visa ou un protocole d’accord pour maîtriser la langue arabe. En Allemagne, la ville de Berlin offre 100 euros à chaque étudiant. Pour en bénéficier, il vous faudra ouvrir un compte dans une banque allemande. Au Japon, les étudiants internationaux peuvent postuler à la bourse du gouvernement japonais (MEXT), les bourses de la JASSO ou celles proposées directement par certaines universités.
Au Chili, des régions offrent des bourses pour les élèves allant étudier à l’étranger. Chaque région agit selon ses propres modalités. Il faut se renseigner auprès de votre école ou université. En Australie, la bourse d’études peut être attribuée par le Gouvernement Australien sur demande. En Corée du sud, vous pouvez tenter la bourse d’études Global Korea qui prend en charge la grande majorité des frais pour les étudiants choisis. D’autres bourses sont possibles auprès de l’établissement visé ou bien auprès du gouvernement sud-coréen comme la Korean Government Support Program for foreign exchange. Au Québec, les étudiants français peuvent faire des demandes de bourses d’excellence. Certains cas particuliers permettent également une exemption des frais de scolarité.
Première campagne de bourses scolaires 2026-2027 : conditions, délais et démarches

Quelles langues à privilégier pour étudier à l’étranger ?
La question de la langue des études se pose moins dans les pays francophones mais est centrale dans le reste du monde. Parler la langue locale est parfois un critère de sélection. Aux Philippine, diversifiées sur le plan linguistique, l’anglais est généralement utilisé comme langue d'enseignement dans les universités du pays. De plus, les Philippins sont connus pour leur amabilité et leur volonté d'accueillir les étudiants étrangers, ce qui renforce l'intégration et la communication dans un environnement multilingue. Au Portugal, le portugais est la langue principale d'enseignement, notamment en Licence. Toutefois, plusieurs Masters et programmes spécifiques sont proposés en anglais, notamment dans les universités partenaires d'organismes comme GEDS (Grandes Études Européennes de Santé).
Peut-on envisager l’expatriation lorsque l’on ne parle QUE français ?
En Argentine, l’intégralité des cours sont proposés en espagnol, ce qui explique notamment la demande récurrente des universités de fournir une certification de votre niveau. Le niveau exigé s’approche généralement du B1 ou B2. A Singapour, l’anglais est la langue principale d’enseignement dans les universités de Singapour mais les étudiants peuvent également suivre des cours de langues locales comme le mandarin, le malais ou le tamoul pour s’immerger davantage dans la culture locale. En Autriche, La majorité des cours se tiennent en allemand. L’exigence de niveau sur la langue peut varier en fonction des établissements. Cela peut aller du niveau B2 au niveau C1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR). Il faut donc vérifier le niveau requis en langue pour le programme que vous désirez. En Corée du sud, le niveau de coréen requis dépend beaucoup du programme choisi. Dans votre dossier de candidature, il vous sera demandé de justifier de votre niveau d’anglais (TOEFL) et de coréen (TOPIK). Tous nos guides pour étudier à l’étranger pays par pays sont accessibles en fin d’article pour vous aider sur les langues d’enseignement.
La vie étudiante et le coût de la vie à l’étranger
La vie autour des études est un critère incontournable pour les jeunes du monde entier. Infrastructures, logements, mais aussi ambiance, coût de la vie et sécurité sont des curseurs dans la décision finale. Au Québec par exemple, la vie étudiante est très riche. Certaines grandes écoles et universités proposent également des campus à l’américaine et de nombreuses associations étudiantes. En tant qu’étudiant expatrié en Egypte, il faut être conscient que le pays est musulman. Cela implique que l’alcool y est proscrit dans les bars et sur la voie publique. Le coût de la vie y est très avantageux pour les Français. Un euro équivaut à 35 livres égyptiens environ. Pour les étudiants français qui le souhaiteraient, un café au Caire a pignon sur rue et est le repère favori des Français : le Halawa Cafe, situé dans le quartier Saad Zaghloul.
En Espagne, c'est surtout l'ambiance chaleureuse et détendue qui rend l'expérience étudiante inoubliable. Un climat de vacances, des horaires décalés et une ambiance festive continue qui plait aux jeunes européens qui se pressent dans les grandes agglomérations ibériques pour vivre eux aussi leur version de "L'auberge espagnole". En Asie, la qualité de vie de Singapour est remarquable avec une propreté irréprochable et des infrastructures modernes qui facilitent le quotidien. Sa position géographique stratégique en fait une porte d’entrée idéale pour explorer l’Asie du Sud-Est, offrant ainsi un cadre parfait pour allier études, développement personnel et découvertes. En Malaisie, la vie étudiante est très animée. La capitale, Kuala Lumpur, regorge de lieux nocturnes pour les jeunes. Les transports en commun sont, pour la plupart, gratuits pour les étudiants. En République du Congo, Brazzaville est le centre névralgique pour les étudiants étrangers, où se trouvent la majorité des universités et des institutions éducatives. Au Maroc, l’AMCI, en collaboration avec les associations étudiantes et la Confédération des Élèves, Étudiants et Stagiaires Africains Étrangers au Maroc (CESAM), organise et soutient diverses manifestations culturelles, sportives et sociales tout au long de l’année.
créer une checklist des démarches administratives 2 à 3 mois avant le départ.

Les conseils essentiels pour partir étudier à l’étranger
Ne pas sous-estimer la charge administrative
Entre : le Visa, l’assurance santé, le logement, les bourses etc. Les formalités prennent du temps et nécessitent souvent plusieurs documents à rassembler. Trop d’étudiants attendent le dernier moment, au risque de voir leur départ retardé ou leur visa refusé. Il est important de créer une checklist des démarches administratives 2 à 3 mois avant le départ.
Ne pas emporter trop d’affaires…mais les bonnes
Lorsqu’on se prépare à partir, on a souvent envie d’emporter un maximum d’affaires “au cas où”. Pourtant, un excès de vêtements, d’objets et accessoires inutiles complique le voyage, surcharge la valise et finit par encombrer le quotidien, une fois sur place. Faire une sélection minimaliste et intelligente à emporter, tout en vérifiant le climat sur place (et les saisons). En revanche, le matériel de travail doit être impeccable : un bon ordinateur portable, des écouteurs antibruit… Chaque petit détail compte pour les journées de travail en mobilité.
Ne pas négliger les aspects pratiques du quotidien
Transports, repas, paiement, hébergement temporaire… Il y a beaucoup de choses à prévoir. Il faut se renseigner en amont sur les transports publics, les forfaits mobiles, les moyens de paiement, les quartiers recommandés. Rendez-vous sur les éditions locales lepetitjournal.com … S’intégrer, c’est aussi créer une bulle de soutien. Trop d’étudiants pensent qu’ils pourront tout gérer seuls, mais se retrouvent sans repères quand le mal du pays surgit. Ne pas hésiter à créer du lien avant le départ (forums, groupes d’accueil), et garder le réflexe de se connecter aux autres une fois sur place.
Prend en compte l’environnement et le rythme de vie du pays d’accueil
Partir à l’étranger, c’est aussi s’adapter à une nouvelle culture de vie : horaires de repas, sécurité, rythme universitaire, météo, habitudes sociales… Penser que tout sera “comme chez soi” est une erreur courante. Quelle est l’heure de fermeture des commerces ? La ponctualité est-elle importante ? Y a-t-il des règles implicites dans les interactions sociales ? Ces éléments peuvent sembler anodins, mais ils influencent énormément le bien-être et sera une charge mentale en moins.
Ne pas négliger sa santé mentale
En parlant de charge mentale : Même les étudiants les plus enthousiastes peuvent vivre des baisses de moral, du stress, ou vivre le “mal du pays”. L’adaptation demande de l’énergie mentale, surtout ont est loin de ses repères et de sa zone de confort. Adopter une routine peut aider à tenir sur le long terme comme : appeler régulièrement tes proches, prendre du temps pour toi, pratiquer une activité qui détend. Demander de l’aide n’est jamais un signe de faiblesse.
Nos guides pratiques pour étudier à l’étranger en 2026
La rédaction lepetitjournal.com du monde entier vous propose des guides pratiques pour tout savoir sur les études à l’étranger, pays par pays.
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