C’est à Gdańsk, et non à Varsovie, qu’Emmanuel Macron s’est rendu le lundi 20 avril. La cité portuaire, berceau du mouvement social Solidarność, plus proche de la frontière russe que la capitale, a une trajectoire profondément européenne depuis la Hanse, puissante ligue de villes marchandes d’Europe du Nord. Elle a accueilli le premier sommet bilatéral franco-polonais ainsi que la première Journée de l’amitié franco-polonaise, annoncée lors de la signature du traité de Nancy en mai 2025. Puisqu’il est question d’amitié, c’est avec le Premier ministre Donald Tusk, enfant du pays, mais sans le président Karol Nawrocki - autre enfant du pays, que le chef de l’État français s’est entretenu. Une rencontre inscrite dans un agenda particulièrement dense, incluant délégations et ministres. Une scénographie minutieusement orchestrée par Varsovie et Paris, analyse.


Premier sommet bilatéral franco-polonais à Gdańsk, indissociable de l’histoire de Solidarność
Le premier sommet bilatéral franco-polonais, dans le cadre du traité de Nancy, ratifié par le président Karol Nawrocki le 16 octobre 2025, s’est tenu lors de la Journée de l’amitié franco-polonaise. Fixée le 20 avril, la date commémore l’entrée au Panthéon de Marie Skłodowska, épouse Curie ou Marie Curie, née Skłodowska - ménageons la sensibilité des Polonais et des Français.
Ce sommet marque une nouvelle étape dans le renforcement du partenariat entre la France et la Pologne, à travers des avancées concrètes dans les secteurs de la sécurité et de la défense, énergétiques et de la coopération nucléaire civile, sans oublier les plans culturels et sociétaux.
« La Russie demeure la menace la plus sérieuse et durable à laquelle sont confrontées l’Union européenne et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », a martelé le président Macron, au diapason sur ce point avec le Premier ministre Donald Tusk, qui a déclaré : « Nous réaffirmons qu’il est dans l’intérêt commun pour la sécurité du continent européen et de la communauté euro-atlantique dans son ensemble de rester unis en soutien à l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra. »
Mais avec quel matériel militaire : européen ou américain ? Une enquête publiée le 27 juin 2023, révélait, chiffres à l’appui, que la Pologne était le pays avec l’opinion la plus favorable sur les États-Unis : 93% des Polonais étant pro-américains, ce qui les plaçait en tête du classement.
Une longue amitié unit les deux pays se traduisant par une coopération qui s’est intensifiée, à travers la présence militaire américaine sur le territoire et l’achat de matériel militaire américain par la Pologne, à hauteur de 90% à ce jour. Une commande pour des avions de chasse F35A, a notamment été passée pour 5 milliards d'euros. Les deux premiers chasseurs furtifs Lockheed Martin F-35A lui seront livrés en décembre 2026.
Ajoutons la coopération dans le domaine du nucléaire civil : la construction de la première centrale nucléaire en Pologne a été confiée aux Américains ou encore l’importation de gaz naturel liquéfié, permettant à la Pologne de diversifier ses approvisionnements énergétiques. Notons toutefois que Bechtel, société américaine en charge de l'ingénierie du projet, a commandé des turbines à vapeur Arabelle, une technologie de pointe de fabrication française.
L’Élysée peut néanmoins se réjouir, car une déclaration d’intention sur la coopération dans le domaine des télécommunications satellitaires entre la Pologne et la France a été signée à Gdańsk, le 20 avril.
France-Pologne : Emmanuel Macron à Gdańsk, un nouveau moteur pour l’Europe
Le président Macron sur les traces du général de Gaulle
Le président s’est rendu, directement depuis l’aéroport au cimetière militaire français de Gdańsk, le plus grand en dehors de l’Hexagone, où reposent 1.279 Français décédés ou tués sur le territoire polonais depuis les guerres de 1870-1871. Le général de Gaulle avait été le premier président de la République à honorer leur mémoire, lors de son voyage en septembre 1967, puis François Mitterrand s’y était également recueilli en 1989, année de bascule dans l’histoire mondiale.
C’est en franchissant la très symbolique Porte Dorée - Zlota Brama, qui marquait l’entrée solennelle des rois de Pologne, qu’Emmanuel Macron a officiellement foulé le pavé de la vieille ville de Gdańsk. Un parcours qui le conduit jusqu’à une plaque noire, volontairement discrète, enchâssée dans le sol, pour se souvenir qu’à Targ Węglowy, près de l’ancienne prison médiévale Katownia, le dimanche 13 janvier 2019, Paweł Adamowicz, président de la ville de Gdańsk, alors sur scène à l’occasion de la finale de l’événement caritatif WOŚP, a été poignardé. Il meurt le lendemain des suites de ces blessures. « Gdańsk est généreuse… ville de solidarité… » sont les derniers mots qu’il a expirés.
Une chape de peine accable alors la Pologne, qui, le temps de la trêve des larmes, oublie paroisses et partis. Le président Macron lui a rendu un hommage, aux côtés du Premier ministre, Donald Tusk.
Pour accueillir le président français et Donald Tusk, une foule compacte s’était rassemblée, malgré le vent glacial qui haletait. Des voix roulant les « r » émergeaient, saluant sa présence avec enthousiasme, des téléphones au bout des bras, capturant l’instant. Une mère de famille ukrainienne particulièrement émue a lancé « Vive la France », quand il est passé près d’elle, la reconnaissance enveloppant chacune de ces quatre syllabes.
La foule s’est déplacée avec le président en essaim et l’a escorté jusqu’à la Maison Uphagen où devait se tenir une rencontre et un déjeuner de travail avec Donald Tusk. L’image est forte : Emmanuel Macron mettant ses pas dans ceux du Général de Gaulle. Lui aussi avait descendu, altier, la rue longue - ulica Długa, en direction de la Motlawa, le 10 septembre 1967. L’un des deux a un caillou dans sa chaussure…

Les Polonais ont confiance dans le président Macron, eux…
Le président honni par une grande majorité des Français est apprécié en Pologne.
En 2026, la popularité d’Emmanuel Macron dans l’Hexagone se situe autour de 20 à 25 %, avec des variations selon les instituts et la formulation des questions.
En Pologne, selon un sondage réalisé en janvier 2026 par le CBOS - Centrum Badania Opinii Społecznej, auprès d’un échantillon représentatif d’environ 1.000 Polonais, à la question « Avez-vous confiance ou non en plusieurs dirigeants étrangers ? », Emmanuel Macron arrive en deuxième place, après le président ukrainien Volodymyr Zelensky et avant Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres de l’Italie. Tandis que Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko et Donald Trump suscitent une forte défiance...
Il n’empêche que ce désamour des Français, c’est un sacré caillou dans sa chaussure.
Éprouvés par une succession de crises qui essorent la population, des « gilets jaunes » à la réforme des retraites, en passant par la gestion de la COVID-19, c’est ailleurs que porte finalement le plus son action. À mesure que la guerre en Ukraine recompose le paysage stratégique, les Français redécouvrent l’importance de l’Europe centrale, ainsi que la position stratégique et l’assertivité de la Pologne. Le traité de Nancy, comme le Triangle de Weimar, traduisent ce déplacement profond et Emmanuel Macron s’impose comme un acteur de la sécurité européenne face à la Russie.

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Karol Nawrocki : le bruit de l’absence et de la désinformation
Le Traité pour une coopération et une amitié renforcées entre la République française et la République de Pologne a été ratifié rapidement par les deux parties. Il a d’abord été approuvé le 12 septembre à une large majorité transpartisane par la Diète de la République de Pologne (Sejm Rzeczypospolitej Polskiej), y compris avec les voix pourtant souvent discordantes du PiS. Le 16 octobre 2025, le président Karol Nawrocki en a, à son tour, entériné la ratification.
L’absence de rencontre entre Emmanuel Macron et Karol Nawrocki a déclenché des réactions officielles du palais présidentiel polonais. Le 20 avril, l’Agence de Presse Polonaise (PAP) relatait que le vice-ministre des Affaires étrangères, Marcin Bosacki, avait affirmé, que l’absence de rencontre entre le président français et le président polonais relevait d’une décision de la partie française. De son côté, le porte-parole de la présidence, Rafał Leśkiewicz, indiquait que le président Macron s’était rendu en Pologne à l’invitation du Premier ministre Donald Tusk, précisant que le ministère des Affaires étrangères n’avait pas adressé d’invitation au président polonais.
Pour lever toute ambiguïté, le traité de Nancy s’impose, au travers de son article 1 alinéa 2 : « Les Parties tiennent un sommet bilatéral annuel, présidé par le président du Conseil des ministres de la République de Pologne et le président de la République française, qui sont accompagnés de membres de leurs gouvernements respectifs. Le sommet, qui constitue le principal cadre politique de consultation et de coopération entre les Parties, se tient alternativement en République de Pologne et en République française. »
La réponse était sous nos yeux, pourtant, des médias, comme TV Republika, chaîne à la ligne éditoriale conservatrice, ont vivement mis en cause Donald Tusk, créant une controverse politique.
Ce phénomène s’inscrit dans une dynamique plus large : à l’ère des chaînes d’opinion et des réseaux sociaux, chaque détail devient matière à récits, souvent dramatisés, théâtralisés pour capter l’attention, voire l’instrumentaliser. L’information n’est plus seulement rapportée, elle est mise en scène. Dans cet environnement saturé, la frontière entre analyse et amplification se brouille au risque de surinterpréter des séquences qui, en d’autres temps, seraient restées secondaires. En d'autres temps…
Mais nous sommes en 2026 et ce bel os à ronger peut nourrir, chez une partie de l’opinion, le sentiment de ne pas être pleinement associée aux grandes orientations européennes. Au risque - contre productif, d’introduire une forme de décalage dans la vision de ce sommet qui dépasse largement le cadre diplomatique et devrait concerner l’ensemble des citoyens, quelle que soit leur sensibilité.
Le gouvernement polonais aurait-il gagné à faire œuvre de pédagogie en rappelant l’article 1 du traité de Nancy, qui prévoit un sommet annuel coprésidé par le Premier ministre polonais et le président français ? Jusqu’où pousser la transparence pour contenir complotisme et désinformation ?
Quid du Traité après 2027
La signature du traité de Nancy, le 9 mai 2025 par Emmanuel Macron et Donald Tusk, a précédé l’élection de Karol Nawrocki, qui n’était alors pas encore en fonction. Reste une inconnue majeure : sa pérennité au-delà des échéances électorales à venir...
En France, la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron en 2027 ouvrira une nouvelle ère présidentielle après deux mandats consécutifs. Tandis qu’en Pologne, les élections parlementaires, attendues au plus tard le 11 novembre 2027 pour renouveler la Sejm et le Sénat, pourraient rebattre les cartes politiques et annoncer la fin du chapitre Donald Tusk.
Autant d’échéances qui posent légitimement la question de la continuité de cet engagement bilatéral, au-delà des volontés qui l’ont fait naître. Conformément à l’article 19 : « Chacune des Parties peut dénoncer le présent Traité à tout moment en adressant une notification à l’autre Partie par la voie diplomatique. Le présent Traité cesse d’être en vigueur six (6) mois après la date de la réception de la notification. »
La Coalition civique ne semblait pas voir anticipé l’accession de Karol Nawrocki à la présidence
Pour mieux comprendre les tensions qui entourent la victoire de Karol Nawrocki à l’élection présidentielle, remontons au mois de juin 2025. Lundi 2 juin, à 10h, la commission électorale annonce la victoire de l’historien conservateur Karol Nawrocki « Pour une Pologne normale et sûre », face à Rafał Trzaskowski, actuel maire de Varsovie francophone et francophile, qu’Emmanuel Macron avait rencontré lors de sa visite à Varsovie, le 12 décembre 2024 (après s’être entretenu avec Donald Tusk et l’ancien président Andrzej Duda, membre du PiS).
L’écart entre Karol Nawrocki et Rafał Trzaskowski a été très serré : 10.606.877 voix pour Karol Nawrocki contre 10.237.286 voix pour Rafał Trzaskowski. De nombreuses erreurs dans le comptage des voix au sein d’au moins neuf commissions électorales ont été signalées à travers le pays… Les autorités ont considéré qu’elles n’altéraient pas l’issue nationale du vote, et le résultat a été confirmé.
Donald Tusk - Karol Nawrocki : une même ville berceau, deux destins que (presque) tout oppose
Depuis l’été 2025, la cohabitation entre le président Nawrocki et son chef du gouvernement, Donald Tusk, s’est traduite par une série d’accrochages : sur le terrain législatif, la présidence a opposé son veto ou menacé de le faire sur plusieurs textes sensibles, comme des projets liés à certaines réformes économiques, ou sociétales - on peut citer l’interruption volontaire de grossesse, bloquant ou ralentissant l’agenda gouvernemental. Des désaccords concernent également la politique européenne et de sécurité, notamment sur le degré d’alignement avec l’Union européenne et les partenaires occidentaux dans le contexte de la guerre en Ukraine.
Nés tous deux à Gdańsk, Donald Tusk et Karol Nawrocki incarnent deux trajectoires que tout, ou presque, oppose.
Donald Tusk, formé dans le sillage de Solidarność, a construit son parcours politique sur une culture libérale et pro-européenne, mais, ne nous y trompons pas, à la sauce polonaise (les intérêts de la Pologne priment ainsi qu’une solide protection des frontières), le tout forgé dans l’opposition au régime communiste.
Le 17 octobre 2025, le Premier ministre polonais Donald Tusk avait clôturé le Forum Européen des Idées Nouvelles (EFNI – Europejskie Forum Nowych Idei) par un long discours, où il déclarait regretter le temps que certains avaient mis à comprendre l’importance de la défense des frontières et du territoire. Ce retard de compréhension d’une partie de la classe politique, dans de nombreux pays, conduisant « au triomphe d'un populisme bon marché, dangereux et primitif dans de nombreux endroits du monde ».
Karol Nawrocki, historien de formation, passé par le Musée de la Seconde Guerre mondiale - Muzeum II Wojny Światowej, puis à la tête de l’Institut de la mémoire nationale (IPN), s’inscrit plutôt dans un désir de réécriture mémorielle de l’histoire polonaise.
Au-delà de leurs divergences, l’un et l’autre se retrouvent dans un même objectif : la protection des intérêts de la Pologne.
Visite du président Macron au Centre européen de Solidarność plutôt qu'à Westerplatte ou au Musée de la Seconde Guerre mondiale
À Gdańsk, deux grandes institutions muséales cristallisent les tensions politiques polonaises autour de l’histoire récente.
Le Musée de la Seconde Guerre mondiale, inauguré en 2017, a été, dès son ouverture au cœur d’un affrontement entre différentes visions du passé. Conçu initialement sous des gouvernements libéraux dans une perspective internationale et comparative, il a été remanié sous le parti conservateur PiS, notamment durant la direction de l’actuel président de la République de Pologne, Karol Nawrocki, de 2017 à 2021, afin de mettre davantage en avant l’expérience et les souffrances polonaises, mettant en place un nouveau narratif. Des historiens ont dénoncé une politisation du récit, tandis que les autorités évoquaient une « correction » nécessaire, comme le rapportait The Guardian, en 2019.
La souffrance de la nation polonaise est incontestable et documentée. Le désaccord porte moins sur les faits que sur l’équilibre du récit historique, qui oscille entre mémoire nationale et complexité historique.
Le Musée a été érigé (et creusé) en bordure du canal de la Motława, à une poignée de kilomètres de la presqu'île de Westerplatte.
💡En Pologne, la loi encadrant l’Institut de la mémoire nationale (IPN), révisée en 2018, interdit d'attribuer à la nation ou à l’État polonais une responsabilité dans les crimes nazis. Pensée pour protéger l’image du pays, elle n’empêche pas l’étude de cas individuels, mais proscrit toute généralisation engageant une responsabilité collective.
À moins de 2 kilomètres du canal, au cœur des anciens chantiers navals, dans la zone portuaire historique où naquit le mouvement Solidarność, le Centre européen de Solidarność - Europejskie Centrum Solidarności présente une autre mémoire, celle du mouvement Solidarność et de la chute du communisme. Il a été inauguré en août 2014, à l’occasion du 34ᵉ anniversaire des accords de Gdańsk, mais le projet, avait déjà germé à la fin des années 1990, porté en premier lieu par la municipalité de Gdańsk, sous l’impulsion du maire Paweł Adamowicz.
Il s’est structuré à partir de 2007 comme une institution culturelle associant la ville, l’État polonais et la région de Poméranie. Sa réalisation a reposé sur un financement mixte, largement soutenu par l’Union européenne aux côtés des autorités locales et nationales, s’inscrivant dans le contexte politique de la Pologne libérale des années 2010. Il a été porté par des figures comme Lech Wałęsa et Donald Tusk. Des orientations qui lui ont valu des tensions récurrentes avec les gouvernements conservateurs, notamment autour de son financement.
L’acte fondateur du Centre européen de Solidarność, qui date de 2005, définit l’institution comme un lieu destiné à « promouvoir les idées de liberté, de démocratie et de solidarité ».
💡Lech Wałęsa et Jarosław Kaczyński : d’alliés dans la lutte contre le communisme à adversaires politiques
Alors électricien aux chantiers navals de Gdańsk, Lech Wałęsa s’impose comme la figure centrale du mouvement Solidarność.
Sur des photos d’archive, on peut voir Jarosław Kaczyński, actuel président du parti Droit et Justice (PiS) depuis 2003 et leader de l’opposition conservatrice, impliqué dans le mouvement Solidarność, aux côtés de Lech Wałęsa.
Incarnant un rôle plus discret, mais réel, cet intellectuel formé au droit, engagé de longue date dans l’opposition, devient à la fin des années 1980 l’un des conseillers de Lech Wałęsa lors de la transition.
L’après 1989 marque toutefois une rupture nette : divergences stratégiques et visions opposées de l’avenir du pays éloignent durablement les deux hommes, désormais inscrits dans des trajectoires politiques incompatibles.
Dix ans après l’abandon en 2016 par la Pologne d’un contrat portant sur 50 hélicoptères Caracal d’Airbus Helicopters, le couple France-Pologne semble bel et bien sorti de l’ornière. Il ne pouvait en être autrement, une si longue histoire les unit.
La Pologne a accueilli des protestants français fuyant les persécutions au moment de l'Édit de Nantes, Marie Leszczyńska a été reine de France et Stanislas Leszczyński, roi de Pologne est devenu duc de Lorraine. La France a également abrité la noblesse polonaise au 19e siècle, puis jusqu’à 500.000 Polonais dans les années 1920-1930. Dans une fraternité d'armes, la France a soutenu militairement la Pologne entre 1917 et 1924. Le gouvernement polonais en exil a repris son souffle à Paris en septembre 1939. Des dizaines de milliers de soldats polonais ont reconstitué des unités en France et ont combattu lors de la campagne de 1940 aux côtés de l’armée française. Tout cela malgré le coup d’estoc porté par Marcel Déat, et son « Mourir pour Dantzig ? », lancé en 1939. Le point d’interrogation est une bombe à retardement… Cette formule hante encore certains Polonais aujourd’hui. Entré dans la maturité, le couple est enfin dans une relation bilatérale.
À la clé, une garde partagée de la mémoire. Marie Skłodowska Curie et Frédéric Chopin n’auront à plus à choisir entre papa ou maman.
La Pologne rejoint le club fermé des pays trillionaires et devrait dépasser la Suisse
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