Au Cambodge, la francophonie se vit au quotidien à travers des parcours singuliers. Ces portraits montrent une langue vivante, portée par des femmes et des hommes engagés, entre héritage et modernité.


À l’occasion du 26e Sommet de la Francophonie accueilli par le Cambodge, une question revient avec insistance : le Royaume est-il, aujourd’hui encore, un pays francophone ? Derrière cette interrogation, simple en apparence, se cache une réalité plus nuancée, plus vivante aussi, qui ne se résume ni à des chiffres ni à des statuts officiels.
Car la francophonie, au Cambodge, ne se décrète pas : elle se vit.
Au fil des semaines, Le Petit Journal du Cambodge est allé à la rencontre de celles et ceux qui, au quotidien, font exister la langue française bien au-delà des discours institutionnels. Des femmes et des hommes, souvent discrets, parfois inattendus, qui ont en commun un attachement profond à cette langue, qu’ils ont choisie, apprise, transmise — et surtout habitée.
Ils sont enseignants, chercheurs, artistes, fonctionnaires, entrepreneurs. Certains ont grandi avec le français, héritage d’une histoire complexe ; d’autres l’ont adopté plus tard, par passion, par opportunité ou par curiosité. Tous en font un outil de travail, de création, de dialogue avec le monde.
À travers ces portraits, c’est une francophonie plurielle qui se dessine : une francophonie vivante, mouvante, loin des clichés. Une francophonie qui ne se limite pas à la nostalgie d’un passé, mais qui s’inscrit résolument dans le présent, portée par une nouvelle génération autant que par ceux qui en ont été les témoins fidèles.
Ces rencontres racontent des trajectoires singulières, parfois sinueuses, toujours inspirantes. Elles montrent aussi que, dans un pays où l’anglais occupe une place croissante, le français continue d’ouvrir des portes, de créer des ponts, de tisser des liens.
Cet article vous propose de (re)découvrir l’ensemble de ces portraits. Autant de voix, autant de visages, qui, chacun à leur manière, répondent à la question initiale.
Alors, le Cambodge est-il un pays francophone ?
Peut-être que la réponse ne se trouve pas entièrement ici. Mais vous y découvrirez des parcours toujours uniques, toujours profondément humains — et, sans doute, une certaine idée de la francophonie en mouvement.
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Originaire de la province de Takeo, au sud de Phnom Penh, il a grandi dans un environnement rural avant de poursuivre ses études dans la capitale. « Après mes deux ans à l’ITC, j’ai eu la chance de passer le concours de Polytechnique, et d’y être admis. » Il a alors rejoint la France en 2009 grâce à une bourse du gouvernement français. Il a poursuivi sa spécialisation en génie civil à l’École nationale des ponts et chaussées, complétant ainsi une formation d’ingénieur de haut niveau. Il a également obtenu un doctorat en ingénierie géotechnique de l’École Centrale Paris.
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