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Ces Cambodgiens qui font vivre la francophonie

Au Cambodge, la francophonie se vit au quotidien à travers des parcours singuliers. Ces portraits montrent une langue vivante, portée par des femmes et des hommes engagés, entre héritage et modernité.

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Écrit par Raphaël FERRY
Publié le 20 avril 2026

À l’occasion du 26e Sommet de la Francophonie accueilli par le Cambodge, une question revient avec insistance : le Royaume est-il, aujourd’hui encore, un pays francophone ? Derrière cette interrogation, simple en apparence, se cache une réalité plus nuancée, plus vivante aussi, qui ne se résume ni à des chiffres ni à des statuts officiels.

Car la francophonie, au Cambodge, ne se décrète pas : elle se vit.

Au fil des semaines, Le Petit Journal du Cambodge est allé à la rencontre de celles et ceux qui, au quotidien, font exister la langue française bien au-delà des discours institutionnels. Des femmes et des hommes, souvent discrets, parfois inattendus, qui ont en commun un attachement profond à cette langue, qu’ils ont choisie, apprise, transmise — et surtout habitée.

Ils sont enseignants, chercheurs, artistes, fonctionnaires, entrepreneurs. Certains ont grandi avec le français, héritage d’une histoire complexe ; d’autres l’ont adopté plus tard, par passion, par opportunité ou par curiosité. Tous en font un outil de travail, de création, de dialogue avec le monde.

À travers ces portraits, c’est une francophonie plurielle qui se dessine : une francophonie vivante, mouvante, loin des clichés. Une francophonie qui ne se limite pas à la nostalgie d’un passé, mais qui s’inscrit résolument dans le présent, portée par une nouvelle génération autant que par ceux qui en ont été les témoins fidèles.

Ces rencontres racontent des trajectoires singulières, parfois sinueuses, toujours inspirantes. Elles montrent aussi que, dans un pays où l’anglais occupe une place croissante, le français continue d’ouvrir des portes, de créer des ponts, de tisser des liens.

Cet article vous propose de (re)découvrir l’ensemble de ces portraits. Autant de voix, autant de visages, qui, chacun à leur manière, répondent à la question initiale.

Alors, le Cambodge est-il un pays francophone ?

Peut-être que la réponse ne se trouve pas entièrement ici. Mais vous y découvrirez des parcours toujours uniques, toujours profondément humains — et, sans doute, une certaine idée de la francophonie en mouvement.

Kompeak Phoeung : « Le français est devenu ma langue de culture »

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Interprète au Sénat, enseignant de français à l’université et directeur de l’association culturelle Kok Thlok, Kompeak Phoeung mène plusieurs vies à la fois. Derrière ce parcours aux multiples facettes se dessine une histoire plus intime : celle d’un jeune Cambodgien de province qui, à force de discipline et de passion pour la littérature, a fait du français sa langue de culture et un outil d’engagement artistique.

 

Monorom Tchaw : "Jouer avec la terre pour comprendre le vivant"

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À Phnom Penh, Monorom Tchaw a fondé Leng Dei, une entreprise sociale qui souhaite aider à semer des jardins comestibles pédagogiques dans les écoles et espaces urbains cambodgiens. Diplômée d'une école de commerce, passée par l'Inde, la campagne khmère et un chantier en pisé, cette Franco-Cambodgienne de 36 ans poursuit un objectif : reconnecter les habitants de la ville avec les systèmes vivants. Rencontre.

 

Sylvain Lim, l'art sacré du costume de la danse classique cambodgienne

Sylvain Lim, l'art sacre du costume de la danse classique cambodgienne
Formé très jeune à la danse classique khmère, Sylvain Lim appartient à une génération d’artistes ayant grandi dans un Cambodge marqué par la reconstruction culturelle après les ruptures du XXe siècle. Mais, s’il a été danseur, son parcours s’est déplacé vers la mode et le costume, devenu le cœur de son travail — un costume qu’il considère comme porteur d’une dimension sacrée.

 

HOK Sothik, trente ans de francophonie au service du livre au Cambodge

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De son enfance dans le Cambodge socialiste à ses années d’études en URSS, HOK Sothik raconte le parcours singulier qui l’a mené à la tête du Sipar, acteur clé de la lecture et de la francophonie au Cambodge.

 

 

Mme Pich Proeng, la figure de la renaissance de la littérature jeunesse cambodgienne

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Éditrice historique, encore en activité après plusieurs décennies de carrière, Madame PICH Proeng occupe une place singulière dans le paysage culturel cambodgien. Fondatrice de la maison d’édition DOMREI SOR, elle a joué un rôle central dans la reconstruction de la littérature jeunesse et de l’édition éducative au Cambodge après la période des Khmers rouges. Très respectée dans le milieu, elle continue de publier, d’écrire et de transmettre, comme en témoigne sa récente participation au Salon du livre.

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