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Benoît Charles : après Manufaktura à Łódź, Apsys veut transformer Gdańsk avec Hala Targowa Enjoy

Cent trente ans après sa première ouverture en 1896, Hala Targowa entame une nouvelle vie au cœur de la vieille ville de Gdańsk. Apsys Polska a investi 141 millions de złotys pour transformer ce marché couvert historique en un concept associant restauration, commerces de bouche et événements. Pour Benoît Charles, directeur général d’Apsys Polska, le projet prolonge l’histoire polonaise de l’entreprise, commencée à Wrocław avec Korona, et une stratégie de transformation urbaine par la réhabilitation du patrimoine, dont Manufaktura, à Łódź, est l’opération la plus emblématique. L’occasion de revenir sur ce qui fait la singularité d’Apsys : utiliser le patrimoine existant pour fabriquer de nouveaux lieux urbains.

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Gdańsk : Hala Targowa accueille 140.000 visiteurs en seulement cinq jours

Pour sa réouverture, le 12 août dernier, Hala Targowa avait déjà attiré près de 26.000 personnes dans cette halle de briques et d’arches d’acier, installée au centre de Gdańsk. Près de 140.000 visiteurs l’ont arpentée en seulement cinq jours.

Le bâtiment fêtait précisément ses 130 ans, un âge honorable pour une vieille dame qui a traversé vaillamment les combats de mars 1945 sans dommages importants, grâce à son statut d'entrepôt alimentaire, alors que plus de 90 % du bâti historique du centre de Gdańsk avait été détruit ou gravement endommagé. Inauguré pour la première fois, le 3 août 1896, il vient de connaître une nouvelle transformation après 18 mois de travaux et un investissement total de 141 millions de złotys, acquisition comprise. « Moitié-moitié », résume Benoît Charles, CEO d’Apsys Polska depuis 2016, interrogé sur la répartition entre achat et travaux. L’ordre de grandeur, précise-t-il, est bien celui d’un investissement partagé à parts comparables entre les deux postes.

Présent en Pologne depuis 1996, Apsys Polska a choisi de faire évoluer ce marché historique en l’adaptant aux nouveaux usages, sans renier sa vocation d’origine. « Il n’était pas question de refaire un marché traditionnel, tel qu’à pu l’être Hala Targowa à une certaine époque. Ça n’aurait pas de sens aujourd’hui, parce que les habitudes de consommation ont changé, les consommateurs ont changé », explique Benoît Charles. 



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Trois niveaux, trois expériences différentes en plein cœur de la vieille ville de Gdańsk

Le parti pris porte un nom : « All Around Food ». Sur plus de 4.200 mètres carrés de surface utile, dont 1.310 mètres carrés de surface locative, Apsys Polska a installé 34 concepts de restauration et de commerces et près de 1.000 places assises. Chaque étage possède sa fonction : « ça n’est pas qu’une halle, ce sont trois niveaux dans la halle, avec trois types d’expériences différentes », résume Benoît Charles.

Au niveau supérieur, quatre restaurants avec service à table proposent notamment cuisine italienne, produits de la mer et cuisine polonaise. Le rez-de-chaussée concentre 17 concepts de street-food, deux bars, un piano et une scène destinée aux concerts et autres événements. Au sous-sol, dix épiceries fines côtoient un bar-bistrot, une seconde scène plus intimiste ainsi que les vestiges archéologiques du site et une exposition d’artéfacts prêtés par le Musée archéologique de Gdańsk - Muzeum Archeologiczne w Gdańsku.

À l’extérieur, la place Dominikański est également intégrée à la programmation avec scène, terrasses et événements. Au nord, le Zielony Rynek doit renouer avec la fonction première du quartier grâce à un marché permanent de produits frais.

Reste désormais à inscrire ce succès de fréquentation dans la durée, avec un objectif d’environ trois millions de visiteurs sur la première année, estime le dirigeant d’Apsys en Pologne. « Ça ne suffirait pas », lance Benoît Charles lorsqu’on lui demande si l’histoire du bâtiment et son emplacement peuvent à eux seuls assurer cette fréquentation. « Un important travail d'animation et de communication a déjà été engagé autour de la halle, et beaucoup reste encore à construire. Le nouveau défi d'Apsys Polska est désormais de faire vivre ce lieu, de l'animer dans la durée et d'en faire une véritable destination. » Le pari, insiste Benoît Charles, c’est d’en faire un espace « extrêmement animé, un peu à l'instar de Boom Boom Villette à Paris aujourd'hui, où Apsys France organise tout au long de l'année des événements, des animations, des concerts ». 



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Un patrimoine historique et archéologique remontant au 11e siècle, comme matière pour écrire un nouvel espace urbain

Faire vivre le lieu supposait d’abord de comprendre ce qui se trouvait sous ses murs. L’histoire commerciale du site précède de plusieurs siècles la halle actuelle. Les fouilles ont mis au jour les traces d’un établissement marchand des XIe-XIIe siècles sur Kępa Dominikańska. Une première église romane y a été construite à la fin du XIIe siècle. En 1226, le terrain passe aux dominicains, qui y établissent un monastère.

Après la destruction de celui-ci au XIXe siècle, le site retrouve progressivement sa fonction de marché. En 1892, la ville de Gdańsk décide d'y construire une halle afin notamment de supprimer une partie du commerce de rue et d’améliorer les conditions sanitaires et de stockage des denrées. Inspiré de la Markthalle V de Berlin, mais adapté à l’architecture locale, le bâtiment ouvre en août 1896. Il survit ensuite aux destructions de la Seconde Guerre mondiale puis, dans les années 1960, à un projet de démolition. Apsys Polska le rachète en 2024.

« Hala Targowa, c’est un bâtiment qui a 130 ans, il a vécu plusieurs vies, il a survécu à une guerre, et quand on l’a acheté, il n’était plus que l’ombre de lui-même », raconte Benoît Charles.

En 2025, de nouvelles découvertes archéologiques ont été faites sur la place Dominikański : plusieurs dizaines de corps, civils et soldats allemands, enterrés après les combats de mars 1945. Parmi eux, un prisonnier de guerre français a pu être identifié grâce à sa plaque militaire.

Comprendre l’histoire du lieu est, pour Apsys Polska, le point de départ de chaque projet de réhabilitation : « On s’attache toujours à essayer de comprendre […] quelle a été la vie de ce bâtiment avant [...] quelle est sa vie aujourd’hui ? » À Hala Targowa, il s’agissait ainsi de « faire renaître ce bâtiment, en renouant avec son histoire, tout en lui donnant une nouvelle vie, pleinement adaptée aux usages d'aujourd'hui.».

Au niveau −1, cette histoire devient partie intégrante du parcours commercial. Les fondations anciennes du monastère médiéval ont été éclairées et mises en scène ; un ancien four, auparavant masqué sous une dalle de béton, est ainsi exposé sous une plaque de verre. De plus, des objets archéologiques sont exposés dans des vitrines et un dispositif pédagogique multimédia accompagne les vestiges. Comme le résume Benoît Charles, « La question pour nous, c'était de savoir comment on allait mettre ces artefacts en valeur, comment on allait les magnifier et comment on allait leur donner du sens. ».



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Casse-tête : comment rendre invisibles les éléments techniques dans un site historique ?

Les travaux ont été réalisés sous la supervision du conservateur régional des monuments historiques. Structure métallique, briques, pierres, sols, façades et portes historiques imposaient leurs contraintes. Cette préservation a considérablement compliqué le chantier. Dans le même temps, il fallait faire fonctionner dans un volume protégé plusieurs dizaines de cuisines, des espaces événementiels, des chambres froides, une plonge, des réserves et l’ensemble de la logistique d’un équipement recevant des milliers de visiteurs. « Ça a été un challenge technique passionnant, mais extrêmement exigeant », se souvient Benoît Charles.

La règle était simple et non négociable. Une partie des équipements a donc été enterrée ou intégrée dans les structures existantes. Au sous-sol ont été regroupés chambres froides, stockage des boissons et produits secs, installations électriques, production de glace, plonge et circuit des déchets. Des ascenseurs dédiés permettent de séparer celui-ci des flux de visiteurs.

La toiture participe elle aussi à cette volonté de préserver l’histoire du bâtiment. Aucun équipement technique n’y a été installé : « Pas de rooftop en toiture, ça va de soi », souligne Benoît Charles. Hala Targowa est équipée d’un système de mapping, qui permet de projeter images et visuels sur ses éléments architecturaux, notamment pour raconter et mettre en scène l’histoire du lieu.

 

L’un des problèmes les plus complexes : les cuisines et les odeurs

« C’était une de mes obsessions. Il fallait absolument que la halle ouvre, sans odeurs », argumente le dirigeant. Les équipes ont multiplié les visites de halles comparables dans différents pays avant de concevoir le dispositif. Les installations d’extraction ont été concentrées notamment dans les quatre angles du bâtiment, au-dessus des cuisines des restaurants de la mezzanine, puis isolées acoustiquement. 

La question du son a fait l’objet du même traitement. L’isolation permet aux différentes ambiances de cohabiter à l’intérieur du bâtiment, tandis que les événements extérieurs respectent les horaires et le voisinage.

 

De la géothermie sous une halle du XIXe siècle: 86 pompes à chaleur dissimulées sous la place Dominikański

L’impossibilité d’installer les équipements classiques en toiture a aussi conduit Apsys Polska vers une solution géothermique : 86 pompes à chaleur sont dissimulées sous la place Dominikański, avec des puits descendant à une centaine de mètres de profondeur. Le principe est d’exploiter la température relativement constante du sous-sol pour contribuer au chauffage et au refroidissement du bâtiment. 

Le dirigeant reste toutefois prudent lorsque nous l’interrogeons sur les performances environnementales globales du projet : « Il est impossible de comparer Hala Targowa aux standards du neuf, car c'est un bâtiment historique : on a voulu en faire le bâtiment le plus performant possible d'un point de vue environnemental, avec ce qu'on avait, c'est aussi ça, la rénovation. ». La halle bénéficie néanmoins d’une ventilation avec récupération de chaleur, d’un système de gestion technique du bâtiment, d’équipements destinés à optimiser la consommation énergétique et d’un important travail d’isolation. 

La comparaison, avec les consommations antérieures, a ses limites tant l’usage du bâtiment a changé d’échelle. Avant les travaux, la halle était essentiellement dédiée au commerce traditionnel, avec des besoins énergétiques limités, principalement liés à l’éclairage. L’enjeu consiste donc à optimiser la performance énergétique de cette nouvelle exploitation plutôt qu’à comparer directement deux usages très différents.

Le choix de conserver le bâtiment existant et de le réhabiliter plutôt que de le démolir pour reconstruire a également permis d’éviter une partie des émissions de carbone associées à une construction neuve. Apsys Polska travaille actuellement avec des experts externes à une analyse de cycle de vie (ACV), qui doit permettre de chiffrer les émissions de CO₂ ainsi évitées. 

 

Boris Kudlička : un scénographe de talent avant d’être un architecte-star

Pour mettre en scène cet ensemble, Apsys Polska a fait appel à Boris Kudlička with Partners, cabinet qui a notamment travaillé sur les intérieurs du Raffles Europejski Warsaw et du Belvedere dans le parc Łazienki de Varsovie. Benoît Charles insiste cependant : ce n’est pas d’abord un nom que cherchait l’entreprise. « Le choix de Boris Kudlička, c’est d’abord le choix d’un scénographe de très grand talent. » Car, c’est la question de l’expérience offerte au visiteur qui s’est immédiatement posée : comment organiser les volumes, les perspectives et les ambiances d’un bâtiment dont l’architecture devait rester lisible ? « Il m’est apparu assez vite qu’on était presque dans un raisonnement qui a trait au théâtre et à la mise en scène », explique le dirigeant.

Le décor multiplie ainsi les références au territoire et au réemploi : carreaux artisanaux inspirés des « flizy » traditionnels carreaux en faïence de Gdańsk, mobilier restauré, matériaux provenant du chantier, réutilisés dans des plateaux de tables en résine ou incrustation d’ambre... L’œuvre « SPLOT », de Natalia Marciniak, lauréate d’un concours de l’Académie des beaux-arts de Gdańsk, joue elle-même sur l’idée d’entrelacement du passé et du présent.

 

éléments architecturaux Hala Targowa, flizy carreaux traditionnels, sculpture, colonne sculptée

 

 

34 restaurateurs choisis d’abord sur la qualité de leurs propositions

Restait à remplir les 34 emplacements… Trois critères ont particulièrement compté : la qualité de l’offre, les contraintes techniques liées aux extractions de cuisine et l’ancrage local. « Je pense que j’ai goûté tous les pains de Gdańsk jusqu’à ce qu’on fasse le choix de la boulangerie installée au -1 », explique Benoît Charles, à propos de l’un des commerces du niveau inférieur. Quant aux loyers, ils varient selon l’activité, la surface et la part éventuellement indexée sur le chiffre d’affaires et les contrats sont généralement conclus pour trois à cinq ans. Cette relative souplesse répond aussi à un choix : ne pas figer la halle afin d’inscrire le projet dans la durée. Apsys Polska prévoit ainsi d’adapter progressivement les concepts à la demande et aux nouvelles habitudes de consommation.



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Un lieu que les locaux doivent se réapproprier plutôt que de miser sur une attraction réservée aux touristes

L’équilibre le plus délicat sera peut-être ailleurs : Hala Targowa se trouve à la frontière de la Vieille Ville et de la Ville principale, sur les principaux parcours touristiques de Gdańsk, qui a accueilli 4,9 millions de visiteurs en 2025, selon la Gdańska Organizacja Turystyczna, dont un tiers, venus de l’étranger. Mais Apsys Polska est ferme : « Je ne veux pas que la halle devienne une pure destination touristique. Mon souhait le plus fort, le plus profond [est] que les citoyens qui vivent à Gdańsk s’approprient ce lieu et fassent en sorte qu’il soit le leur. », martèle Benoît Charles.

L’accessibilité des prix fait donc partie de l’équation. Interrogé sur un ticket moyen d’environ 65 złotys pour un repas, Benoît Charles insiste sur sa volonté d’éviter une inflation des tarifs avec les restaurateurs. L’objectif renvoie directement à l’expérience de Manufaktura, à Łódź. Inaugurée il y a vingt ans dans l’ancienne usine textile d’Izrael Poznański, cette reconversion a constitué un moment déterminant pour Apsys Polska. « Ça a été un révélateur de la capacité de l’entreprise à transformer la ville », estime Benoît Charles.

Vingt ans après, il dit encore recevoir les témoignages d’habitants qui ont connu le site de l’ancienne usine Poltex, avant sa transformation, certains y ont travaillé, ou leurs parents… « Ça a été à la fois un game changer pour Apsys, à qui ça a révélé sa capacité à faire changer, à faire évoluer la ville, et […] aussi pour la ville elle-même de Łódź  », poursuit-il. Une expérience qui a ensuite conforté Apsys Polska dans sa volonté d’inscrire ses opérations « dans un projet urbain et pas simplement un projet immobilier ».

 

💡 Hala Targowa, du 11e siècle au digital 

- Apsys Lab, l’incubateur d’innovation du groupe, imagine et teste de nouveaux services et outils digitaux. Objectif : simplifier le parcours et améliorer l’expérience des visiteurs dans les lieux gérés par Apsys Polska, 
- Ha!Pka, une application conçue pour faciliter les achats dans la halle.
- Un système de mapping, avec des projections lumineuses qui utilisent l’architecture pour raconter l’histoire du lieu,
- Un espace éducatif et historique, notamment autour des vestiges archéologiques,
- Un « Giftomat », distributeur automatique de souvenirs de Hala Targowa.



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Trente ans d’Apsys Polska : « L’ADN d’Apsys, c’est de transformer la ville pour améliorer le quotidien de ceux qui la vivent. »  

L’arrivée d’Apsys Polska dans le pays, il y a trente ans, tient pourtant en partie aux circonstances. Au moment où Maurice Bansay crée l’entreprise en France, le marché français du développement commercial se referme. Une rencontre avec le maire de Wrocław conduit alors au développement de Korona, premier projet polonais du groupe. « l’histoire d’Apsys est en réalité née à Wrocław, en Pologne », affirme Benoît Charles.

Notre interview se déroule à un moment particulier pour le groupe : Benoît Charles nous explique que le jour même, les équipes françaises et polonaises doivent se retrouver à Manufaktura pour célébrer les 30 ans d’Apsys. « Apsys Polska est véritablement une entreprise qu’on considère comme polonaise : moi, je suis le seul Français à travailler aujourd’hui à Varsovie avec les équipes polonaises », souligne Benoît Charles. Certains collaborateurs accompagnent l’entreprise depuis ses débuts dans le pays, ajoute-t-il, évoquant « une histoire de fidélité, de loyauté, au pays, et aux équipes ».

Korona sera suivi notamment de Janki, près de Varsovie, puis de Manufaktura à Łódź  et de nombreux mandats de gestion. Aujourd’hui, Apsys Polska compte environ 240 salariés selon son directeur général, dont un peu moins d’une centaine au siège. Le groupe gère plus de 700.000 mètres carrés de surface locative dans une dizaine de villes polonaises.

L’histoire se poursuit désormais au-delà des centres commerciaux. Apsys Polska travaille notamment sur des projets résidentiels et mixtes, dont Nowa Stawowa à Wrocław, autre opération développée dans d’anciens bâtiments.

Hala Targowa constitue à cet égard une forme de synthèse. Apsys Polska en restera propriétaire et gestionnaire, contrairement à certains grands projets du groupe cédés à des investisseurs puis exploités pour leur compte. « L'ADN d'Apsys, c'est de transformer la ville pour améliorer le quotidien de ceux qui la vivent. » résume Benoît Charles.

 

💡 Hala Targowa 

- 141 millions de złotys investis dans le projet
- 18 mois de travaux
- Plus de 4.200 m² de surface utile, dont 1.310 m² de surface locative
- 34 concepts de restauration et de commerce répartis sur trois niveaux
- 4 restaurants au niveau +1
- 17 concepts de street-food et 2 bars au rez-de-chaussée
- 10 épiceries fines et un bar-bistrot au niveau −1
- 2 scènes dédiées aux concerts, spectacles et événements
- Près de 1.000 places assises.

 

Rendez-vous Plac Dominikański 1 à Gdańsk (80-884). 

Plus d’informations sur ce lien. 

 

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