TEST: 2283

En Italie, Greta Thunberg tacle le « blablabla » des Nations développées

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 04/10/2021 à 07:00 | Mis à jour le 04/10/2021 à 17:01
Photo : L'activiste suédoise Greta Thunberg réconforte la militante écologiste Vanessa Nakate, après le discours de cette dernière à l'occasion de l'ouverture de la session plénière des Youth4Climate à Milan (28/09/2021) | ©Miguel Medina/AF
L'activiste suédoise Greta Thunberg réconforte la militante écologiste ougandaise Vanessa Nakate

Jeudi dernier, quatre cents jeunes de 15 à 29 ans, venus des quatre coins du monde et sélectionnés par l’ONU, se sont réunis à Milan afin d’échanger quant à l’urgence climatique et les moyens de construire un avenir meilleur. Ils seraient 50 000 à avoir ensuite défilé dans la capitale lombarde dans le cadre des Grèves étudiantes pour le climat (Fridays for Future).

 

En Italie pendant trois jours, Greta tacle le « blablabla » des Nations développées
Photo : Greta Thunberg tête de cortège de la Youth4Climate - « Il fait moins chaud en enfer […] il n’y a pas de planète B ! » | ©LeSoir

 

Le séjour en Italie de Greta Thunberg, chef de file de la Youth4Climate fut aussi bref qu’intense. À un mois de la très attendue COP 26 de Glasgow, une partie de la jeunesse mondiale s’interroge, manifeste et réclame de profonds changements structurels, un nouveau modèle de société.

 

Armés de leurs écriteaux noircis de « Grazie Greta » ou encore de « how dare you ! » (« comment osez-vous »), 400 jeunes ont débattu et manifesté ensemble pendant trois jours à Milan. Ils étaient africains, asiatiques, européens et moyen-orientaux, et tous étaient heureux de se retrouver ensemble rassemblés dans la rue autour d’une cause qui leur tient particulièrement à cœur, afin de faire attendre leur voix. Leur souhait : « ramener l’attention sur le problème que représente la crise climatique », pour reprendre les mots de Maria, une jeune militante italienne de 15 ans interviewée par l’AFP.

 

Une jeunesse mondiale appelée à résister contre l’inaction gouvernementale

Considérant les jeunes manifestants comme des avant-gardistes, António Guterres les a enjoint de ne pas se décourager face à l’inaction gouvernementale. Pour le Secrétaire général de l’ONU, « les jeunes ont été à l’avant-garde pour proposer des solutions positives, pour réclamer la justice climatique et demander des comptes aux dirigeants. Nous avons besoin que les jeunes, partout, continuent à faire entendre leurs voix. » 

 

 

La pandémie et les changements climatiques ont contribué accélérer la paupérisation de millions de personnes dans le monde, et pour l’activiste Greta Thunberg, mais également pour Mario Draghi, il devient plus qu’urgent d’agir rapidement et efficacement. Le chef du gouvernement italien a d’ailleurs ajouté qu’il en valait de la responsabilité des États les plus développés de « contenir l’aggravation du changement climatique autour de 1,5 degrés » mais aussi de collaborer avec les nations les moins avancées vers la construction d’un modèle de société durable et surtout viable pour les générations à venir. Cela passerait notamment par travers un prêt non remboursable de 100 milliards.

 

Nous voyons au-delà de leurs mensonges, de leur bla-bla-bla, et nous en avons assez.

Répondant aux remontrances de l’activiste suédoise, Mario Draghi a admis que « parfois, le ‘bla-bla-bla’ [était] le seul moyen que [les gouvernements avaient] pour cacher [leur] incapacité à agir. Toutefois, lorsque de telles transformations se profilent, il y a un véritable besoin de convaincre les gens ; expliquer qu’un nombre tel que l’augmentation de 1,5 degré ne tient pas de l'artefact mais de la science, c’est en cela que l’on doit les convaincre. » Toujours est-il que pour monsieur Draghi, l’urgence écologique n’est pas à balayer d’un revers de la main, c’est un travail de longue haleine et qui s’inscrit dans la durée.

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition locale