S.P.Q.R. L’antiquité romaine en 5 œuvres modernes non-américaines

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 10/01/2022 à 08:48 | Mis à jour le 10/01/2022 à 08:48
Photo : Agora de Alejandro Amenábar (2009)
Agora de Alejandro Amenábar (2009)

Senatus populusque Romanus, le Sénat et le Peuple Romain. Héritier du théâtre classique, le Péplum a vécu ses meilleures heures entre les années 1950 et 1960. Deux nations s’en sont disputé le monopole : la France et l’Italie, avant d’être balayées par les États-Unis. Toutefois, si Hollywood continue de nous abreuver chaque année de ses superproductions – à l’instar du Gladiator de Ridley Scott, ou plus récemment de la série Roman Empire de Richard Lopez et John Ealer, les cinéastes Européens, et même Japonais, n’ont pas pour autant dit leur dernier mot. Découvrez 5 films récents inspirés de l’antiquité romaine.

 

S’inspirant à la fois d’Homer, d’Ovide et même de la Bible, le Péplum est un genre marqué par les ambivalences de sa nature qui lui offrent de traiter librement et au même endroit de sujets nobles et triviaux. L’habilité du Péplum, c’est-à-dire, ce qui lui a permis d’exister et surtout de subsister au travers des âges du cinéma, tient dans la faiblesse de sa définition.

En raison des limites esthétiques et narratives particulièrement floues dont il se pare, le Péplum peut être religieux, fantastique, politique, historique, érotique ou parodique, et parfois même tout cela à la fois. Décomplexé, ce genre se joue des frontières, et défie l’Histoire et les légendes établies. Transnational, profondément occidental, il n’appartient à aucun peuple, et tous pourtant retrouvent un peu d’eux-mêmes au cœur de ces films qui laissent rarement indifférents.

 

Agora (Alejandro Amenábar, 2009)

Mis en scène par le réalisateur de la Lettre à Franco, Agora est un péplum sur fond de conflit scientifico-religieux. L’histoire prend place au IVème siècle après Jésus-Christ aux confins de l’Empire Romain, à Alexandrie, son poumon philosophique et scientifique. Hypatie, une astronome réputée lutte avec ses disciples afin de préserver les connaissances accumulées au cours des siècles, tandis que l’Empire en déclin, voit l’influence politique et culturelle des chrétiens grandir en son sein.

 

 

Centurion (Neil Marshall, 2010)

Inspirée de la légendaire disparition de la neuvième légion romaine en 117 ap. J.-C., Centurion est un péplum mettant en lumière, à l’image de la série Britannia, le combat de l’Empire romain pour s’imposer sur l’île de Bretagne. On y voit ainsi les Pictes, peuple autochtone d’Écosse, résister aux envahisseurs romains déterminés à venger leurs morts, mais pardessus tout, à imposer le dominium de Rome sur cette région inhospitalière de l’Empire.

 

 

Thermae Romae (Hideki Takeuchi, 2012)

Tourné entre le Japon et Cinecittà, Thermae Romae est un péplum fantastique aux allures de comédie. Inspiré du manga de Yamazaki Mari, ce long-métrage narre les aventures du Lucius Modestus (Hiroshi Abe), un architecte romain toujours en quête d’idées révolutionnaires pour améliorer le système des bains et qui se retrouve un jour projeté dans le Japon moderne.

 

 

Gladiateurs de Rome (Iginio Straffi, 2012)

Produit par les studios Rainbow SpA, Gladiateurs de Rome est un film d’animation qui suit les aventures de Timo, un jeune orphelin originaire de Pompéi et adopté par le général Chirone. Élevé dans une école de gladiateurs par ce dernier, Timo mène une vie mêlant insouciance et oisiveté avec ses meilleurs amis, Ciccius et Mauritius. Mais lorsque son amour de jeunesse, Lucilla, la fille de Chirone revient de Grèce, il décide de se reprendre en main pour devenir un véritable gladiateur afin de conquérir le cœur de sa belle.

 

 

Le Premier Roi (Matteo Rovere, 2019)

Tourné en latin archaïque, Il Primo Re est un film italien mettant en scène Alessio Lapice en Romulus et Alessandro Borghi dans le rôle de Remus. Dans un décor qui nous semble bien loin des Péplums d’inspiration romaine, cette superproduction séduit par son authenticité et nous fait redécouvrir le mythe de la fondation de Rome.

 

Sur le même sujet
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale