TEST: 2283

Écriture des Sept Monts : Janine Magnani «Antonio Cosi Fico Cosi Bono»

Par Le Petit Journal de Rome | Publié le 18/03/2021 à 08:00 | Mis à jour le 18/03/2021 à 08:00
Concours - littérature - écriture

Découvrez la passionnante nouvelle de Janine Magnani, arrivée seconde au concours « Écriture des Sept Monts » du Petit Journal de Rome. Entre meurtre, frustrations personnelles et passions étouffées, ce récit intitulé Cosi Fico Cosi Bono…, vous tiendra en haleine jusqu’au dénouement final.

 

Un joggeur matinal avait trouvé le corps sur les bords du Tibre, en face de l'Institut San Michele, tout près de Porta Portese. Entièrement nu, hormis une cravate autour du cou. Étranglé, avait dit le légiste, mais pas avec la cravate. Détail insolite, on lui avait fait un nœud pas ordinaire.

La quarantaine. Pas de portefeuille, pas de pièce d'identité, pas de montre.  Un crime crapuleux œuvre d’un maraudeur ? Possible, mais pourquoi cette mise en scène, se demandait le commissaire Morelli.

L'homme n'était ni grand ni petit, ni gros ni maigre, moyen quoi. Sauf en ce qui concernait la cravate. Ça c'était de la cravate ! La classe ! Une soie de belle qualité. Un motif géométrique discret et raffiné, jaune sur fond bleu. À l'intérieur était cousue une étiquette « La Bella Cravatta » 3 via di Santa Cecilia, Roma.

C'est à deux pas d'ici, se dit le commissaire, pourquoi ne pas m'y rendre tout de suite, on gagnera du temps. Il empocha la cravate après l'avoir mise dans un sachet plastique et se dirigea vers l'adresse indiquée. Il aimait le Trastevere, où il avait passé son enfance et c'est avec plaisir qu'il pénétra dans le dédale des ruelles où s'alternaient l'ombre et la lumière sur l'ocre des façades. Vestiges du Moyen Âge et même de l'Antiquité affleurant d'une rue à l'autre, on pouvait changer d'époque et suivre l'histoire de Rome au gré de ses pas. Cela l'avait toujours fasciné. Tout en flânant il cherchait à retrouver l'atmosphère d'antan. Quelques artisans y avaient encore leur atelier. Morelli aimait surtout les ébénistes, la noblesse du bois, son odeur, sa douceur au toucher, son authenticité. Plusieurs brocantes rénovées se faisant passer pour des magasins d'antiquités voisinaient avec des boutiques de fripes. On sentait que le quartier changeait. Heureusement il y avait encore ces trattorie à l'ambiance familiale où l'on servait la vraie cuisine romaine :  pasta e fagioli, coda alla vaccinara, trippa alla romana, coratella coi carciofi, cicoria ripassata. Des plats qui faisaient du bien au corps et à l'âme. Du solide, du concret. Rien à voir avec cette “nouvelle cuisine” pour anorexiques.

Tiens, là sous ce porche se tenait, dans le temps, la sora Lella qui nettoyait ses verdure di campo. Mais la fameuse misticanza, le mélange subtil de ces herbes cueillies dans les champs, n'est plus désormais qu'un lointain souvenir. Il en tenait la liste de sa grand'mère et tout en marchant il se prit à égrener leur nom à mi-voix : acetosa, borraggine, bucalossi, caccialepri, cicorietta, crispigno, papavero, pimpinella, raperonzoli. Une vraie musique. Mais où voulez-vous les cueillir maintenant ? Au milieu du ciment ?

Et les coppiette, qui sait si on en trouve encore ? Nonno Luigi, son grand-père, l'emmenait parfois à l'osteria. Il sortait son couteau et le plantait sous la table, dans le bois, à portée de la main. Il jouait aux cartes en buvant du vin blanc de Frascati tout en mâchouillant ces lanières de viande de cheval séchées, entièrement recouvertes de piment rouge en poudre. Du feu ! Une recette qui remonte très loin dans le temps. Maintenant on n'a plus les dents pour ça. Ni l'estomac.

Tout en se remémorant le passé Morelli était arrivé via di Santa Cecilia. Il trouva tout de suite « La Bella Cravatta », une petite boutique de style suranné, refaite mais pas trop, décorée avec goût. A l'intérieur une dame d'aspect avenant rangeait des rouleaux de tissu. À la vue d'un éventuel client un large sourire illumina son visage de pleine lune. Pas grande, un décolleté en pointe sur des formes rebondies, le cheveu oxygéné. Pas terrible, mais sympathique. À cause de son sourire, qui s'éteignit lorsqu'elle posa les yeux sur la cravate du commissaire. “Dites-donc, qui vous a appris à faire vos nœuds de cravate ? Il est tout de travers le vôtre. Regardez-bien, je vais vous montrer, c'est comme ça qu'on fait. Et d'abord, savez-vous d'où viennent les cravates ? De Croatie, monsieur, de Croatie. Les chevaliers croates portaient autour du cou une bande d'étoffe colorée appelé « croata », de là le mot cravate... » « Je vous remercie pour la leçon mais dites-moi plutôt si vous reconnaissez celle-ci ? » « Évidemment ! C'est moi qui l'ai faite ! » « Vous souvenez-vous pour qui ? » « Faudrait que je consulte mon ordinateur. » Elle plongea alors sous la table et en ressortit avec une grande boîte en carton contenant, bien rangés, des petits paquets d'étoffes, enroulés comme des crêpes et enveloppés de papier kraft fixé par une épingle.

« Ça, commissaire », dit-elle en frappant fièrement sur la boîte, « c'est mieux qu'un ordinateur. Chaque rouleau, un client ! J'en ai des centaines comme ça ! Je note tout, le nom et l'adresse. L'âge aussi... au jugé. Le téléphone, la profession. C'est important la profession. Un avocat ne mettra pas la même cravate qu'un architecte. Un médecin ne choisira pas les mêmes couleurs qu'un épicier. Ah ! Les couleurs ! C'est primordial pour comprendre le caractère ou l'état d'esprit d'un client. La préférence d'une couleur, ou son refus, reflète une situation, un état psychique, voire un équilibre hormonal. Un déprimé ne mettra jamais une cravate jaune. C'est une couleur solaire, il choisira plutôt du violet. Et les signes du zodiaque, hein ? Une Balance ne mettra jamais la cravate d'un Scorpion ou un Bélier celle d'un Sagittaire. »

Un cas, cette femme. Un personnage. Tout en parlant elle s'animait, se transformait, devenant presque belle. Cette flamme dans le regard, sans doute. Quel enthousiasme, quelle passion pour son métier ! « Désormais, commissaire, elles viennent de Taïwan les cravates, en fibres synthétiques, taillées à la machette, cousues avec les pieds. Qui vous les fait plus sur mesure au jour d'aujourd'hui ? Vous voyez ce qu'il y a écrit là sur chaque paquet ? Les mesures du client. D'abord le tour du cou. Normal. Certains ont des cous de taureau, d'autres des cous de cigogne. Logiquement la cravate n'aura pas la même longueur. Et c'est pas fini, il faut aussi voir la longueur du buste. Un type d'un mètre soixante n'aura pas le buste d'un gars d'un mètre quatre-vingts. Et il cavallo ? L'entre-jambe ? Vous y avez pensé ? Faut un équilibre entre le buste et l'entre-jambe ! Croyez-moi, c'est un art, la cravate. Moi j'ai un truc infaillible. Je multiplie la longueur de l'entre-jambe par la longueur du buste, j'ajoute le tour du cou et je divise par 3,1416. Ça donne la longueur idéale de la cravate. Génial, non ? Celui qui a un métier dans ses mains ne meurt jamais de faim ! Mais dites, il est comment le gars que vous recherchez ? »

« On ne le recherche pas, on l'a trouvé. Mort. Et on voudrait savoir qui c'est. En tout cas il doit avoir la quarantaine, ni grand ni petit... » « Vous ne m'aidez pas beaucoup là. Mais cette soie... elle me rappelle quelqu'un. Un peu de patience, on va y arriver, faites-moi confiance. À propos, je m'appelle Angela. »

Elle sortit de la boîte, un à un, les petits rouleaux d'échantillons, tout en poursuivant l'initiation du commissaire à l'art de la cravate. “Une vraie science. Méconnue. Incroyable les aspects psychologiques qui se cachent derrière le choix d'une cravate. Et savez-vous que les hommes et les femmes ont des goûts radicalement opposés ? Quand un couple vient, c'est la panique ! On assiste même à de véritables scènes de ménage. Parfois ça tourne au drame. Tenez, je me souviens un jour...”

Morelli s'était installé dans un fauteuil en rotin au fond du magasin. Il laissait errer son regard sur les étagères qui croulaient sous les rouleaux de tissus chatoyants rangés par couleurs et nuances, des plus claires aux plus foncées, bleu, jaune, rouge, vert, gris... et pour chaque couleur quelle variété de motifs, à pois, à fleurs, rayés, quadrillés.

« ...Lui il la voulait bleue foncé, avec un motif discret, elle, elle insistait pour un motif à fleurs... » Bercé par le babillage de la dame, le commissaire avait fini par s'assoupir. Soudain un glapissement le fit sursauter. « Ça y est, je le tiens ! » Angela brandissait un échantillon épinglé à un bout de papier. Il était du même tissu que la cravate trouvée sur le cadavre. « Tenez, c'est comme s'il était devant moi, votre gars. Un beau mec, commissaire, et sexy avec ça ! Fico e bono ! »  Mais son regard était devenu grave, démentant le ton enjoué de la voix. “Vous avez son nom ? » « Rossi Antonio. » Original, on est vernis là, soupira Morelli, doit y en avoir une bonne centaine à Rome.  « Il a une adresse ? » « Via del Monte del Finocchio, 123. Je sais pas où c'est. La Garbatella peut-être ? Il m'a dit qu'il travaillait par ici, au Trastevere, mais je sais pas où, ni dans quoi. Il finissait tard, après huit heures. Quand il venait retirer ses cravates il me téléphonait et je restais ouverte pour lui. » « Vous savez s'il était marié ?» « Il ne portait pas d'alliance. » Elle devait en pincer pour ce type, pensa le commissaire, c'est sûr. En tout cas elle ne semblait pas à son aise.

La perquisition chez Rossi ne donnerait sûrement rien. L'appartement, il le voyait comme s'il y était. Des meubles Ikéa, une télé, un lecteur DVD, des revues jetées çà et là, quelques posters de motos ou de voitures de sport. Normal quoi pour un célibataire, même un certain désordre dans la cuisine. De la vaisselle dans l'évier, des cartons avec des restes de pizza, des canettes de bière vides. Pourtant la cravate en soie révélait une certaine recherche vestimentaire donc il n'était pas du genre bohème. Employé de quelque agence, représentant ? Il fallait trouver au plus vite des indices sérieux sinon on risquait d'y passer tout l'été. Et lui il voulait en finir au plus vite. D'ici quelques jours il devait partir en vacances avec la famille. Dans une pension à Rimini. Des prix imbattables, les meilleurs de la péninsule. 50 € par jour pension complète, gratuit pour le gamin ! Et pour ce prix on mangeait même en abondance. Et la plage, une merveille ! Cent baigneurs au mètre carré ! Avec animations de toutes sortes pour petits et grands. Yoga, stretching, thai chi, pilates, jeux pour les enfants, musique à tout va et le soir on allait danser au “Rancho”. Sa femme ne vivait plus que pour ça. Il n'osait pas penser à ce qui se passerait s'ils devaient retarder leur départ.

Angela parlait toujours de ses cravates et le commissaire qui l'entendait sans prêter attention fut frappé par la répétition d'un mot qui finit par s'imposer à son esprit. Elle parlait d'un nœud. Étrange cette insistance. Alors il se mit à écouter. Oui, c'était elle qui l'avait inventé ce nœud de cravate et elle en était fière. Un triple nœud. Baptisé « er nodo de Noantri », le nœud de Noantri. Inventé il y a un an, à peu près, exprès pour lui, Antonio, così fico, così bono... C'était à l'occasion de la fête de Noantri, la fête des Trastévérins. Noantri, noi altri, nous autres, les Romains de Rome, les vrais. Rien à voir avec les nouveaux qui viennent du sud et ne savent pas parler romanesco.

Il lui avait fallu la raccourcir la cravate. Pour une fois elle s'était gourée dans les mesures. Elle avait oublié de diviser par 3,1416 ! Ça peut arriver, non ? C'était de sa faute à lui, d'ailleurs, il l'avait troublée avec son sourire malicieux et ses compliments. Un simpaticone cet Antonio ! Elle le revoyait reluquant son décolleté. Ou du moins il lui avait semblé, parce qu'après... Bref, cette cravate, elle était trop longue. Fallait la raccourcir. Comme elle n'avait pas le temps de la refaire elle avait triplé le nœud. Il avait aimé. Depuis elle lui en avait fait une demi-douzaine de cravates. De couleurs différentes. “Vous voulez voir les échantillons ? »

Morelli remarqua que sa voix tremblait et qu'elle était au bord du malaise. Et si c'était elle la meurtrière ? Pas vraiment le profil, mais on ne sait jamais. Voyons... juste une hypothèse. Angela c'est pas une beauté, elle arrive à l'âge du relâchement musculaire et de la dégringolade épidermique. Les admirateurs devaient se faire rares. Rien qu'à voir comment son regard s'allume quand elle parle d'Antonio, il a dû la faire fantasmer. Elle le suit sur les bords du Tibre. Il lui sourit, elle lui déclare sa flamme. Il éclate de rire et se moque, peut-être même cruellement. Vexée, humiliée, elle l’étrangle avec sa cravate. Oui, bof ! Fallait trouver une autre piste. Angela continuait de parler d'une voix monocorde, le regard flou...

Oui, hier soir il était venu, il devait retirer cette cravate. Elle l'avait attendu avec une certaine impatience, il n'avait jamais autant tardé. Les embouteillages, bien sûr. Circuler à Rome est de pire en pire. Surtout le long des quais. Il avait mis la cravate et s'était regardé dans le miroir, l'air satisfait, en s'ébouriffant un peu les cheveux. Il avait payé et après un dernier compliment et un grand sourire il était sorti. Alors elle avait fermé la boutique à toute vitesse et elle l'avait suivi, comme ça, sans but précis. Elle voulait juste en savoir un peu plus sur lui. Peut-être qu'une femme l'attendait. Elle l'avait vu se diriger d'un pas tranquille vers le Tibre. Il avait dû garer sa voiture au-delà du pont. Voilà qu'il descendait maintenant sur les berges. Curieux. Qu'allait-il donc y faire à cette heure ? Prendre le frais ? Soulager sa vessie ? Acheter de la drogue ?

Soudain elle avait vu une femme sortir de l'ombre et l'approcher. Pourquoi lui avait-elle paru étrange ? La carrure ? L'allure ? Ils avaient parlementé puis ils s'étaient éloignés sous le pont. Non, pas ça, pas lui ! Quel malheur ! A chaque fois qu'un gars lui plaisait, il y avait un souci. Elle n'avait vraiment pas de chance. Ah ! Il l'avait bien baladée avec ses sourires, ses regards malicieux, son air macho, tu parles, voilà qu'il venait sur les bords du Tibre pour... enfin vous me comprenez, commissaire, et avec des travestis. Car cette nana sortie de l'ombre, avec son allure bizarre, c'était un travesti, elle en était sûre. On ne peut plus se fier à personne encore moins aux apparences. 

Tout changeait dans son quartier natal, ce Trastevere qu'elle aimait tant, elle avait du mal à le reconnaître. Dès que la nuit tombait une faune étrange sortait de l'ombre et s'emparait des lieux, drogués, travestis, voyous de tous bords. Les restaus faussement typiques se remplissaient de hordes de touristes en mal de folklore. Mais qu'en sauraient-ils jamais eux du Trastevere, de la fête de Noantri et des concours de poésie en romanesco, vous vous souvenez commissaire ? Il est bien fini ce temps-là, maintenant, ce n'est que chaos, vacarme et perversion !

Angela ne s'apercevait même pas qu'elle pleurait. Comme hier soir. Sa vue s'était voilée et tout-à-coup elle avait compris qu'il se passait quelque chose, là-bas, sous le pont. D'un revers de main elle avait chassé les larmes qui embuaient son regard, clignant des yeux pour mieux voir. Antonio venait de s'écrouler. Il gisait à terre et le travelo était penché sur lui. Elle aurait voulu crier, appeler au secours mais elle était paralysée par la terreur. Le travesti fouillait maintenant dans les poches d'Antonio et il lui avait même arraché la montre avant de s'enfuir. Madonna Santa, voilà qu'il venait vers elle ! Elle s'était plaquée contre le mur et s'était laissée glisser derrière un buisson pour se dissimuler le plus possible, heureusement il faisait nuit. En passant devant elle il avait perdu sa perruque restée accrochée à une branche. La lune au sortir d'un nuage avait éclairé suffisamment son visage et Angela l'avait vu en plein. D'après ses traits il devait être Brésilien. En jurant il avait décroché la perruque d'un geste rageur et il s'était enfui vers Porta Portese en se tordant les chevilles sur ses talons aiguille.

Angela avait laissé passer un long moment avant d'oser bouger. En rasant le mur elle s'était approchée prudemment du corps d'Antonio. Il était encore chaud mais sans vie. Et tellement pitoyable dans sa semi-nudité. Alors sans même se rendre compte, au lieu de le couvrir, elle l'avait déshabillé entièrement. Peut-être pour lui redonner l'innocence de l'enfance. Oui, c'était mieux ainsi. Ses vêtements en désordre lui ôtaient toute dignité. Elle les avait pliés et posés près de lui puis elle avait pris la cravate et, même s'il ne la méritait pas cette cravate qu'elle avait cousu point par point en pensant à lui, elle la lui avait passée autour du cou et fait pour la dernière fois le fameux nœud de Noantri. Voilà, c'était mieux ainsi. Il semblait dormir. Après un dernier regard empreint de pitié elle s'était éloignée en soupirant. L'amour ? Un piège pour faire pleurer les ingénues comme elle. Le commissaire Morelli lui posa une main sur l'épaule et elle s'écroula en sanglotant dans ses bras. Il la remercia pour son aide puis il appela ses collègues.

 

Grâce au témoignage d'Angela le travesti, effectivement brésilien, fut très vite appréhendé et arrêté et le commissaire put partir en vacances comme prévu. Angela devint l'héroïne du quartier, elle eut sa photo dans le Messaggero et ses clients venaient maintenant de tous les coins de Rome et tous réclamaient le nœud de Noantri, aussi elle pensait désormais à Antonio avec reconnaissance. Dans le fond il lui avait porté chance. Et ce n'était pas fini... elle allait jouer à la loterie tous les numéros qui se rapportaient à cette histoire :  la nuit 84, la lune 9, le fleuve 20, le pont 58, la mort violente 62, la police 56, la peur 90. Un jour ou l'autre ils finiraient bien par sortir, ces numéros et Angela toucherait peut-être le gros lot. Ça n'arrive pas qu'aux autres ! Alors elle s'offrirait un beau voyage, peut-être même une croisière.

À la mémoire d'Antonio, così fico, così bono!

 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.