L’acqua alta fait son retour à Venise

Par Julie Lehrmann | Publié le 15/11/2021 à 07:00 | Mis à jour le 15/11/2021 à 12:01
Des policiers à Venise pendant l'acqua alta

Les intempéries récentes n’ont pas épargné Venise, la cité des Masques. Et la célèbre place Saint-Marc se retrouve sous les eaux depuis plusieurs jours. Les marées qui provoquent cette inondation se nomment l’acqua alta.

 

La Cité des Eaux, n’aura jamais aussi bien porté son nom. L’acqua alta est fréquent au printemps et en automne. L’expression Acqua Alta, signifie précisément « Hautes eaux » à Venise. Ce pic de marée est si intense qu’il provoque la submersion d’une partie de la zone urbaine insulaire. Il y a la marée soutenue, lorsque le niveau de celle-ci est compris entre +8° cm et /109 cm sur le zéro marégraphique. Le zéro marégraphique est le niveau moyen de la mer qui a été mesuré en 1897. Il y a également la marée très soutenue, lorsque celle-ci est comprise entre +110 cm et +139 cm. Puis, il y a la fameuse acqua alta, lorsque celle-ci atteint les 140 cm ou les dépasse.

 

Venise submergée, la goutte qui fait déborder le vase

L’eau et ses 435 ponts, sont pourtant ce qui fait le charme unique et incontestable dans le monde entier de la ville. Pourtant, l’acqua alta, de plus en plus fréquente, est un phénomène plus récurrent dû à un contexte moins charmant. Le réchauffement climatique y est pour beaucoup. D’après plusieurs estimations et projections, Venise devrait disparaître dès la fin du siècle.

 

En Italie, une hausse de 2 à 3 cm du niveau de la mer Méditerranée est recensée chaque année. Les sols s’affaissent, ces deux événements, ensemble, menace de submerger la cité. De nombreuses villes et côtes sont également menacées dans le monde. Selon les statistiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), plus de 280 millions de personnes devront être déplacées si rien ne change afin de limiter et réduire les changements climatiques.

Sur le même sujet
Julie Lehrmann

Julie Lehrmann

La curiosité est un vilain défaut. Moi c’est Julie Lehrmann et j’en ai fais une passion : le journalisme. Conter et mettre en lumière les histoires de chacun est ce qui m’anime au quotidien.
0 Commentaire (s) Réagir

Soutenez la rédaction Rome !

En contribuant, vous participez à garantir sa qualité et son indépendance.

Je soutiens !

Merci !

Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

À lire sur votre édition locale
À lire sur votre édition internationale