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Rencontre publique avec la sénatrice des Français de l’étranger

Par Le Petit Journal de Rome | Publié le 04/03/2022 à 11:11 | Mis à jour le 04/03/2022 à 11:20
Samantha Cazebonne à Rome

Samantha Cazebonne, sénatrice des Français établis hors de France, était au café Ginger lundi dernier pour une rencontre publique d’une heure et demie. Education, santé, fiscalité, les thèmes et échanges ont été nombreux.

 

Faire participer les citoyens hors des élections

La venue de Mme Cazebonne à l’encontre des citoyens de sa circonscription s’inscrivait dans la volonté d’inclure plus régulièrement les électeurs dans les processus de décisions politiques. En effet, ces derniers constituent de véritables forces de proposition en faisant remonter leurs expériences, leurs situations aux élus. Une vingtaine de participants (français établis hors de France, militants et sympathisants LREM) étaient ainsi présents pour échanger avec la sénatrice, ainsi que quelques personnes en ligne. Après un rapide tour de présentation du public, la sénatrice a exposé son parcours, centré sur l’éducation. D’abord enseignante au lycée, elle est ensuite devenue chef d’établissement au Maroc puis en Espagne. Aujourd’hui élue au Sénat, Mme Cazebonne choisit de se concentrer sur les problématiques autour de l’instruction, qu’elle maitrise pleinement et où elle peut avoir un réel impact. L’éducation étant le sujet le plus porteur en question, les débats se sont naturellement orientés tout d’abord sur ce sujet.

 

Les établissements français au cœur des discussions

La problématique des bourses fut centrale, de nombreuses interrogations revenant à ce sujet. Le premier constat fut que les classes moyennes ont délaissé les lycées français. Les classes populaires sont présentes grâce aux aides, et les classes les plus aisées peuvent régler les frais de scolarité élevés. A l’inverse, les classes moyennes, bénéficiant d’un soutien financier moindre, ont progressivement disparu des lycées français. Par ailleurs, les bourses ne s’adressent qu’aux Français ayant fait le choix de scolariser leurs enfants dans un lycée français, excluant de fait deux tiers des expatriés de ce système de solidarité. La sénatrice a ainsi proposé la création d’un pass francophonie, qui toucherait tous les Français établis hors de France et soutiendrait les structures françaises telles que les librairies, les cinémas, les associations donnant des cours de français, etc…. 

Les autres débats

Si l’éducation, sujet de prédilection de Mme la Sénatrice, a été au cœur des discussions, d’autres thématiques ont été abordées. La compatibilité des QR codes au sein de l’Union Européenne, et plus particulièrement entre la France et l’Italie, a été l’objet d’échanges nourris. Les disfonctionnements observés et rencontrés par certains participants s’expliquent par un manque de coordination entre les pays de l’UE. Ils traduisent un problème administratif structurel difficile à résoudre, et sur lequel la sénatrice n’a que peu de prises. La proposition d’un conditionnement de la fiscalité à la nationalité, évoquée par des participants, a été rejetée par la sénatrice, qui préfère que l’Union Européenne mette en place une convention fiscale « type » pouvant s’adapter entre les pays de l’UE. Ce système permettrait d’éviter les risques de double taxation et une meilleure coordination entre les administrations fiscales européennes.

Enfin, la sénatrice a regretté un déficit de représentativité des Français établis hors de France. Les très faibles taux de participation aux élections expliqueraient en grande partie ce constat. Vérifiez donc bien votre inscription sur les listes électorales pour faire entendre votre voix !

 

Clément Lefebvre

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

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