Le séminaire de la Zone Europe du Sud Est 2021-2022 de l'AEFE a eu lieu à Rome

Par Noé MALAPRIS | Publié le 25/11/2021 à 09:00 | Mis à jour le 25/11/2021 à 09:00
AEFE

Chaque année, les équipes de direction des établissements scolaires faisant partie de la Zone Europe du Sud-Est de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger se retrouvent en séminaire. C’est l’occasion pour les dirigeants de l’AEFE de faire le point sur la rentrée passée et l’année à venir.

 

L’AEFE est fort présente en Europe du Sud-Est, qui est une de ses 16 zones géographiques d’implantation. 43 établissements en font partie, disséminés dans 17 pays, comme l’Italie, la Turquie ou encore la Roumanie. Au total, 18 909 élèves étudient dans cette zone. Bien-sûr, de nombreux chefs d’établissements ont fait le déplacement et se sont rendus au séminaire ; malheureusement pour eux, certains ont dû rester dans leur pays d’expatriation à cause des règles contraignantes en matière de Covid-19, et suivre les réunions à distance.

 

Un doublement des effectifs à l’horizon 2030 ?

Un des sujets marquants de cette édition 2021 du séminaire de rentrée fut le doublement des effectifs demandé par le président de la République à l’horizon 2030. Alors que le réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger accueille près de 370 000 élèves répartis dans 540 établissements à travers le monde, le défi est de taille pour l’AEFE. La Zone Europe du Sud-Est devra prendre sa part.

 

L’AEFE, réseau d’excellence

L’AEFE est un réseau constitué d’établissements membres, qui en dépendent directement, et de partenaires conventionnés. Ces derniers doivent faire renouveler leur homologation tous les 5 ans, sous peine de ne plus être reconnus « partenaire AEFE ». Pilotée par le ministère des Affaires étrangères, l’AEFE fait suivre le programme de l’Education nationale à ses établissements, avec de faibles variations selon le pays d’implantation. Un des intérêts de l’enseignement français à l’étranger est la double-diplomation : par exemple, un élève de Chateaubriand peut être titulaire du baccalauréat français et de son équivalent italien, tout en n’ayant suivi qu’une seule scolarité. Autre avantage : les élèves baignent dans un bouillonnement culturel leur faisant rencontrer des camarades venant de différents pays. Dans la plupart des établissements, la majorité des élèves sont des locaux : d’après France diplomatie, deux tiers (67%) des élèves de l’AEFE sont étrangers.

Concernant les professeurs français détachés (qui sont une partie des professeurs, les autres relevant du droit local), une réforme récente des affectations à l’étranger ne leur permet de rester que 6 ans en poste dans un établissement. L’idée derrière cette règle est de favoriser la mobilité pour les professeurs souhaitant découvrir l’enseignement hors de France. Concernant les revenus, enseigner à l’étranger permet de bénéficier d’une Indemnité spécifique de vie locale. Elle est déterminée en fonction de la distance entre la France métropolitaine et le lieu de mutation, ainsi que du coût de la vie dans le pays.

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Noé MALAPRIS

Noé MALAPRIS

Étudiant à Sciences Po, j'ai la chance de passer ma 3e année à Rome, où j'effectue un stage d'un semestre au Petit journal.
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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

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