L’Italie a présenté devant le Parlement européen le dossier de candidature de Rome pour accueillir l’Autorité douanière de l’UE. Huit autres pays dont la France, sont également candidats.


La FAO et le Programme alimentaire mondial ont leur siège à Rome, et peut-être prochainement l’Autorité douanière européenne (EUCA). Mercredi 28 janvier 2026, le maire Roberto Gualtieri et le ministre de l’Économie Giancarlo Giorgetti ont présenté au Parlement bruxellois la candidature de Rome pour héberger le siège de l’EUCA. Pendant cette audition, les députés européens ont demandé aux candidats de détailler leurs projets d’infrastructure et de démontrer leur capacité à soutenir efficacement une autorité centralisée.
Huit autres dossiers – Liège, Malaga, Lille, Zagreb, La Haye, Varsovie, Porto et Bucarest – sont également à l’étude. Les négociations sur les modalités de vote sont encore en cours, mais la décision finale pourrait être annoncée d’ici fin février.
Une opportunité pour la ville
Viale della Civiltà Romana, le complexe proposé se situe dans le quartier moderniste EUR, au sud de la ville. Avec plus de 10.000 mètres carrés, le bâtiment de sept étages peut accueillir jusqu’à 500 employés et est doté d’équipements à la pointe de la technologie. « La candidature de Rome représente une opportunité majeure que nous souhaitons saisir, a commenté Roberto Gualtieri. Rome possède tous les atouts nécessaires pour accueillir un organisme stratégique pour la sécurité économique de l'Union. »
D’autant plus que le site se situe au carrefour des principales routes commerciales mondiales et bénéficiant d'infrastructures – aéroports de Fiumicino et Ciampino, ligne ferroviaire à grande vitesse et port de Civitavecchia – garantissant des liaisons rapides avec les autres États membres.
La réforme européenne
Prévue dans le cadre de la réforme douanière de l'Union européenne (UE), cette nouvelle autorité sera chargée de gérer le portail de données de l'UE, d'harmoniser les procédures et de coordonner l'analyse des risques et les activités opérationnelles entre les administrations des États membres. La proposition italienne s'appuie sur l’expertise de son Agence nationale des douanes et des monopoles, déjà reconnue comme l'une des plus performantes de l'UE.
Sur le même sujet



































