Doisneau, Varda, Matisse et Bernini… En mars, les artistes français sont l’objet de grandes rétrospectives inédites et la photographie est sous les projecteurs. Sélection de cinq expositions à voir.


Robert Doisneau | Museo del Genio
Pour sa deuxième exposition photographique, le Museo del Genio, en partenariat avec Arthemisia, présente une rétrospective dédiée à l’un des photographes les plus connus et aimés au monde : Robert Doisneau. L’objectif de l’artiste français a autant immortalisé les moments de la vie quotidienne que les événements mondains, mais toujours avec un sens du détail hors du commun. Le parcours en sept sections, riche de 140 clichés, capture l’esprit du photographe ainsi que celui de Paris. En tête, Le baiser de l’Hôtel de ville, photographie iconique, dont l’histoire mouvementée est relatée dans une bande-son au cours de l’exposition.
Jusqu’au 19 juillet 2026 – Lungotevere della vittoria, 31.
Le dernier Matisse. Morphologies de papier | Museo Storico della Fanteria
Le peintre français est à l’honneur : certaines de ses œuvres de papier les plus connues sont présentées dans les salles du musée militaire. Ici, ce ne sont pas les œuvres picturales et antinaturalistes de sa période fauve qui sont exposées, mais les dessins et gravures de l’artiste. L’exposition se concentre sur sa période niçoise où la ligne et la couleur sont deux piliers. Le blanc du papier devient progressivement, lui aussi, un espace constitutif du dessin. Limité par la maladie à un fauteuil roulant, Henri Matisse peint à la gouache sur de grandes feuilles de papier qui, une fois sèches, sont découpées et collées en compositions colorées : les « cut-outs » sont nés.
Jusqu’au 28 juin 2026 – Piazza di S. Croce in Gerusalemme, 9.

Agnès Varda. De-ci delà, Paris-Rome | Villa Médicis
À l’occasion du 70e anniversaire du jumelage entre Paris et Rome, l’Académie de France à Rome organise la première grande rétrospective dédiée à Agnès Varda en Italie. À travers les lieux et les figures qui l’ont inspirée, la rétrospective retrace le parcours d’une artiste prolifique et singulière. De sa cour-atelier de la rue Daguerre au portrait de Luchino Visconti, tout juste récompensé de la Palme d’or pour son film Le Guépard, en passant par le plateau de Cléo de 5 à 7 : les photographies d’Agnès Varda dialoguent entre les deux villes. Des extraits de ses court et long métrages sont également disséminés au fil du parcours. Le travail de la photographe et cinéaste fait également l’objet d’une autre exposition – Viva Varda – à la Galleria Modernissimo de la Cinémathèque de Bologne.
Accessible avec la visite guidée, la Villa Médicis consacre également une première exposition à l’artiste française Nicole Gravier, pionnière du détournement visuel d’images médiatiques.
Jusqu’au 25 mai 2026 – Viale della Trinità dei Monti, 1.

Lanterne Magiche | Museo Carlo Bilotti, Aranciera di Villa Borghese
Man Ray, Henri Cartier-Bresson et Nobuyoshi Araki : une plongée dans la collection de Valerio De Paolis. Lanterne magiche présente pour la première fois au public une sélection de chefs d’œuvres de la photographie internationale, prêtés par le producteur de cinéma. L’exposition est un itinéraire visuel mettant en dialogue des regards, des espaces et des contextes différents, ainsi que des figures et des lieux emblématiques de la contemporanéité. Tout cela autour de trois thématiques qui s’articulent : Une idée de la femme, Une idée de l’espace et L’espace de l’art.
Jusqu’au 6 septembre 2026 – Viale Fiorello La Guardia, 6.

Bernini e i Barberini | Palazzo Barberini
Présentée par les Galeries nationales d’Art antique, la grande exposition explore la relation entre Gian Lorenzo Bernini et Maffeo Barberini, son premier et décisif commanditaire, élu pape en 1623 sous le nom d’Urbain VIII. Du baldaquin de la basilique Saint-Pierre au Buste de Thomas Baker, la sélection d’œuvres s’attache à révéler la construction de Bernini, en tant que génie révolutionnaire du baroque. En toile de fond, le soutien indéniable d’Urbain VIII, surnommé « le pape poète », sans qui Bernini serait resté Gian Lorenzo Bernini.
Jusqu’au 14 juin 2026 – Via delle Quattro Fontane, 13.
Toutes les expositions en cours à Rome à retrouver dans notre Agenda des expositions.
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