Robert Doisneau célébré au museo del Genio
Pour sa deuxième exposition photographique, le musée militaire met à l’honneur l’artiste français, l’un des photographes les plus connus et aimés au monde. Plus de 140 clichés y sont présentés.


Edith Piaf en bande-son, l’entrée dans ces salles aux murs violet peut prêter à confusion. Mais ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas dans le Paris d’après-guerre mais bien au rez-de-chaussée du museo del Genio, à Rome. Dans le cadre de la célébration des 70 ans du jumelage entre Paris et Rome, le musée militaire accueille jusqu’au 19 juillet, une rétrospective dédiée au photographe français Robert Doisneau. Une exposition qui plonge le visiteur dans le Paris d’époque, de la vie quotidienne aux soirées mondaines.
Plus de 140 clichés, de l’ordinaire aux célébrités
Photographies de rues, portraits, vues de Paris et cartes de vœux : l’exposition réunit plus de 140 œuvres de Robert Doisneau avec pour résultat un parcours complet qui retrace l’ensemble de sa carrière, de ses débuts dans les années 1930 jusqu’à ses œuvres les plus mûres.
Des enfants dans la rue et des baisers volés : l’artiste immortalise avec simplicité les instants de vie. Et toujours avec cette même simplicité, il photographie les grands noms du XXe siècle, conservant toujours son regard qualifié d’humaniste. Elsa Schiaparelli, Alberto Giacometti, Jean Cocteau, Brigitte Bardot, Colette, Niki de Saint-Phalle et Renaud – dans sa jeunesse – ; derrière son appareil, le photographe capture la sincérité des artistes.
Immortaliser les détails
Robert Doisneau racontait qu’il photographiait comme dans « une bataille contre l’idée que nous sommes destinés à disparaître ». Chaque cliché devient ainsi une manière d’arrêter le temps, de préserver ce qui est fragile et passe trop vite. Pour lui, la photographie est un geste simple mais puissant : retenir la vie.
Rue Saint-Jacques, Canal Saint-Martin, parc des Tuileries un jour de Fête nationale ; Robert Doisneau immortalise des lieux de la capitale. Il consacre une série de clichés aux « Petites boutiques », celles devant lesquelles les Parisiens passent tous les jours. Et en 1984, il capture pour la mission photographique de la DATAR les mutations à l’œuvre dans les banlieues, d’Ivry à Aubervilliers en passant par Rosny.
Informations pratiquesFini le19juil.
Jusqu'au 19 juil. à 19:00
Adresse
Lungotevere della Vittoria, 31
RM
Rome






