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Garibaldi, italien, européen et citoyen du monde

Par Karine Gauthey | Publié le 25/04/2019 à 10:02 | Mis à jour le 25/04/2019 à 10:07
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L’association Français du monde - ADFE (Association Démocratique des Français à l’Étranger), qui représente les français établis hors de France, a invité le Petit Journal à participer à une visite guidée exceptionnelle au Museo della Repubblica Romana samedi 6 avril dernier.

Ainsi, nous avons été reçus devant le musée par Annita Garibaldi Jallet, arrière-petite-fille de Garibaldi (fille de Sante), ancienne professeure de droit constitutionnel et de sciences politiques, spécialiste de l’histoire du Risorgimento, présidente de l’Associazione Nazionale Veterani e Reduci Garibaldini, conseillère auprès de la présidence du Consiglio Italiano  Movimento Europeo et commandeur de l’Ordre du Mérite de la République italienne.

Le musée de la République Romaine a vu le jour à l’occasion du 150e anniversaire de l’unification de l’Italie et met à l’honneur le Risorgimento. Ainsi, l’on y trouve des peintures, des gravures, des objets de la famille Garibaldi, ainsi que des maquettes, qui permettent aux visiteurs de découvrir les principaux protagonistes de l’histoire de la République romaine. Nous avons eu plaisir à suivre les nombreuses histoires d’Annita, qui nous a fait traverser les pièces en même temps que les époques, pour retracer l’histoire de l’engouement républicain qui fit suite à 1848, jusqu’à la proclamation de la République romaine.

photo de la visite

Un peu d’histoire

Né à Nice, le général Garibaldi, a connu une vie pour le moins tumultueuse. Si l’on voulait vous donner envie d’aller visiter ce musée à son effigie, on vous dirait tout simplement qu’après avoir été nommé général par le gouvernement de Milan en 1848, il fut député une bonne dizaine de fois, dans trois pays dont la France et sur deux continents. Avant d’être un libérateur, on a pu voir qu’il s’agissait d’un militaire, qui a aussi été corsaire au Brésil (métier qu’il aurait savamment mêlé à la cause républicaine). Après ses idylles sous les cocotiers (il y rencontre sa femme Anita), il revint en Italie pour y devenir le héros que l’on connaît. Serviteur universel de la liberté combattante ; il est le grand artisan de la conquête de l’Italie du Sud qu’il remet entre les mains du Roi Victor-Emmanuel par la force des choses, heureux tout du moins de voir une Italie unifiée, même s’il apparaît n’être pas le plus fervent admirateur des rois. Auparavant, il avait dirigé l’armée de la république romaine, face aux vieux Général Français de L’Empire, Oudinot.

Outre ces informations, Annita Garibaldi nous a également confié quelques anecdotes familiales. C’est ainsi que l’on a pu découvrir que sa famille a compté de nombreux artistes, dont les oeuvres, non dénuées d’intérêts sont conservées au musée. L’on a de plus appris que le père d’Annita, Garibaldi à la tëte de l’Armée des Vosges, vient à l’aide de la République Française de Gambetta et en 1871 est élu député à l’Assemblée Nationale ; Sante, doit son prénom à un soldat ayant sauvé la vie de Ricciotti. Les enfants de Garibaldi ont combattu aux côtés des soldats français lors de la première guerre mondiale.

Nous remercions l'ADFE pour cette invitation et cette visite si intéressante.

Karine Gauthey

Karine Gauthey

Rédactrice en chef et Directrice d'édition bénévole pour Lepetitjournal.com/Rome
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