Lundi 26 juillet 2021

Geneviève Grégoire-Mursia, aux côtés des Français !

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 20/05/2021 à 10:40 | Mis à jour le 20/05/2021 à 10:40
équipe de Geneviève Grégoire-Mursia

Ancienne professeure de Lettres au lycée Chateaubriand et auparavant à l’université italienne de Cassino, Geneviève Grégoire-Mursia est une expatriée de longue de date. Mariée à un Italien depuis plus de 30 ans et mère de deux enfants ayant suivi une partie de leur scolarité à Rome, à l’Institut Saint Dominique et au lycée Chateaubriand elle a vécu en Argentine pendant 4 ans dans le cadre de son travail à l’Alliance française de Buenos Aires, avant d’emménager en Italie. Présidente de l’association ANAK-Tnk Italie, une association s’occupant des enfants des rues de Manille, elle est depuis 5 ans conseillère consulaire pour la 1ère circonscription d’Italie. Engagée et attachée à la France et à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, Geneviève Grégoire-Mursia est une amoureuse de l’Italie désireuse de mettre son expérience au service des Français installés au Bel Paese.

 

LJPRome : Qu’est-ce qui vous a poussé, ou plutôt motivé à devenir conseillère consulaire, il y a quelques années ?

GGM : J’ai toujours aimé le contact humain et créer des liens partout où je me trouvais, souvent avec énergie et passion. Et lorsqu’Antoine-Marie Izoard, journaliste spécialiste du Vatican, m’a demandé de l’assister, il y a 7 ans, j’ai dit « oui » avec enthousiasme et je suis devenue 2ème sur sa liste, apolitique et de tendance centre-droit et chrétienne, pilotée par Raymond Petri-Guasco qui fut représentant des Français de l’étranger pendant 30 ans ! Et j’ai pris la place de conseillère, quand Antoine-Marie Izoard est rentré à Paris 2 ans plus tard.

 

LJPRome : Pourquoi ce désir de vous représenter, en 2021 ?

GGM : Je me représente d’abord parce que j’ai du temps à dédier aux autres : je pensais que je pouvais laisser ma place mais j’ai reçu des encouragements de toute part pour poursuivre le travail commencé. J’adore cela ! Ensuite, vous l’aurez compris, parce que je me sens très à l’aise dans cette mission et que j’aime aider les gens : suivre les familles lors des conseils consulaires pour les bourses scolaires, par exemple, ou participer avec grand plaisir aux activités des diverses associations françaises : conférences, promenades, visites, apéritifs, rencontres !  Et enfin, parce que j’ai envie de continuer à soutenir et à encourager, à ma manière, les bons rapports entre la France et l’Italie, tout en aidant à la construction d’une Europe plus humaine, plus juste et plus souriante

 

LJPRome : Comment avez-vous constitué votre liste ? Pourriez-vous nous dire un mot sur vos colistiers ?

GGM : Pour constituer ma liste électorale, j’ai fait en sorte de prendre toutes les tranches d’âge et d’activités (de 35 ans à 70 ans) en essayant de diversifier les régions. J’ai choisi des gens qui sont, en général, installés depuis longtemps en Italie et qui connaissent le système administratif du Bel Paese, les différents aspects de sa vie quotidienne ainsi que sa culture. Jean-Jacques GARIGLIO, par exemple vit depuis plus de 20 ans à Rome, a travaillé au FIDA (ONU à Rome), a fait de nombreuses missions en Haïti et au Brésil et il s’active au sein de l’Union des Français ; 3) Laetitia DE GALZAIN est consultante en art et elle organise des expositions pour promouvoir de jeunes artistes français et réalise des missions de recherche en histoire du patrimoine. 4) Jean-Renaud LOMBARD, qui au départ avait choisi une autre liste, nous a rejoints : il est architecte d’intérieur et nous a montré les splendides marbres et mosaïques qu’il propose tant à Rome où il vit depuis l’enfance qu’à Milan. 5) Sylvie BEAL réside en Ombrie et a été adjointe au maire de sa ville pendant 7 ans ; elle est aussi professeur de français et traductrice et est engagée dans la vie associative et caritative de sa région. 6) Xavier WAMBERGUE a créé une société de tourisme et de loisirs écologiques à Gozo, une petite ile à coté de Malte dont il est tombé amoureux au cours d’une expatriation. 7) Cécile DE ROYER DUPRE, toujours très enthousiaste, guide les pèlerins, quand il y en a, dans la ville éternelle tout en gérant une antenne d’un bureau francais spécialisé dans l’organisation de pèlerinages. En cette période plutôt calme pour elle, elle donne du temps, comme bénévole, à l’hôpital de l’Isola Tiberina à Rome. 8) Benoit GENET a une retraite active car il est comptable bénévole dans une association française à Rome et soutient activement sa compagne qui distribue des revues éducatives pour une grande maison d’édition française.

 

Geneviève Grégoire-Mursia, aux côtés des Français pour les élections consulaires

 

LJPRome : Quel est selon vous le plus grand défi auquel font face les Français installés au Bel Paese ?

GGM : Pour les Français, le plus grand défi est d’arriver de France avec un cœur ouvert et des yeux neufs ! et de vivre en Italie sans vouloir sans cesse comparer avec notre pays ou regarder ce qui ne va pas ; mais de rechercher ce qu’il y a de meilleur ici : la beauté, l’art, la créativité, la cuisine, la joie de vivre et le climat de ce pays fabuleux ! Il est dit que « si l’on pleure en arrivant car les rythmes ne sont pas les mêmes et que l’administration italienne est au moins aussi compliquée qu’en France, on pleure quand on repart car on ne veut pas perdre le sens de l’accueil, la décontraction tout en élégance des Italiens, ni le gout du café ou des vraies tomates » .

 

LJPRome : Que représente pour vous la mission principale d’un conseiller des Français de l'étranger ?

GGM : Ma première mission, en tant que conseiller des Français de l’étranger, est d’aider les gens à résoudre leurs problèmes en les informant ou en les redirigeant vers le Consulat qui est vraiment dynamique et compétent et avec lequel nous avons, ici à Rome, d’excellents rapports : être le lien, donc, entre nos concitoyens et les administrations (ambassade, consulat ou lycées français), mais aussi faire remonter, le cas échéant, auprès de notre député et/ou des 12 sénateurs de l’étranger les questions ou problèmes plus importants.

 

LJPRome : Pouvez-vous nous détailler les grands axes de votre programme ?

GGM : Le programme de notre liste « Français, à vos côtés ! » s’articule autour de 5 points principaux :

1 - Être à l’écoute des Français de notre circonscription et les informer sur les démarches à suivre.

2 - Les appuyer et les soutenir lors des différents conseils consulaires ou assemblées.

3 - Défendre le français et la francophonie en nous engageant dans des projets autour de la librairie française, des diverses Alliances et centres culturels et en soutenant les programmes FLAM (Français Langue Maternelle) pour ceux qui ne fréquentent pas les lycées français.

4 - Participer à la vie associative et aider à créer des liens, orienter ceux qui sont à la recherche d’un emploi ou les auto-entrepreneurs.

5 - Défendre les intérêts de tous auprès des pouvoirs publics et être leur porte-parole auprès de notre député et de nos sénateurs.

En un mot, être au plus proche des préoccupations et du quotidien de nos concitoyens de la 1ère circonscription d’Italie (qui comprend une partie de l’Italie du centre, l’Italie du Sud et les iles, la république de Saint Marin, la république de Malte et l’état du Vatican).

 

 

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Anaïs Lucien-Belliard

Secrétaire de rédaction et cinéaste, Anaïs a rejoint la rédaction du Petit journal en 2020. Ancienne étudiante de la Pulse College Film School, elle a étudié l’Histoire à la Sorbonne, avant d’obtenir un master en cinéma à la Queen’s University Belfast.
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