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« A noi gli occhi, please », le Globe Theatre sous occupation

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 01/05/2021 à 15:05 | Mis à jour le 01/05/2021 à 15:55
Photo : Le Silvano Toti Globe Theatre occupé par des professionnels de la culture | ©RomaToday
Occupation du globe theatre à Rome

Le 14 avril dernier, un groupe de professionnels du spectacle et de la culture ont décidé d’occuper le mythique Gigi Proietti Globe Theatre, exigeant que l’État réforme la structure d’un secteur en crise depuis l’explosion de l’épidémie de Covid-19. Alors que la réouverture des espaces culturels s’amorce, ils exigent des garanties qui leurs permettront d’exercer leur métier en toute sécurité.

 

Construit en 2003 dans les jardins de la Villa Borghese, le Silvano Toti ou Gigi Proietti Theatre, est connu dans le monde entier pour son architecture profondément inspirée du Théâtre du Globe de Londres. Depuis le 14 avril, il est occupé pacifiquement par des professionnels de la culture et du spectacle. Cette occupation est soutenue notamment par le syndicat indépendant Camere del Lavoro Autonomo e Precario (Clap), les Autorganizzati dello Spettacolo di Rome, le collectif artistique Campo Innocente, Mujeres nel Teatro et bien d’autres. Loin d’être un cas isolé en Italie, ou même en Europe, les revendications de ces victimes collatérales de la pandémie, font écho à l’occupation de mars dernier des théâtres en France.

 

« Nous ne sommes pas là pour exiger la réouverture des théâtres » ont-ils justifié dans un communiqué de presse. « De nombreux espaces de petite et moyenne taille ne pourront pas ouvrir dans ces conditions. Et comme nous l’a démontré le faux redémarrage de l’été dernier, nombreux sont les acteurs du secteur qui devront continuer de rester à la maison, sans perspective de revenu. »

 

Pour ces manifestants précarisés par une situation de plus en plus insoutenable, la mise en place imminente du plan de relance est le moment idéal pour une discussion portant sur la création d’un revenu fix pour les professionnels du secteur culturel, tout en abordant la question de la redistribution des richesses. Loin de se battre uniquement pour sauver la culture, le groupe d’occupants espère faire bouger les lignes aussi bien en faveur des intermittents du spectacle, que des travailleurs précaires, au noir, ou indépendant.

 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

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