Dimanche 24 janvier 2021

Naples : après le café, l’initiative du « tampone sospeso »

Par Manon Di Colandréa | Publié le 03/12/2020 à 10:00 | Mis à jour le 03/12/2020 à 10:00
Tampon suspendu Naples

Dans le sillage de la fameuse coutume napolitaine du « café suspendu », reposant sur la générosité d’inconnus qui payent un café supplémentaire dans les bars pour ceux ne pouvant se le permettre, l’urgence engendrée par la seconde vague de COVID-19 à Naples mêlée à cette tradition résulte en une initiative engagée et responsable.

 

Dans le rione Sanità de Naples, la Basilique de San Severo s’est transformée en clinique de jour, avec un personnel médical recruté sur la base du volontariat, et a récemment lancé le concept du « tampone solidale » (le test solidaire).

Cette intervention permet aux plus démunis de se faire dépister du virus, disponible à 18 euros tandis qu’en centre privé, le montant peut parfois s’élever à plus de 100 euros. Il est possible également de faire un don et de payer un second test à l’avance pour son prochain qui n’en aura peut-être pas les moyens.

C’est le 17 novembre dernier qu’au sein de l’église ont été réalisés les premiers tests, à l’initiative de l’association Sanità Diritti in Salute, de la Fondation San Gennaro, de la pharmacie Mele du Dr. Ersilio Mele et de la Présidence de la Municipalité 3 de la ville.

Dès le début, plus de 500 réservations ont été effectuées et ce chiffre ne cesse de grimper de jour en jour. Voici le numéro à appeler pour faire une réservation (il faut présenter une ordonnance médicale comme l’exige la réglementation régionale) : 3792151320.

"Tout part de la conviction que seule une campagne de prélèvements massifs, avec identification conséquente des sujets positifs, permet d'éviter une augmentation de la contagion et, dans une période de grande crise économique comme celle que nous traversons actuellement, le coût du prélèvement doit être contenu", a déclaré le président de l’association SaDiSa, Angelo Melone.

Manon Di Colandréa

Manon Di Colandréa

Étudiante en 3ème année à Sciences Po Aix, Manon a rejoint Le Petit Journal de Rome afin d’y effectuer un stage.
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