World Pasta Day : Une passion pour les pâtes italiennes, en chiffres

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 24/10/2022 à 22:59 | Mis à jour le 25/10/2022 à 10:33
spaghetti à la tomate

Le 25 octobre, la pasta est célébrée partout dans le monde. L’occasion de revenir sur une passion italienne devenue internationale, la consommation ayant doublé en 10 ans.

 

Pâte, nouille, noodle, nudel, fideos, massa… Peu importe les noms qui lui sont donnés, la passion alimentaire pour la pasta est bien liée à l’Italie. Selon les chiffres diffusés par l’Union Italia food à l’occasion de la 24ème journée internationale des pâtes le 25 octobre, la consommation mondiale a presque doublé, passant de 9 à 17 millions de tonnes. Un chiffre qui montre bien qu’aujourd’hui, plus aucun peuple ne peut s’en passer.

 

Les rois des pâtes sont…

…les Italiens bien sûr, qui en mangent environ 23 kilos par personne et par an, loin devant la Tunisie (17 kilos), le Venezuela (15), la Grèce (12,2), le Chili (9,4 kg), les Etats-Unis (8,8 kg), l’Argentine et la Turquie (8,7 kg).
L’Italie est aussi le plus grand producteur de pasta avec 3,6 millions de tonnes, devant la Turquie et les Etats-Unis, révèle l’Organisation internationale des pâtes. Et 61% de la production a été exportée en 2021, principalement vers l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France, les Etats-Unis et le Japon. Et l’année 2022 s’annonce record avec une exportation de pâtes en hausse de 31% sur les sept premiers mois de l’année.
 Au total, chaque jour, ce sont ainsi 75 millions portions de pâtes italiennes qui sont cuisinées dans le monde, d’après Unionfood.

 

Un plat anti-crise, jusqu’à la cuisine passive

L’autre avantage des pâtes est de pouvoir créer un plat savoureux, nutritif et savoureux avec quelques euros et un peu d’imagination, même avec les ingrédients les plus simples tels que de la tomate, un filet d’huile d’olive extra vierge et du fromage.

Le sujet de la cuisson passive des pâtes pour économiser de l’énergie, a animé les débats en Italie ces derniers mois, au point d’impliquer le prix Nobel des Sciences Giorgio Parisi, le champion de voile Giovanni Soldini (qui a testé la cuisson à la cocotte-minute), le fameux chef Davide Oldani et Barilla, qui a même diffusé une campagne de communication. Agnesi, la marque historique des pâtes made in Italy, en revendique la paternité : Vincenzo Agnesi, aurait déjà pensé à la cuisson passive vers le milieu des années 60. Ces dernières années, précise l'entreprise, cette méthode a été perfectionnée par de nombreux tests effectués dans ses laboratoires de recherche et de qualité, aboutissant à une réduction de 75 % de la consommation d'eau et de 75 % d'énergie. Simple et efficace, la méthode Agnesi consiste à plonger les pâtes dans une quantité réduite d'eau froide (1,2 litres pour 500 grammes de pâtes, contre 5 litres en cuisson traditionnelle) et à les porter à ébullition. Une fois les pâtes mélangées, le couvercle fermé et le feu éteint, on laisse cuire le temps indiqué sur l'emballage, plus une minute au choix du consommateur. Ainsi le temps de consommation énergétique passe d'environ 29 minutes pour la méthode traditionnelle (18 minutes pour porter à ébullition 5 litres d'eau plus 11 minutes pour la cuisson des pâtes), à seulement 7 minutes pour porter à ébullition 1,2 litre d'eau et cuire 500 grammes de pâtes. Mais Gennarino Esposito, chef deux étoiles Michelin, est également intervenu sur l'interminable dispute sur la cuisine passive pour clore la polémique à sa manière : "On peut trouver bien d'autres moyens d'économiser de l'énergie, plutôt que de mal cuire les pâtes. Sinon, un plat qui est parfait en lui-même perd sa magie et sa sensualité".

Et n’oublions pas la tradition : les quatre recettes de pâtes les plus fameuses au monde (en dehors de la pasta al pesto), la Carbonara, Cacio e pepe, Amatriciana et Gricia. Toutes made in Roma, elles ont un même dénominateur commun, le Pecorino romano.

 

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Marie Astrid Roy

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