L’Italie, cible de plusieurs cyberattaques de hackers pro-russes

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 12/05/2022 à 14:41 | Mis à jour le 12/05/2022 à 15:17
Photo : @Tima Miroshnichenko sur Pexels
écran d'ordinateur du dark web

Plusieurs sites institutionnels italiens, dont ceux du Sénat et du ministère de la Défense ont été touchés mercredi. Le collectif de hackers pro-russe Killnet a revendiqué cette attaque plurielle.

 

Les pages web de la chambre haute et du ministère sont les premières à avoir été mises hors service, ce mercredi 11 mai, suivies par celles d’autres institutions publiques comme de grandes entreprises italiennes. Les experts en cybersécurité ont rapidement reconnu l’empreinte des hackers pro-russes de Killnet, qui n’ont pas tardé à revendiquer l’attaque, menaçant de la poursuivre.


L’Italie comme cible principale de la cyberattaque

Il semblerait que les hackers n’aient pas limité leurs opérations à la Péninsule, au regard des difficultés que les dispositifs informatiques de plusieurs aéroports allemands et sociétés polonaises ont rencontré simultanément. Cependant, en craquant une série d’adresses publiées sur Telegram par le collectif pro-russe, les services de cybersécurité italiens auraient trouvé la mention explicite « attaque sur l’Italie », assortie de la liste des réseaux visés. Les sites de l'Institut supérieur de la Santé, de l’École des hautes études de Lucca, des sociétés de services Compass et Infomedix ainsi que l'Automobile Club d’Italie, qui figuraient parmi les cibles, ont été mis hors d’état de marche dans l’après-midi.

Killnet a par ailleurs adressé une menace directe à l'Italie, destinée également à l'Espagne : « Mirai arrive chez vous. C'est peut-être le début de votre fin ». D’après les spécialistes, Mirai serait un réseau d'ordinateurs compromis, utilisé pour ce genre d'attaques. Une manière pour les hackers d’annoncer qu’ils ne comptent pas s’arrêter là.


L’hacktivisme : un mode d’action propre aux émissaires politiques du net

Selon les reconstitutions des experts, les hackers ont procédé à des attaques par déni de service distribuées (DDos). Cela signifie qu’ils ont utilisé plusieurs sources pour inonder de données les réseaux ciblés, afin d’empêcher leur bon fonctionnement et leur utilisation habituelle. Ce mode d’action, qui rend les infrastructures informatiques inefficaces sans les endommager, se distingue de celui des cybercriminels adeptes de la rançon.

En optant pour ce procédé, les hackers de Killnet s’inscrivent dans une démarche militante qui tend à confirmer les soupçons des experts quant à l’affiliation du collectif aux forces armées du Kremlin. Rappelons que cette attaque est survenue le lendemain de l’entretien de Mario Draghi avec Joe Biden, lors duquel le président du Conseil italien et le président américain ont réaffirmé leur réprobation de l’invasion de l’Ukraine par la Russie ainsi que leur hostilité à Poutine.

Luz Escoubes

 

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