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Faillite de Borsalino : l’histoire du chapeau le plus aimé du cinéma

Par Marie-Astrid Roy | Publié le 19/12/2017 à 00:05 | Mis à jour le 15/01/2018 à 21:27
Photo : Jean-Pierre Belmondo et Alain Delon dans "Borsalino"
borsalino-faillite-cinema

Le célèbre chapelier Borsalino, symbole du Made in Italy, a été déclaré en situation de faillite par le tribunal d’Alexandrie (Piémont) lundi 18 décembre. Retour sur une histoire qui a débuté il y a 160 ans.

Tout a commencé en 1857, dans le Piémont, à Alexandrie. Le premier Borsalino est né dans l’atelier de deux frères, Giuseppe et Lazzaro qui avaient appris l’art de la chapellerie à Paris. Rapidement, les chapeaux ont conquis le monde entier et les têtes des plus grands VIP : acteurs, hommes politiques et même gangsters.

 

De l’objet culte aux archives

Il devient le chapeau préféré d’Al Capone, mais connait un véritable succès planétaire en 1942, à la sortie du film Casablanca, avec la mythique scène d’adieu entre les deux personnages principaux Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, portant tous les deux un Borsalino sur la tête. On le retrouve aussi sur celles des acteurs Alain Delon et Jean-Pierre Belmondo dans le film « Borsalino » (1970), celle de Federico Fellini qui en a même fait faire un spécial, le « Fedora », devenu l’un des modèles les plus vendus. Robert Redford, Robert de Niro, mais aussi François Mitterand, Winston Churchill ou encore Ernest Hemingway en raffolaient également.

Peu à peu, alors que le chapeau devenait toujours plus un objet culte et non plus un produit de masse, la production se voyait réduite. Résultat, dans les années 90, le dernier descendant de la famille Borsalino a cédé la majorité l’entreprise qui s’est retrouvée entre les mains d’un entrepreneur milanais et dans le tourbillon du scandale Tangentopoli. Borsalino s’est ensuite vu passer de mains en mains, notamment celles de Marco Marenco, recherché pour fraude et évasion fiscale et arrêté en avril 2015 en Suisse.
L’entrepreneur suisse Philippe Camperio a ensuite eu l’ambition de développer Borsalino en se concentrant sur les chapeaux afin de faire renouer l’entreprise avec sa grandeur d’autrefois, loin des vélos, parapluies et parfums qu’elle avait développés. Une ambition qui a pris fin aujourd’hui, avec le rejet par le tribunal d’un plan de relance et la décision de mise en faillite.
Le chapelier qui fête cette année ses 160 ans, emploi quelque 120 personnes.

 

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