Erasmus : Top 8 des choses à faire et ne pas faire avant d’étudier à l’étranger

Par Maël Narpon | Publié le 17/07/2022 à 18:00 | Mis à jour le 18/07/2022 à 21:00
Des étudiantes erasmus autour d'une table dans leur ville d'accueil

Once Erasmus, always Erasmus. Cette phrase, presque devenue un dicton, résume bien l’attachement de celles et ceux ayant effectué un Erasmus à cette période de leur vie. Mais avant cela, ils ont dû s’y préparer. Plusieurs étapes sont indispensables avant de se lancer dans cette aventure. En voici une liste non exhaustive.

 

Choisir de partir en échange Erasmus est une aventure exceptionnelle mais qui se réfléchit et se prépare bien en amont. Que l’on soit étudiant, apprenti, enseignant ou formateur, il y a des étapes par lesquelles tout le monde doit passer avant de s’asseoir dans l’avion. Alors que le programme Erasmus fêtait récemment ses 35 ans, la rédaction internationale de lepetitjournal.com vous a concocté une liste de recommandations des choses à faire et ne pas faire avant de s’envoler vers de nouveaux horizons, qui s’appliquent à tous mais plus particulièrement aux étudiants.

 

 

S’attaquer aux procédures administratives Erasmus + le plus tôt possible

Impossible d’y échapper, et même si elles ne sont pas le cauchemar dépeint dans L’auberge espagnole de Cédric Klapisch (qui va avoir le droit à une suite intitulée Salade Grecque), il est préférable de commencer les procédures le plus tôt possible une fois votre choix fait. Il faut bien entendu d’abord se renseigner concernant les destinations proposées par votre établissement d’origine. Pour cela, les étudiants doivent chercher à se rapprocher du professeur référent Erasmus dans leur formation, ou bien se diriger directement vers le bureau des relations internationales. La procédure s’effectue maintenant en ligne, sauf dans le cas où l’université ou l’organisme d’accueil requiert l’envoi par courrier du contrat de mobilité complété et signé par l’université ou l’organisme d’origine.

 

Une fois que tout est validé, ne vous reste plus qu’à faire la demande d’aides à la mobilité sur la plateforme que votre organisme mettra à votre disposition. Celles-ci varient en fonction des personnes tout comme n’importe quelles bourses mais tournent généralement en moyenne autour de 1300€ au total pour un semestre de 4 mois et demi.

 

Une personne désespérée face à la procédure pour effectuer un échange erasmus

 

Renouveler sa carte d’identité, son passeport, sa carte vitale européenne et avoir une carte bancaire de secours

Une recommandation qui coule de source à partir du moment où l’on entreprend un voyage à l’étranger, mais il est toujours bon de le rappeler. Si vous n’avez que le passeport et pas la carte d’identité, ou l’inverse, les conséquences en cas de perte peuvent devenir très vite handicapantes. Cependant il vous sera plus simple de refaire faire l’un ou l’autre à l’ambassade ou au consulat de France une fois sur place. La procédure prend moins de temps pour 5€ de plus que si vous aviez fait la demande en France.

 

Concernant la carte vitale européenne, rien de plus simple. Il suffit de se connecter sur son compte ameli et d’en faire la demande en quelques clics, elle arrivera chez vous dans des délais extrêmement courts.

 

Enfin, il peut aussi être très utile de doubler également sa carte bancaire en cas de perte de la première. Si votre banque propose déjà ce service, ne vous en privez pas. Dans le cas contraire, il est très facile de créer un compte gratuit avec plusieurs banques en ligne, telles que Revolut, bien connue des expatriés.

 

 

Suivre les différents réseaux ESN et d’expatriés sur les réseaux sociaux

Pour obtenir des renseignements précis, rien de mieux que d’aller les chercher à la source. En suivant les pages Facebook d’entraide des Erasmus ou celles des réseaux ESN (Erasmus Student Network) il est possible d’obtenir des informations sur tout ce qui peut intéresser une personne sur le point d’arriver dans un nouveau pays. Des recommandations pour le logement aux événements mis en place pour les Erasmus, en passant par les conseils concernant la ville, tout y est. Les utilisateurs sont d’ailleurs pour la plupart plus que ravis d’aider. Certains propriétaires n’hésitent pas à passer par ce genre de pages pour trouver de nouveaux locataires, qui sont souvent joignables et qui pourront vous donner leur avis à propos de l’appartement sur lequel vous lorgnez.

 

Discuter avec les anciens Erasmus de votre établissement

De même qu’avec les pages Facebook mentionnées précédemment, vous pouvez vous offrir plus de visibilité en contactant les anciens Erasmus de votre établissement ou organisme, voire les personnes actuellement en mobilité au moment où vous commencerez les démarches. Posez leur donc toutes les questions qui vous taraudent, celles auxquelles ni vos professeurs ni l’administration ne peuvent répondre. Il est toujours rassurant d’entendre des aînés (bien que pas si âgés) raconter les bons comme les mauvais côtés d’ Erasmus et de la ville en question.

 

 

Ne pas surcharger sa valise avant le départ, mais ne pas oublier les spécialités françaises

Cela ne regarde que vous, mais croyez-nous, par expérience, vous remplirez très facilement votre valise lors de votre ultime retour d’Erasmus. Tout ce dont vous pourriez avoir besoin, mis à part des produits spécifiques, vous le trouverez sur place. Et c’est sans compter tous les souvenirs qui feront le retour avec vous.

 

D’un autre côté, n’hésitez pas à remplir votre valise de spécialités françaises. On se trouve toujours bien heureux de pouvoir faire découvrir sa culture aux amis de différentes nationalités que l’on se fait au cours de ce séjour de six mois, voire un an. Eux aussi en seront très heureux, et feront très certainement la même chose que vous. Vous découvrirez ainsi non seulement la culture gastronomique de votre pays d’accueil mais aussi celles d’une multitude de pays européens, voire d’ailleurs. Ainsi votre valise se videra pour laisser la place à toute une foule de souvenirs au retour.

 

L’évidence même : préparez un budget conséquent

Mettez autant d’argent que possible de côté. Votre budget dépendra évidemment de votre destination et du coût de la vie, surtout concernant les étudiants dont les revenus proviendront la plupart du temps de leurs emplois saisonniers. Vous n’y allez bien sûr pas pour dépenser des milles et des cents, mais pour profiter de l’expérience à fond, mieux vaut être financièrement capable de voir venir. Pensez aussi à bien demander les aides à la mobilité, dont vous percevrez 80% à votre arrivée sur place et les 20% restant à votre retour.

 

Des étudiants Erasmus utilisant un guide de voyage pour se repérer

 

Jamais sans son Routard

Quelle que soit votre école en matière de guide de voyage, n’hésitez pas à vous en munir d’un. Cela peut toujours s’avérer utile, même à l’heure où tout ce qu’il y a à savoir sur votre pays d’accueil est probablement déjà en ligne. Un Routard ou autre guide ne sera pas de refus dans des zones où la connexion internet est instable voire insuffisante au cours d'un voyage ou d'un road trip.

 

S’il nous reste une chose à vous dire c’est seulement de profiter à fond de cette expérience qui file si vite qu’elle vous semblera n’avoir été qu’un rêve une fois terminée. Elle marque tellement celles et ceux qui y prennent part qu’un grand nombre finissent par repartir à l’étranger, poussés par un Erasmus blues. Elle ouvre aussi des opportunités incroyables à travers le monde grâce aux liens forts que vous ne manquerez pas de tisser, alors ne passez pas à côté. Et, une fois votre destination choisie, n’oubliez de vérifier si une des 72 éditions de lepetitjournal.com n’y est pas présente pour vous informer en français chaque jour sur ce qui se passe dans votre pays d’accueil. Bon voyage !

 

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Mael Narpon - journaliste junior Londres

Maël Narpon

Diplomé d'une licence de sociologie à Pau et à Athènes, il intègre ensuite l'IEJ Londres. Il effectue un stage avec lepetitjournal.com Londres puis rejoint l'édition internationale en tant qu'alternant dans le cadre d'un Master à l'IEJ Paris.
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