La Fondation Paoletti au service d’une éducation pour tous, en Italie et au-delà

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 24/12/2021 à 07:56 | Mis à jour le 24/12/2021 à 14:32
La Fondazione Patrizio Paoletti

Éducation, droit, devoir et engagement citoyen, tels sont les piliers de la Fondazione Patrizio Paoletti. Née à Assise en 2000, elle collabore étroitement avec la recherche interdisciplinaire, afin de lutter contre l’analphabétisme dans le monde.

 

Qu’il fasse beau ou froid, qu’il pleuve ou que le soleil tape durement sur les sept collines de la Cité Éternelle, ils sont là, fidèles au poste. Faisant fi du mépris de quelques passants, des regards fuyants, et parfois même de l’agressivité de certains, ils vous interpellent avec une bienveillance naturelle, vous offre un sourire patient, afin de partager avec vous cette cause qui leur tient à cœur et en laquelle ils croient profondément : l’éducation pour tous et partout. Rencontrée à l’entrée de la Piazza del Popolo, Alessia Fisher, une jeune comédienne à la bonne humeur contagieuse, a accepté de témoigner de son expérience de recruteuse de donateur et de son travail de sensibilisation auprès des Romains.

 

Des recruteurs de donateurs de la Fondation Paoletti

 

La recherche au service d’une éduction universelle

La fondation Patrizio Paoletti naît en l’an 2000 en tant qu’antenne de recherche à Assise. Depuis près de vingt ans, elle étudie le fonctionnement de l’Homme en tant qu’objet de recherche interdisciplinaire neuroscientifique, psychologique, éducatif, didactique et social. Les résultats de cette recherche, régulièrement mis à jour par de nouvelles découvertes, trouvent un écho immédiat dans le champ éducatif et didactique, et permettent de promouvoir les talents de demain.

 

Conférence fondation Paoletti

 

LPJRome : Quelles sont les missions la fondation ? Dans quels pays, continents agit-t-elle ?

AF : La fondation travaille sur divers projets, dont celui de Scuole nel mondo – en français, l’école dans le monde. Ce programme œuvre à la création de conditions favorables pour l’alphabétisation infantile, afin de cultiver le bienêtre des enfants et de casser la dynamique de dispersion scolaire. En partenariat avec des antennes locales, la fondation a réalisé la restructuration d’établissements scolaires et garanti aux enfants un accompagnement sanitaire et alimentaire.

 

 

La force de ce programme est d’avoir une vision sur le long terme. Le travail de recherche effectué par la fondation fournit au personnel éducatif, participant au programme, une formation utilisant la méthode « Pédagogie pour le troisième millénaire ». En ce moment, ils sont particulièrement actifs au Kenya (Nairobi), au Brésil (favela de Macaè), en Italie à Scampia et Tornata Bella Monaca, au Congo (Kinshasa) et au Népal (Katmandu).

 

LPJRome : En quoi consiste votre travail ?

AF : L’un des éléments les plus importants de la Fondation Paoletti est la sensibilisation du public, aussi bien sur les places que dans les rues, le métro, les supermarchés et les centres commerciaux. Notre travail consiste à partager les valeurs de la fondation avec les personnes que nous rencontrons. De la justice sociale à la connaissance du monde dans lequel nous vivons, nous extirpons le meilleur des individus à qui nous nous adressons, en d’autres mots, nous faisons appel à leur altruisme, leur générosité, leur sensibilité, leur empathie et leur amour du prochain. C’est avec ces éléments que nous pouvons véritablement construire un futur, un monde meilleur pour nous et les générations futures.

 

Une recruteuse de donateurs de la Fondation Paoletti

 

 

LPJRome : Quelles sont vos principales difficultés dans l’exercice de vos missions ?

AF : Le plus difficile est de savoir que tout dépend de l’extérieur et jamais de nous. Par exemple, lorsque nous sommes en colère ou frustrés parce qu’une personne nous a mal répondu, ou bien quand les choses ne se déroulent pas comme nous l’avions espéré.

 

LPJRome : Pourquoi selon vous le travail de l’association Patrizio Paoletti est-il nécessaire ?

AF : Il est nécessaire parce qu’il participe à la sensibilisation des individus. Or, tout cela dépend de notre attitude et de notre capacité à nous montrer enthousiaste, souriant et énergique. Et puis, il y a le relationnel, au vrai sens du terme. Ensemble,  ces éléments font toute la différence, non seulement pour ceux que nous approchons mais aussi pour le monde qui nous entoure et avec qui nous travaillons, à savoir les enfants, les familles, les éducateurs et les enseignants.

 

Activité de la Fondation Paoletti

 

LPJRome : Pourriez-vous partager avec nous un souvenir ayant marqué votre expérience au sein de la fondation.

AF : Des souvenirs, j’en ai tellement. Un en particulier remonte à quelques semaines. J’ai interpelé un homme à Tivoli et il m’a alors raconté l’histoire de sa vie. Ce fut un moment particulièrement émouvant. Ce monsieur, après avoir perdu sa mère fut contraint de vendre sa maison avant de vivre pour un temps dans la rue et de devoir se nourrir auprès d’œuvres de charité. Aujourd’hui, il vit HEUREUX avec son compagnon non loin de Tivoli. Il était impatient de pouvoir aider son prochain car il savait ce que cela signifiait que de vivre sans rien. Ce n’est qu’une histoire touchante parmi tant d’autres que j’ai eu l’occasion d’écouter en trois de travail à la Fondazione Patrizio Paoletti.

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Marie Astrid Roy

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