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De plus en plus d’hôtels ferment leurs portes à Rome

Par Le Petit Journal de Rome | Publié le 31/01/2022 à 07:00 | Mis à jour le 31/01/2022 à 07:00
Photo : Le Sheraton Hotel Roma subit de plein fouet la crise du Covid 19
Le Sheraton Hotel Roma subit de plein fouet la crise du Covid 19

Le secteur hôtelier fait face à de nombreuses difficultés depuis le début de la crise de la Covid-19. Si les fêtes de Noël ont apporté une affluence bienvenue, les hôtels romains ont bien du mal à survivre depuis deux ans. Conséquence directe : les fermetures d’établissement et les licenciements se poursuivent à un rythme inquiétant.

 

Des fermetures qui se poursuivent

Giuseppe Roscioli, président de Federalberghi Roma (la principale organisation syndicale du secteur touristique du Latium), relève qu’un tiers des hôtels de la capitale sont actuellement fermés. La recrudescence de la pandémie, ainsi que la conjoncture (le mois de janvier est traditionnellement la période où la fréquentation des hôtels est la plus faible), n’ont pas permis au secteur de surfer sur la dynamique des fêtes. Les taux d’occupation se sont rapidement effondrés, atteignant aujourd’hui un niveau similaire à ceux du mois d’avril 2020. Ce manque de recettes pour les hôteliers romains s’est inéluctablement traduit par une vague de fermetures et de licenciements.

 

Les travailleurs, premières victimes de la crise

Toujours selon Federalberghi Roma, les licenciements ont explosé depuis la recrudescence de la pandémie. Plus de 250 employés ont été remerciés, et de nombreux contrats à durée déterminée n’ont pas été renouvelés. Le cas du Sheraton Roma Hôtel illustre ce mouvement. Situé à Eur et fermé depuis mars 2020, l’établissement a dû mettre en place un plan de restructuration « urgent » particulièrement difficile. 164 salariés ont ainsi été renvoyés, et la vague de licenciements n’épargne pas d’autres hôtels comme le Cicéron ou le Majestic via Veneto. Les partenaires sociaux tiennent de leur côté à faire entendre leur voix. Pour Stefano Chiaraluce, syndicaliste à la CGIL, « la pandémie ne peut pas être un alibi pour les licenciements ». En effet, au-delà du secteur hôtelier, c’est toute la chaine touristique qui subit la crise de plein fouet. De nombreux emplois dans les services de restauration, de guides touristiques, des sociétés d’entretien sont également menacés.

 

Un soutien des pouvoirs public qui semble s’essouffler

Vice- président du Latium, Daniele Leodori explique pourtant que la région a massivement soutenu le secteur, avec plus de 40 millions d’euros d’aides apportées depuis le début de la pandémie. Ces fonds ne semblent plus suffire aujourd’hui, alors que le gouvernement a arrêté certains plans de soutien. La prime de location et le fonds de licenciement ont pris fin depuis le début de l’année, tandis que l’imposta municipale propria (IMU) n’a pas été supprimée malgré les demandes répétées du secteur. Les syndicats demandent la réactivation de ces mécanismes, notamment le fonds de licenciement qui permettait de limiter la vague de licenciements. Les professionnels de l’hôtellerie ne prévoyant pas d’améliorations de la situation à court-terme, le secteur espère pouvoir compter à nouveau sur l’aide des pouvoirs publics pour surmonter une crise qui n’en finit plus de durer.

 

Clément Lefebvre

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Rome.

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