Les terrasses vont disparaître du centre-ville classé à l’Unesco et les aménagements extérieurs des autres rues seront très encadrés. Objectif : retrouver l’esthétique de la ville d’art florentine.


Dévorer un bistecca alla Fiorentina – spécialité florentine – attablé à une terrasse du Ponte Vecchio : à partir de 2026, c’est fini. La municipalité de Florence a décidé d’interdire l’installation de terrasses extérieures dans cinquante rues du centre historique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1982. Parmi elles, les terrasses du Ponte Vecchio, de la Piazza del Limbo et de la Piazzale des Offices.
Les nouvelles règlementations
Le 11 novembre 2025, la mairie de Florence a dévoilé les contours de sa nouvelle réglementation. Si les terrasses vont disparaître d’ici 2026 dans cinquante rues de la zone classée à l’Unesco, les extérieurs de 73 autres rues, seront eux très encadrés. Pour les quatre places historiques — Signoria, Repubblica, Santa Maria Novella et Pitti — la mairie et la Surintendance ont annoncé définir ensemble les critères dans les trente jours suivant la signature du texte.
Le protocole prévoit de spécifier laquelle des cinq typologies – de la moins invasive (A : chaises et petites tables) à la plus intrusive (D : structure fermée avec couverture fixe) – pourra être autorisée selon la rue concernée. La typologie B concerne les plateformes avec garde-corps sur trois côtés et parasols, la B1 porte sur la possibilité d’ajouter en hiver des panneaux latéraux et la catégorie C s’applique aux structures avec plateforme, garde-corps sur trois côtés et couverture fixe ou amovible.
La réglementation s’attarde également sur l’esthétique à donner à la ville d’art : le type d’éclairage, l’interdiction des toiles plastique (bâches, fermetures) et l’interdiction de toute publicité (logos, messages) seront surveillés. « L’installation de jardinières ou plantes en pleine terre entretenues en permanence » est encouragée.
Protéger le patrimoine
En 2024, la capitale toscane a accueilli quinze millions de visiteurs. Face à l’afflux de touristes, la mairie avait déjà interdit en 2025 les boîtes à clé, symbole des locations touristiques. Avec cette nouvelle mesure, la municipalité cherche à préserver l’authenticité et le charme de la ville. « Un accord pour le bien de Florence, a commenté le conseiller municipal Jacopo Vicini au quotidien toscan La Nazione. Il permet de protéger les espaces publics et le patrimoine de la ville, d’assurer davantage d’équité tout en simplifiant au maximum les démarches pour les activités économiques, et de rendre la ville plus vivable. »
Le dernier règlement municipal datait de quinze ans. Son renouvellement est aussi une occasion de rendre la ville plus accessible aux personnes en situation de handicap : d’après le texte, toutes les nouvelles installations devront désormais se doter de rampes d’accès.
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