La 16e édition du Festival du film francophone se tiendra du 5 au 13 mars 2025. Au programme : films francophones, documentaires, film d’animation, tables rondes et trois récompenses.


« Le cinéma grandit en voyageant » : telle est la devise du Francofilm. Du 5 au 13 mars 2026, le Festival du film francophone de Rome prend ses quartiers dans la salle de projection de l’Institut français Centre Saint-Louis. Pour sa 16e édition, le festival présentera des films provenant de 17 pays francophones. Cinq tables rondes seront animées par Claudia Catalli, journaliste et critique de cinéma et trois prix – Prix du Jury, Prix Sapienza et Prix du Public – seront décernés lors de la dernière soirée. L’initiative bénéficie du soutien du Groupe des Ambassades francophones.
Sélection : « Jeunes mères », « La Source » et « Nino »
Prix du scénario à Cannes en 2025, Jeunes mères ne laisse pas indifférent. Le film des frères Dardenne explore le bouleversement de la maternité précoce. Les réalisateurs belges plongent le spectateur au cœur d’une maison maternelle – c’est un établissement d’hébergement social et d’accompagnement destiné aux femmes enceintes ou avec jeunes enfants en difficulté – où les récits s’entrecroisent. Si aucune n’a le même parcours, Perla, Julie, Jessica, Ariane et Naïma se lient autour de leur passé douloureux et d’une étape rupture : devenir mère et créer le lien avec leur nourrisson.
Durée : 1h45
Dans un village isolé de Tunisie, vivent Aïcha et son mari Brahim, profondément affectés par la disparition de leurs deux fils aînés, partis quelques années plus tôt pour une guerre dont tout le monde ignore ce qu’elle est. Puis, l’un des fils revient au village, changé, et accompagné d’une femme totalement voilée et muette. La Source dissèque la fracture intime et familial créée par le radicalisme. Entre joie, honte et peur, le couple garde le secret de leur fils revenu alors que des disparitions inquiétantes ont lieu dans la région. Le film mêle le réalisme au mystère et à des éléments oniriques. Il s’agit du premier long-métrage de Meryam Joobeur, présenté en compétition officielle à la Berlinale 2024.
Durée : 1h58
Le choc. À la veille de ses 29 ans, Nino découvre qu'un simple mal de gorge est en réalité un cancer : dans trois jours, il devra commencer une chimiothérapie. Dans ce temps suspendu, la caméra de Pauline Loquès suit le jeune trentenaire – incarné par Théodore Pellerin – à travers Paris tandis qu'il tente d'annoncer cette terrible nouvelle à ses proches, de sa mère à son ex-petite amie, en passant par son meilleur ami. Pour son premier film, la réalisatrice parvient à tisser un récit intime et sensible, sondant la fragilité, l’amitié et l’acceptation. Nino a reçu le Grand Prix du jury du Festival international du film de Rome 2025 et le Prix Louis-Roederer de la révélation au Festival de Cannes 2025 pour l’interprétation tout en délicatesse de Théodore Pellerin.
Durée : 1h34
Tables rondes, documentaires et film d’animation
Des films d’auteurs mais pas seulement. La programmation s’annonce particulièrement éclectique. Becho, le film d’animation uruguayen retrace le parcours de Becho, de Montevideo à Paris jusqu’à la création du célèbre tango La Cumparsita. Le documentaire Mes fantômes arméniens visite l’histoire du cinéma arménien à travers le souvenir de l’acteur Vigen Stepanyan, le père de la réalisatrice, Tamara Stepanyan. Mêlant images d'archives, souvenirs personnels et films classiques arméniens, le film interroge l'héritage culturel et artistique de l'Arménie et le lien profond entre identité, mémoire et cinéma.
Quant aux tables rondes, il sera possible de rencontrer Lilia Gueneau, l’actrice principale d’À-bras-le-corps, un film qui traite d’un viol et de ses conséquences. Le réalisateur serbe, lauréat de l’Ours d’or en 1969 et chef de file de la Nouvelle vague yougoslave, présentera son nouveau documentaire Restitucija, ili, San i java stare garde le 9 mars. Les 10 et 11 mars, se sera au tour des réalisatrices Masha Kondakova et Magdalena Racheva de, respectivement, discuter de leur métrage. Erige Sehiri, réalisateur de Promis le ciel, présenté en 2025 à Cannes dans la section Un certain regard, sera également présent à la suite de sa projection le 12 mars.
La programmation complète
Les projections sont librement accessibles, dans la limite des places disponibles. Les films sont en version originale et sous-titrés en italien.
- On vous croit de Charlotte Deville et Arnaud Dufeys – jeudi 5 mars à 19h30, soirée d’ouverture
- Vampire humaniste cherche suicide consenti d’Ariane Louis-Seize – vendredi 6 mars à 18h00
- À-bras-le-corps de Marie-Elsa Sgualdo – vendredi 6 mars à 20h00, rencontre
- Becho ou l’extraordinaire apparition de la cumparsita de José Infantozzi – samedi 7 mars à 16h30
- Reflet dans un diamant mort d’Hélène Cattet et Bruno Forzani – samedi 7 mars à 18h00
- La Source de Meryam Joobeur – samedi 7 mars à 20h00
- Mes fantômes arméniens de Tamara Stepanyan – dimanche 8 mars à 16h30
- Dent pour dent d’Ottis Ba – dimanche 8 mars à 18h00
- Dinti de Lapte de Mihai Mincan – dimanche 8 mars à 20h00
- Jeunes mères des frères Dardenne – lundi 9 mars à 18h00
- Restitucija, ili, San i java stare garde de Želimir Žilnik – lundi 9 mars à 20h00, rencontre
- L’oublie tue deux fois de Pierre Michel Jean – mardi 10 mars à 18h00
- Second vent de Masha Kondakova – mardi 10 mars à 20h00, rencontre
- Au-delà des illusions de Salif Koné – mercredi 11 mars à 16h30
- Tout le monde aime Touda de Nabil Ayouch – mercredi 11 mars à 18h00
- Mariace de Magdanela Ralcheva – mercredi 11 mars à 20h00, rencontre
- Africa Star d’Adonis Florides – jeudi 12 mars à 18h00
- Promis le ciel d’Erige Sehiri – jeudi 12 mars à 20h00, rencontre
- Nino de Pauline Loques – vendredi 13 mars à 19h30, remise des prix
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