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Elections en Italie : le « rébus » à résoudre

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 05/03/2018 à 10:34 | Mis à jour le 06/03/2018 à 12:11
Photo : A l'issue du scrutin, le Mouvement 5 étoiles est le premier d'Italie
DiMaio italie

Après une journée de vote marquée par des polémiques, les résultats partiels provisoires ne donnent aucune majorité claire. Quatre points à retenir.

Le Mouvement 5 étoiles : 1er parti

Mené par le jeune Luigi Di Maio (31 ans), le M5S devient le premier parti avec environ 32,5% de vote. Il s’agit d’une percée historique pour le parti fondé par le comique Beppe Grillo en 2009, qui n’avait recueilli que 25,5% des votes en 2013. Le résultat dépasse largement les prévisions, notamment grâce au Sud qui s’est prononcé à 50% en faveur du Mouvement, contre 20% environ dans le Nord de la Péninsule. Un résultat qui traduit le fossé permanent dans le pays.

Centre droit : coalition la plus votée

La coalition du centre droit obtient le plus grand nombre de sièges selon les résultats provisoires, entre 35,5% et 36%. Un résultat qui demeure toutefois insuffisant pour gouverner le pays, le seuil nécessaire fixé par la nouvelle loi électorale étant de 40%.
A noter : un réel boom de la Lega, parti populiste, eurosceptique et anti-immigration mené par Matteo Salvini. Le parti dépasse pour la première fois Forza italia, la parti de Berlusconi avec 16,7% contre 14% environ.
La Lega a quadruplé ses votes par rapport à 2013. De quoi donner des sueurs froides à Bruxelles.

Déclin historique confirmé de la gauche

Ces élections législatives marquent la défaite du Pd (Parti démocrate) de Matteo Renzi et de la gauche en général. Les votes accordés au PD s’arrêtent à 19,2%, soit une chute historique par rapport aux 25,4% de 2013 lorsque le parti était mené par PierLuigi Bersani.

Aucune majorité certaine

« Le gouvernement est un rébus » titre le quotidien Le Corriere della sera au lendemain du scrutin. Et pour cause, si le Mouvement 5 étoiles revendiquera probablement son rôle de protagoniste, le parti n’a pas obtenu le nombre de sièges suffisant pour l’exercer.
Il appartient donc au président de la République, Sergio Mattarella, dans son rôle de garant, de démêler ces résultats en sondant les vainqueurs et les vaincus afin de les conduire vers un accord. Reste que ces consultations politiques ne commenceront pas avant quelques semaines, vers la fin du mois de mars au plus tôt, soit après l’élection des présidents des deux chambres. Une large coalition se profile, laissant présager une nouvelle période d’instabilité en Italie.

 

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