Deux villes italiennes parmi les trois plus polluées d’Europe

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 17/07/2022 à 21:35 | Mis à jour le 17/07/2022 à 21:47
cheminées d'une industrie

L’Agence Européenne pour l’Environnement (AEE) a publié son rapport sur la pollution des villes en Europe. Crémone et Padoue figurent le top 3 des villes les plus polluées. Mais certaines villes se distinguent pour leur air pur.

 

Les données sur la qualité de l’air collectées par l’AEE sont inquiétantes pour tous les pays membres de l’Union Européenne et plus particulièrement pour l’Italie. Les particules fines (scientifiquement dénommées « PM2,5 ») rejetées par les villes européennes en 2021 sont bien trop nombreuses et sont susceptibles d’affecter la santé de leurs habitants. Parmi les plus mauvais élèves de l’Union Européenne, on retrouve l’Italie avec 11 de ses villes dans le classement des 20 plus polluées d’Europe.

11 villes italiennes dans le classement des 20 plus polluées

Plus de la moitié des 20 centres urbains les plus pollués de l’Union Européenne sont italiens, un classement peu glorieux. Parmi ces 11 villes, deux ont battu un record dans le record en dépassant pendant deux années consécutives la valeur limite européenne de 25 microgrammes par mètre cube pour les particules fines : Padoue (25,3 microgrammes) et Crémone (25,7), uniquement sauvées de la première place par la ville polonaise Nowy Sacz. En quatrième position du classement se trouve Venise, juste en dessous de la limite (24,6), suivie de Vicence, puis Brescia à la 7e place. Asti, Vérone, Trévise, Pavie, Plaisance et Alessandria figurent également dans le top 20.

Le cas milanais : la grande ville la plus polluée d’Italie

Mais d’après le classement global des 344 villes étudiées, de la meilleure à la pire, la pire grande ville d’Italie est Milan avec 19,8 microgrammes par mètre cube (318e place), précédée de Turin à la 315e place. Alors que le Nord du pays semble être la zone la plus préoccupante, les grandes agglomérations du centre-sud du pays telles que Rome (242e) et Naples (241e) sont également à la traîne.  
Malgré tout, l’Italie possède également certaines villes à l’air relativement pur : Sassari est en 16e position du classement des villes avec l’air le plus pur, comportant seulement 5,5 microgrammes de PM2,5 par mètre cube, suivie de Livourne et Salerne ayant toutes deux moins de 10 microgrammes de PM2,5 par mètre cube.

Un rapport qui n’incrimine pas que l’Italie

Parmi les 344 villes européennes recensées, seules 11 correspondent aux exigences de l’OMS (moins de 5 microgrammes par mètre cube), dont Stockholm. Ainsi, 97% des centres urbains européens ont une mauvaise qualité de l’air si l’on se fie à ces critères.
Bien que mauvais élève, l’Italie n’est donc pas le seul Etat membre à ne pas respecter les normes de qualité de l’air puisque l’AAE conclut son rapport en rappelant que 14 pays n’ont pas respecté leurs engagements de réduction des émissions. L’Agence demande ainsi aux Etats membres d’intensifier leurs efforts afin d’atteindre les objectifs fixés pour 2030.

L’importance du contrôle des particules fines

Mais pourquoi l’Agence Européenne pour l’Environnement surveille-t-elle de si près le niveau d’émission de particules fines ? Ces dernières ne sont pas la seule composante déterminant la qualité de l’air, mais comme le rappelle l’AEE, elles sont responsables de la plupart des décès prématurés liés à la pollution en Europe. En Italie, sur les 69 000 décès attribués à la pollution en 2019, 49 000 étaient liés à la présence de particules fines.

Zora Decoust

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Marie Astrid Roy

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