Samedi 7 juillet les soldes d'été ont débuté en Italie, soit un jour après que l'Istat a publié les derniers chiffres, très peu encourageants, concernant le pouvoir d'achat des familles italiennes. Dans toutes les régions d'Italie, les commerçants ont commencé à vendre leur fin de collection à prix cassés – excepté la Basilicate et le Molise, qui ont ouvert la course aux petits prix, avec presque une semaine d'avance, le 2 juillet.
Les chiffres présentés par l'Istat ne sont pas du tout confortant et confirment que le pays n'est pas prêt de sortir de la crise. Les familles italiennes ont vu leur pouvoir d'achat diminué de 1 % au premier trimestre 2012 par rapport au trimestre précédent, et de 2% comparé au même trimestre de l'année 2011. D'après Carlos Rienzi, président de l'association Codacons : "Les chiffres de l'Istat relatifs au pouvoir d'achat des familles sont très mauvais. La sonnette d'alarme qui avait été lancée à plusieurs reprises est aujourd'hui confirmée par l'Istat". Le pouvoir d'achat est au plus bas et cela se ressent, notamment en cette période de soldes.
Cette année, pas de folies dépensières, les Italiens ont décidé de bouder la première démarque. Selon la Confcommercio, le budget solde pour un Italien s'élèverait cet été à 100 euros environ pour 250 euros par famille. Le Codacons est bien plus pessimiste car il prévoit une dépense moyenne de 80 euros par tête. C'est le domaine de la mode qui est le plus touché : un Italien sur deux déclare avoir renoncé à acheter des vêtements cette année. Alors que les soldes représentent 12% du chiffre d'affaires annuel dans ce secteur, une baisse de 9% est à prévoir par rapport à 2011. En effet, les Italiens ont dépensé en moyenne 114 euros pour les articles de mode l'année dernière, contre 103 euros prévus cette année. Le Codacons a très bien souligné cette tendance en expliquant que "les soldes d'été semblent être parties du mauvais pied, la baisse du nombre personnes à la recherche de bonnes affaires dans les rues commerçantes est générale". La haute-couture et les boutiques de luxe seront peut-être les seules épargnées par la crise en cette période de soldes.
Rosemine ABDALLAH (www.lepetitjournal.com/Rome) Lundi 9 juillet 2012

































