Jeudi 25 février 2021

Premiers cas COVID en Italie apparus en novembre 2019

Par Fiona Lebert | Publié le 20/01/2021 à 07:00 | Mis à jour le 20/01/2021 à 07:00
cas covid italie novembre 2019

Les recherches actuelles sur le virus SARS-CoV-2 (COVID-19) portent beaucoup sur son origine incertaine. Les scientifiques œuvrent à trouver le « patient 0 » dans le monde, la première personne à avoir contracté le virus. Les résultats sont peu sûrs et compliqués à obtenir, mais dans la dynamique de cette recherche, des études montrent que des premiers cas de COVID seraient apparus en Italie dès novembre 2019. 

 

C’est tout d’abord ce qu’a affirmé à la presse mondiale le docteur Giuseppe Remuzzi de Bergame, ville du Nord de l’Italie au cœur de la première vague italienne en mars dernier. En effet, il explique avoir remarqué, comme de nombreux collègues, la présence bien avant janvier 2020 de pneumonies très dangereuses et aux symptômes atypiques, pouvant donc correspondre à des cas de COVID.  Une autre équipe de chercheurs italiens ayant examiné 900 patients dans le cadre d’une recherche sur le cancer du poumon ont révélé avec surprise que 111 de ces patients avaient des anticorps du COVID lors de l’enquête, en septembre 2019. Enfin, le 5 décembre 2019 un jeune garçon milanais aurait obtenu un test PCR positif, affirmant un premier cas de patient touché, alors que l’officiel premier cas chinois était daté au 10 décembre 2019. Cependant, ces informations sont à entendre avec précautions car les scientifiques sont nombreux à faire part des risques de faux résultats lors des recherches sur ce virus. En effet, certains tests sont souvent faux-positifs, d’autres virus pouvant être confondus avec celui du COVID, cela étant valable notamment pour les tests avec les eaux usées, avec le sang, ou dans les prélèvements nasaux. Ces études peuvent donc être remises en question et font part de l’incertitude qui règne autour de ce virus.

Malgré cela, l’idée du virus présent dans le nord de l’Italie dès novembre 2019 semble de plus en plus s’affirmer. En effet, les études considérées à ce jour comme apportant les résultats les plus certains sont celles de phylogénétique, qui se basent sur la fréquence à laquelle un virus mute, et qui permettent ainsi de recomposer l’arbre génétique des lignées vitales. Ces études affirment toutes que cette espèce de virus aurait connu une explosion entre août 2019 et début décembre 2019. De plus, malgré les risques de faux résultats, l’étude reconnaissant la présence de COVID dans les eaux usées du Nord de l’Italie en décembre 2019, supposant la circulation du virus dès novembre 2019, semble de plus en plus se vérifier.

Ainsi, des premiers cas de COVID auraient existé dès novembre 2019 en Italie. Rien n’est certain sur l’origine du virus, sur son lieu et sa date de développement, et l’OMS a nommé un collège de 10 experts pour tenter de répondre à ces interrogations. 

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Fiona Lebert

Fiona est en troisième année à Sciences Po Paris, elle effectue un stage de 4 mois au Petit Journal de Rome.
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