Le Café Suspendu, une initiative napolitaine exportée dans le monde

Par Manon Di Colandréa | Publié le 09/12/2020 à 23:50 | Mis à jour le 09/12/2020 à 23:50
café suspendu Naples

Ce 10 décembre, l’Italie célébre la Giornata del Caffè Sospeso (la journée du café suspendu), instaurée le 10 décembre 2011. Cette date est tout particulièrement lourde de sens puisqu’elle marque également la célébration la Journée mondiale des droits de l’Homme. Retour sur cette tradition solidaire napolitaine.

 

Née au milieu du XXème siècle à Naples, cette coutume aurait vu le jour alors qu’un homme se rendait dans son café habituel pour prendre son espresso à emporter. Une fois sorti de l’établissement, il est revenu et a réglé un second café pour « le monsieur dehors, qui fait la manche à l’entrée ».

Offrir un café à un inconnu qui ne peut se le permettre, un geste de solidarité qui coûte seulement un ou deux euros mais qui illuminera sans l’ombre d’un doute la journée d’un étranger. Voilà en quoi consiste le café suspendu, surnommé également par certains de « café offert à l’humanité ».

L’idée a été reprise au Canada, aux États-Unis, en Amérique Latine mais aussi en Europe, comme en France par exemple où la variante du caffè sospeso est celle de la « baguette in sospeso ». Qu’importe l’objet de la pratique, un café, une baguette de pain, une soupe ou même un livre, l’initiative participe assurément à renforcer le lien social et à apporter de la joie, tant pour celui qui offre que pour celui qui reçoit.

C’est précisément pour cela qu’il a été décidé qu’une journée soit consacrée à cette coutume napolitaine sur l’ensemble de la Péninsule en 2011, avec le soutien du « Réseau pour le café suspendu », en collaboration avec d’autres organisations culturelles et le soutien de Luigi de Magistris, maire de Naples.

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Manon Di Colandréa

Manon Di Colandréa

Étudiante en 3ème année à Sciences Po Aix, Manon a rejoint Le Petit Journal de Rome afin d’y effectuer un stage.
1 Commentaire (s) Réagir
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DOMINIQUE ALHERITIERE jeu 10/12/2020 - 08:45

Merci. Cette pratique est typique du "buonismo" et de la bonne conscience à bas prix. Il vaut mieux donner 2 euros plutot que de contraindre un sans-abri à prendre dix cafés par jour! C'est également plus respectueux de laisser les démunis décider de faire ce qu'ils veulent avec les quelques sous qu'ils reçoivent.

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Marie Astrid Roy

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