Édition internationale

ITALIE EN BREF – Crise bancaire & pas d'ambassadeur français au Vatican

Écrit par Lepetitjournal Rome
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 9 janvier 2018

ECONOMIE – L'Italie au bord de la crise bancaire ? -
Des chiffres inquiétants. Le titre Unicredit, la principale banque d'Italie, a perdu près de 23% en bourse en fin de semaine dernière, et près de 50 % en un an. Et l'entreprise risque de devoir procéder à une augmentation de capital. Pourtant Unicredit n'est peut-être pas représentatif de la situation des autres banques italiennes. En effet, l'Italie est moins exposée à une crise bancaire que certains autres pays d'Europe. Deux raisons à cela. D'une part les banques italiennes ont peu investi dans les produits financiers dérivés ou structurés, leur liquidité provient en majeure partie des dépôts de la banque de détail. D'autre part, elles sont très "nationalisées"et ont peu investi à l'étranger, dans les pays touchés par le ralentissement économique. A ce titre, Unicredit apparaît comme une exception, très internationalisée, la banque avait beaucoup investi en Allemagne et dans l'Europe de l'Est. Comme le disait le Ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, en fin de semaine dernière, le risque de crise banquaire est donc "contenu"pour l'Italie. Il participe néanmoins aux différentes réunions européennes organisée à Paris samedi et au Luxembourg hier et aujourd'hui, afin de décider de mesures préventives.
Mais tout n'est pas rose pour autant, car du côté des entreprises, ça ne va pas fort. La croissance italienne, qui est déjà l'une des plus basses d'Europe, vient d'être revue à la baisse, à 0,1 %, pour l'année en cours, autant dire "nulle". En fin de semaine dernière, l'indice des grandes valeurs italiennes, le SPMIB40, a affiché le plus fort repli d'Europe. Le ministre de l'Economie a qualifié la conjoncture économique italienne de "hautement incertaine".G.D. (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 7 octobre 2008 


DIPLOMATIE – Absence d'ambassadeur français au Vatican –
Le 19 décembre dernier mourait Bernard Kessedjian. Ce diplomate de carrière était l'ambassadeur de France auprès du Saint Siège depuis 3 ans, après avoir notamment occupé le même poste à l'ONU. Dix mois ont passé, et il n'a toujours pas été remplacé. La "chaise"de la France reste anormalement vide au Vatican. Pourtant les rapports entre Benoît XVI et Nicolas Sarkozy sont loin d'être mauvais et ce n'est pas faute pour le Quai d'Orsay d'avoir cherché un successeur. Mais les diverses tentatives n'ont jamais "marché". Le premier pressenti, l'Académicien Max Gallo, a décliné l'offre. Les raisons n'en sont pas connues. Cette réponse a peut-être été motivée par les convictions personnelles de l'ancien membre du Parti communiste. Les autres candidats, eux, n'auraient pas été acceptés, selon le Figaro. La raison ? Il semble que leur profil ne convenait pas à la fonction d'interlocuteur du Saint Siège : l'un de ces diplomates était remarié, l'autre ouvertement homosexuel …
Mais cette longue vacance historique pourrait bientôt prendre fin. En effet, selon une source diplomatique non nommée par l'AFP, la France et le Vatican seraient enfin tombés d'accord sur un nom : celui de l'actuel ambassadeur de Moscou, Stanislas Lefebvre de Laboulaye. Cet ancien consul général de France à Jérusalem, est marié et père de quatre enfants. G.D. (www.lepetitjournal.com - Rome) mardi 7 octobre 2008

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Publié le 7 octobre 2008, mis à jour le 9 janvier 2018
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