Les demandes de divorce ont doublé à Rome depuis le confinement

Par Fiona Lebert | Publié le 11/02/2021 à 07:00 | Mis à jour le 11/02/2021 à 10:45
divorces rome

Depuis le début du confinement en mars dernier, des études révèlent que les demandes de séparation ont doublé à Rome. Plusieurs sont les causes liées à ces chiffres, toutes amplifiées par le confinement et la contrainte d’une vie de couple ou de famille vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Certaines sont mêmes nées de cette période de diminution de la vie sociale en dehors du foyer.

 

Les données statistiques ont été obtenues par le Centre d’étude du droit de la famille et des mineurs, et révélées par l’Association des avocats spécialisés dans le divorce. Elles réunissent les statistiques des avocats de plusieurs régions d’Italie, y compris dans le Latium. Selon celles-ci, plus de 40% des demandes de séparation des couples sont liées à l’intolérabilité de la cohabitation entre les deux personnes, pour des comportements « en violation de l’obligation de fidélité » du mariage. Étant donné le confinement, ces demandes concernent aussi les trahisons virtuelles, c’est-à-dire le « sexting ».

30% des autres demandes sont, elles, liées à des excès de conflits et disputes dans le quotidien. Dans seulement 9% des cas, les demandes ont été énoncées par les deux personnes en consentement mutuel.


Enfin, 13% des séparations ont été demandées pour des causes de violences domestiques subies par les femmes. Ce chiffre est alarmant, d’autant plus le nombre de victimes qui ne se sont pas plaintes est inconnu, comme celui de celles qui ne se sont pas séparées. 

Les experts considèrent même que toutes ces données sont sûrement sous-estimées, certaines personnes ayant annulé leur demande en raison des longs délais, des confinements et de l’aggravation de la situation économique.

Fiona

Fiona Lebert

Fiona est en troisième année à Sciences Po Paris, elle effectue un stage de 4 mois au Petit Journal de Rome.
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