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« Un viaggio » entre Rome et Venise. Emmanuele Lo Giudice à la galerie Sinetestica

Par Anaïs Lucien-Belliard | Publié le 29/12/2021 à 09:08 | Mis à jour le 29/12/2021 à 09:08
Photo : L'historien de l'art Pierre-Antoine Ferracin et l'artiste sicilien Emmanuele Lo Giudice.
L'historien de l'art Pierre-Antoine Ferracin et l'artiste sicilien Emmanuele Lo Giudice

Mercredi 15 décembre se tenait l’inauguration de l’expo Un viaggio à la galerie Sinetestica. Organisée par l’historien de l’art Pierre-Antoine Ferracin, l’exposition Un viaggio est comme son nom l’indique, un voyage graphique dans l’imaginaire de l’artiste plasticien et architecte Emmanuele Lo Giudice.

 

Rome et Venise en miroir

Rome, éternelle cité de l’art antique, contemple Venise, tandis que la Sérénissime, sa rivale et compagne dans la révolution de l’histoire de l’art s’offre à elle, dans un voyage graphique mêlant vision lagunaire et verticalité.

 

Une œuvre d’Emmanuele Lo Giudice

 

Dans un monde où se déplacer est devenu un privilège masqué, l’artiste sicilien Emmanuele Lo Giudice nous offre une réflexion intellectuelle et artistique passionnante et qui met à l’honneur deux cités millénaires, demeurées malgré le passage des âges, des temples d’art et de culture, où des artistes du monde entier continuent à se rendre dans l’espoir de rencontrer sur leur chemin la divine inspiration.

 

Onirisme, chaos et discipline

Dans l’œuvre d’Emmanuele Lo Giudice, le chaos urbain rencontre la discipline sous des lignes droites, fines et affirmées. Onirique, sa géométrie cristallise, à l’image d’une photographie, un instant, avant de le fracturer en divers morceaux qui sont ensuite irrémédiablement altérés. Sans être éparse, ces morceaux forment conjointement d’étranges assemblages qui ne manquent pas de susciter la curiosité du spectateur.

 

Œuvres de l'expo un viaggio

 

Fasciné par la dureté rectiligne de certaines œuvres, qui ne sont pas sans rappeler la technique du collage, on s’interroge, on admire, en essayant de saisir le fil rouge de ces diverses étapes, œuvres, qui nous guident au travers de ce viaggio.

 

Une œuvre d’Emmanuele Lo Giudice

 

Passant et repassant d’une œuvre à une autre, on est saisi par une récurrence ; la façon singulière dont les formes se dessinent au milieu de chaque tableau. Elles se détachent et émergent du cadre, de telle sorte qu’il est difficile de détourner le regard.

 

Une œuvre d’Emmanuele Lo Giudice

 

Les couleurs également, bleu, orange et vert, se découpent du milieu des noirs et des blancs. Des motifs ethniques qui évoquent sans mal l’art tisserand sicilien, séduisent l’œil du spectateur qui voyage avec plaisir au milieu de cette œuvre où les images immergent dans un mouvement subtil et élégant.

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Marie Astrid Roy

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