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Omicron ralentit : vers un assouplissement des règles anti-Covid en Italie

Par Lepetitjournal Milan | Publié le 25/01/2022 à 22:17 | Mis à jour le 25/01/2022 à 22:38
Photo : @Fernando Meloni on Unsplash
place de la cathédrale du duomo à milan

Pour la première fois depuis fin octobre, le nombre de positifs commence à diminuer en Italie. Après avoir strictement renforcé les règles anti-Covid, le gouvernement ouvre la discussion pour un allègement. Vademecum des mesures en vigueur, dont certaines controversées.

 

Ralentissement de la circulation du virus

Le virus semble commencer à lâcher un peu prise. « La courbe du variant Omicron est à un plateau, la descente commence », a affirmé, confiant, le commissaire à l’urgence Paolo Figliuolo ce lundi lors d’un déplacement à Milan. Pour la première fois depuis fin octobre, les positifs en Italie ont diminué le 24 janvier, avec 25.049 cas en moins par rapport au jour précédent. Mardi soir, 186.740 nouveaux cas de coronavirus étaient dénombrés et 468 victimes au cours des dernières 24 heures. Un nombre encore élevé, mais la circulation du virus a pourtant bien ralenti : le total des cas positifs affiche une nette baisse de 11,9% par rapport au même jour de la semaine dernière.

Le ralentissement réanime le débat de l’allègement des mesures anti-Covid, demandées par les présidents des régions italiennes. Et le commissaire Paolo Figliuolo a ouvert le dialogue en informant être prêt à réunir le gouvernement, les régions et la structure du commissariat à l’urgence pour « alléger la bureaucratie » liée aux strictes restrictions. Celles-ci ont été renforcées en plein cœur de la quatrième vague italienne, avec trois décrets successifs votés entre fin décembre et début janvier.
En particulier, les régions demandent d’abolir le système de couleurs qui divise l’Italie en zones à risque (blanche, jaune, orange, rouge) selon un cumul de critères. Mais les restrictions qui y sont liées sont aujourd’hui plus ou moins gommées dans la mesure où le port du masque est devenu obligatoire quelle que soit la zone et le pass sanitaire renforcé requis dans la plupart des lieux. Les régions demandent également, poussées par les familles et les écoles, de revoir les règles de quarantaine et de fermetures des classes, mais aussi d’allonger la durée de validité du pass sanitaire après la troisième dose.

Rappel des règles anti-Covid actuellement en vigueur en Italie

Où le masque FFP2 est-il obligatoire dans la Péninsule ?

Depuis le décret du 23 décembre, le masque offrant la protection renforcée est désormais obligatoire dans tous les moyens de transports publics, les cinémas, théâtres ou encore dans les stades, jusqu’à la fin de l’état d’urgence (31 mars 2022).

Pass sanitaires de base et renforcé : différences et durée de validité

Le pass sanitaire de base peut être obtenu avec le résultat négatif d’un test antigénique de moins de 48h ou moléculaire de moins de 72h. Introduit fin novembre, le pass sanitaire renforcé (super green pass en italien), est similaire à un pass vaccinal dans la mesure où il ne peut être obtenu que 14 jours après avoir reçu la deuxième dose vaccin anti-Covid ou à défaut avoir été guéri dans les six mois.
La durée de validité du pass sanitaire a été abaissée de 12 à 9 mois, et à partir du 1er février 2022 elle sera limitée à 6 mois.

Où le pass sanitaire renforcé est-il nécessaire ?

Depuis le 10 janvier, le pass sanitaire renforcé est requis dans
- les transports : métro, tram, bus, bateaux, trains et avions
- les restaurants et les bars, aussi en extérieur
- les hôtels
- les musées, cinémas et théâtres
- les remontées mécaniques dans les stations de sports d’hiver
- les piscines, salles de sports, stades…
- les centres de bien-être et les centres thermaux
- les foires et centres de congrès
- A partir du 15 février : Au travail pour les plus de 50 ans, soumis à l’obligation vaccinale

Où le pass sanitaire de base est-il requis ?

- Au travail, pour les moins de 50 ans
- Depuis le 20 janvier, chez le coiffeur et dans les centres esthétiques
- dans tous les magasins (sauf alimentaires)

Dans quels lieux et pour quelles activités aucune certification n’est requise ?

Un récent décret du 21 janvier vient préciser les quelques lieux jugés essentiels, accessibles sans certification. La liste est valable du 1er février au 31 mars 2022, date de la fin de l’état d’urgence.

Les personnes non vaccinées et non testées peuvent se rendre :
-    Dans les supermarchés et magasins alimentaires,
-    les pharmacies et parapharmacies,
-    Les commissariats et les tribunaux,
-    Les structures sanitaires.
Aussi, sans pass sanitaire, les journaux ne pourront être achetés que dans les kiosques situés en extérieur, et le tabac dans les distributeurs automatiques. A ce titre, les gérants des bureaux de tabac menacent de faire grève.

La quarantaine en Italie, comment ça marche ?

Depuis le 31 décembre 2021, les personnes vaccinées avec au moins deux doses depuis moins de 4 mois, ou avec trois doses, ou encore guéries depuis moins de 4 mois, ne sont plus soumises à une quarantaine préventive en cas de cas contact avec un positif au Covid. Cela, à condition qu’elles soient asymptomatiques et de porter un masque FFP2 pendant 10 jours. Ce dernier est quoiqu’il en soit déjà obligatoire dans les transports ou encore au cinéma…
Pour ceux qui ne sont pas vaccinés ou qui n'ont encore reçu que la première dose (sur les deux prévues, ou qui ont terminé le premier schéma vaccinal depuis moins de 14 jours, la quarantaine reste de 10 jours à compter de la dernière exposition au cas contact positif. La quarantaine ne prendra fin qu’avec un test PCR ou antigénique résultant négatif.

La quarantaine de 10 jours s'applique également aux contacts symptomatiques sans troisième dose et avec la deuxième dose reçue depuis plus de 120 jours, toujours avec obligation d'un test négatif au dixième jour.

Néanmoins, une personne asymptomatique, qui a complété le schéma vaccinal primaire de plus de 120 jours (4 mois), qui dispose d’un pass sanitaire en cours de validité, peut observer une quarantaine de 5 jours, à l’issue de laquelle elle devra délivrer un test PCR ou antigénique négatif.  
Ces règles devraient s’appliquent sans distinction d’âges, donc également aux enfants. Sauf que les normes varient selon la typologie d’élèves et d’étudiants, en fonction des écoles fréquentées (école maternelle, primaire, collège, lycée).

Les règles de quarantaine à l'école en Italie

En maternelle, il suffit d’un seul cas positif pour que tous les élèves soient en quarantaine.
En primaire, s’il un seul cas ne résulte positif, les autres élèves doivent prouver leur négativité à J+0 et à J+5 pour aller à l’école. En cas de deux positifs, l’ensemble de la classe doit suivre l’enseignement à distance.
Au collège et au lycée, avec un cas positif en classe, l'autosurveillance est mise en place : les cours se font en présentiel, mais les élèves doivent porter des masques Ffp2. Avec deux positifs, les choses changent entre vaccinés et non vaccinés : les non vaccinés, ceux qui n'ont pas la troisième dose, et ceux qui ont conclu le premier schéma vaccinal (deux doses) depuis plus de 120 jours et les guéris du Covid depuis plus de 4 mois, suivent l’école à distance. Tous les autres peuvent rester en présentiel, en portant le masque Ffp2. Avec trois positifs, la classe est en quarantaine pendant 10 jours, en enseignement à distance.

Face à la complication de gestion pour les écoles, le ministre de l’Education italien a lui-même appelé le gouvernement à simplifier les règles de quarantaine dans les écoles.

Vaccination : près de 90% des Italiens immunisés

A ce jour, considérant seulement les plus de 12 ans, le pourcentage de personnes partiellement protégées est de 90,36%, alors 87,23% de cette tranche de la population italienne est vaccinée.

Si l’on considère les plus de 5 ans (les 5-11 ans sont soumis à la campagne vaccinale depuis mi-décembre), le pourcentage d’individus partiellement protégés est de 86,47%, contre 82,22% de vaccinés.

 

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Marie Astrid Roy

Rédactrice en chef de l'édition Milan.

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