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Le bon la Brute et le Truand version coréenne : un film complètement déjanté

Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

 

46 ans après la sortie du chef-d'?uvre de Sergio Leone, le cinéaste Kim Jee woon présente ce weekend dans les salles italiennes sa version remaniée du western spaghetti : Le bon, la Brute et le Cinglé (Il Buono il Matto il Cattivo en italien). Entre courses poursuites en side cars et combats de cowboys pratiquant les arts martiaux, le réalisateur coréen apporte là une nouvelle perspective à l'histoire originale, pour le plus grand bonheur des amateurs de film d'action.


Synopsis
L'histoire débute dans les plaines de Mandchourie, une région reculée au nord-est de la Chine, au début des années 1930. Alors que « la Brute » a été mandatée par le président de la banque du Japon pour récupérer une carte au trésor à bord d'un train, il se fait doubler par « le Cinglé », qui tombe sur le précieux objet par hasard. Présent également dans ce même convoi, « Le bon » se lance ainsi à la poursuite du détenteur de la carte pour empocher une prime. Un seul des trois atteindra son but, mais pour cela, ils devront venir à bout de l'armée japonaise, de voyous chinois ainsi que de gangsters coréens, tous à la recherche du trésor.


Un film complètement déjanté
A l'annonce de la sortie d'une version remaniée du chef-d'?uvre de Sergio Leone, « Le bon, La brute et Le truand », la plupart des fans du bon vieux western spaghetti craignait le pire tant la tâche s'avérait être insurmontable. Pour autant, le cinéaste coréen nous livre ici un film plaisant qui, grâce à des scènes d'actions en cascade, tient le spectateur en haleine jusqu'à la fin de la séance. Le personnage hilarant du « cinglé » qui remplace celui « du truand » est la véritable attraction de ce long métrage.  Formidablement interprété par Song Kang-ho, immense star dans son pays, il apporte une touche de grotesque et d'autodérision à cette pièce montée sans queue ni tête. « La brute », un sadique maniant le couteau à la perfection mérite son nom plus que jamais. « Le bon » quant à lui, reste plus fidèle au « blondin » interprété par Clint Eastwood dans la version originale, le charme et le sex appeal en moins. Au final Kim Jee-woon ne propose rien de plus qu'un divertissement populaire qui plaira à coup sûr à tous les amateurs des films d'actions et de combats qui n'en finissent plus.

Une sortie tardive en Italie
Projeté lors de l'édition 2008 du festival de Cannes, le film débarque tardivement dans la péninsule avec trois années de retard. Une nouvelle occasion pour les producteurs de le faire connaitre à l'International et amortir ainsi les lourdes sommes engagées pour sa réalisation. En effet, avec un budget de 17 millions de dollars, « Le Bon, la Brute et le Cinglé » est le film le plus cher de l'histoire du cinéma sud-coréen. S'il a réuni plus de 7 millions de spectateurs en Corée du sud, le succès fut moins au rendez-vous en Europe, plus habituée dans ce genre aux superproductions américaines. Pourtant, que ce soit au niveau des scènes d'actions, plus spectaculaires les unes que les autres, ou pour le rythme effréné qui règne tout au long de la pellicule, le cinéma coréen n'a rien à envier cette fois-ci à son voisin lointain du Pacifique. Allez-y et vérifiez par vous-même. Vous ne serez pas déçu.

Laurent Maurel (www.lepetitjournal.com/milan) vendredi 18 novembre 2011

Acces aux salles de cinéma : http://www.mymovies.it/film/2008/thegoodthebadtheweird/

lepetitjournal.com Milan
Publié le 18 novembre 2011, mis à jour le 5 janvier 2018
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