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La Tate Britain défie le confinement avec un hommage à la diversité

Par Swali Guillemant | Publié le 04/02/2021 à 14:35 | Mis à jour le 04/02/2021 à 22:15
Photo : Mecanic Centric - flickr
Tate Britain Burman Penjabi Diwali

L’art est irrépressible ! Malgré le confinement, l’œuvre de Chila Kumari Burman illumine les portes fermées du Tate Britain et célèbre les patrimoines culturels. Un vrai rayon de soleil.

 

Depuis quatre ans, la Tate Britain commissionne chaque année une œuvre pour orner sa façade pendant les longs et sombres mois d’hiver, de novembre à janvier. Cette année, malgré le confinement, l’installation a tellement plu qu’elle a été prolongée d’un mois et restera donc jusque fin février. Vous aurez donc encore l’occasion de la découvrir.

 

Chila Kumari Burman : une artiste britannique engagée aux héritages penjabi

Artiste féministe et activiste née à Liverpool, Dr Chila Kumari Singh Burman détient depuis 2018 un doctorat honorifique de l’Université des Arts de Londres pour sa contribution à l’art britannique. Elle est une figure importante du mouvement Black British Art initié dans les années 1980. Mouvement artistique et politique, il fut inspiré par les discours antiracistes et féministes qui cherchaient alors à mettre en lumière les questions de race et de genre dans les représentations.

Elle se spécialise dans les techniques mixtes et très colorées. Cette œuvre ne fait pas exception, étant composée de motifs imprimés et néons lumineux multicolores.

 

Célébration de la culture indienne et d’Asie du Sud au Tate Britain

71 ans après l’indépendance de l’Inde, cette œuvre a été conçue pour célébrer Diwali. Le lancement au Tate Britain en novembre coïncidait avec le festival hindou de la lumière. Il célèbre le triomphe du bien sur le mal et les nouveaux départs, une fête plus que bienvenue à l’heure du covid.

Parmi les nombreuses statues lumineuses et les collages, nous pouvons reconnaître le troisième œil de la culture indienne et des divinités hindoues comme Lakshmi, la déesse de la richesse et de la pureté, Ganesh, le dieu de la prospérité et Hanuman, le dieu singe.

Des milliers de Rangoli, œuvre visuelle sur le sol omniprésente en Asie, ornent les marches. Un spectacle et une myriade de détails à admirer de jour, comme de nuit !

 

Ode à la Grande-Bretagne multiculturelle, éminemment politique et optimiste

L’artiste a également puisé dans son expérience venant d’une famille ouvrière de Liverpool pour explorer les identités sud-asiatiques aujourd’hui en Grande-Bretagne. Le camion de glace au premier plan s’inspire de celui de ses parents. Et certains éléments rappellent le festival des illuminations de Blackpool.

L’installation met en avant des figures féministes et symboles de la liberté tels que « Rani de Jhansi », une guerrière qui a résisté contre les Britanniques en 1857. La figure de Britannia, également présente, ne fait qu’un avec Kali, la déesse hindoue de la libération et du pouvoir.

Les termes "amour", "lumière" et "vérité" sont disséminés dans l’œuvre et son nom, "Remembering a brave new world" écrit en néons brillants au centre de la façade est immanquable : des mots qui guident les passants et les accompagnent. Plus qu’une lueur d’espoir, il s’agit d’un hommage joyeux et lumineux qui réchauffe les cœurs en cet hiver particulièrement froid et déprimant.

 

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Swali Guillemant - Journaliste

Swali Guillemant

Étudiante en journalisme culturel, curieuse et impliquée. Passionnée par la culture et les arts.
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