Semaine dernière, Ignazio Marino et une partie de son équipe présentaient la
nouvelle identité visuelle de Rome, pourtant déjà renouvelée en 2012. Un
changement annoncé il y a quelques mois et qui se voulait positif pour communiquer sur la ville tant à l'intérieur, qu'à l'extérieur, mais qui n'a manifestement
pas été accueilli par les romains. 95% des participants au sondage organisé par l'agence de presse
ANSA ont en effet déclaré leur préférence pour l'ancien visuel. Plus grave, la nouvelle identité a alimenté des velléités nationalistes des jeunes du M
ovimento Sociale Italiano qui ont dénoncé la
disparition des armoiries de la ville et de sa devise Senatus populusque romanus (Le sénat et le peuple romain), abrégée par le sigle S.P.Q.R.
"Le bouclier gravé Spqr représente nos racines" ont ils revendiqué accompagnant leurs mots de gestes fascites. Même l'Institut national pour la préservation et l'étude de la langue italienne, la Crusca, s'en est mêlée dénonçant l'accroche anglaise.
Si les Romains ne se reconnaissent pas dans ce nouveau logo, c'est qu'ils dénoncent une communication trop adressée aux touristes supprimant purement et simplement son histoire millénaire et sa grandeur. Le logo de Rome est en fait désormais décliné en deux versions. Une pour les relations institutionnelles, l'autre pour l'attractivité touristique, ayant pour principales composantes le nom de la marque devenue Roma en substitution à Roma Capitale, la déclinaison du bouclier surélevé de 5 ronds de couleurs pour symboliser la couronne et l'accroche RoMe&You, qui joue sur la relation personnelle que chacun peut avoir avec la cite éternelle.
Une pétition en ligne adressée au maire a même été lancée sur le site www.change.org. Voyons si les pressions auront raison d'un retour en arrière.
S.H (lepetitjournal.com/rome) – lundi 23 février 2015