

Giulio Andreotti, élu sept fois président du Conseil puis nommé sénateur à vie s'est éteint à Rome, lundi 6 mai à l'âge de 94 ans. Il compte parmi les protagonistes de la reconstruction italienne après la Seconde Guerre mondiale, ayant lui-même participé à l'écriture de la Constitution de 1946.
Les obsèques de l'homme politique se tiennent ce mardi 7 mai dans l'après-midi à l'église de Saint-Jean des Florentins de Rome. Ainsi se termine la vie de celui que l'on appelait le Divo, commencée dans cette même ville le 14 janvier 1919. ?Le pouvoir consume celui qui ne le détient pas?, tels étaient les mots phares d'Andreotti dont la carrière a embrassé un nombre extraordinaire de charges politiques. Il a été tour à tour président du Conseil, ministre des Affaires Etrangères, de l'Industrie, du Trésor, des Finances et de l'Intérieur. Son parcours a débuté sous l'impulsion du futur pape de l'époque Paul VI, à l'image de ses rapports ambigus avec le Vatican.
Sa personnalité est représentative du boom économique qu'a connu l'Italie dans les années 1960, suivi de l'austérité et des revendications syndicales de la décennie suivante. Il était également aux prises avec les années de plomb, avec l'affaire Mani Pulite et la naissance du terrorisme. Sa propension à survivre aux scandales, aux accusations, aux procès et aux rivalités font indéniablement de lui un personnage incontournable de la politique italienne.
Camille de FOUCAULD (www.lepetitjournal.com/rome) - Mardi 7 mai 2013
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