Édition internationale

COCAINE – Rome a le nez dans la poudre

Écrit par Lepetitjournal Rome
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Lors d'une conférence de presse mardi matin, Giovanni Serpelloni, directeur du Département national anti-drogue, a déclaré que "la majorité de la consommation de cocaïne se fait à Rome, suivie de Naples et Milan". Plus tard dans la journée, le bureau gouvernemental, rattaché à la Présidence du Conseil, a néanmoins nuancé de tels propos. En analysant les eaux usées de la capitale en octobre 2012, les policiers y ont en effet découvert 8,7 doses de cocaïne en moyenne pour 1.000 habitants. Rome accueille certes le plus grand nombre d'adeptes de poudre blanche du pays mais la consommation y est moins forte qu'à Florence (9,5 doses pour 1.000 habitants) et Naples (9,1).

La situation romaine reste cependant préoccupante. En 2007, une étude du Conseil national des Chercheurs sur la toxicité de l'environnement ambiant avait affirmé que l'air de la métropole était chargé en cocaïne volatile. La même année, une seconde enquête indépendante révélait également que ce stupéfiant, de plus en plus prisé par les jeunes en manque de sensations fortes, s'accrochait sur les billets de banque en circulation. Sur 100 coupures de vingt euros, plus de 90 présentaient des traces non négligeables de cocaïne. D'ici quelques semaines, le rapport 2013 de l'Observatoire européen sur les drogues et les stupéfiants devrait être diffusé, révélant le tableau complet sur les problèmes d'addiction en Italie.

Martin CANGELOSI (www.lepetitjournal.com/rome) - Jeudi 30 mai 2013

Crédits: www.poliziadistato.it

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Publié le 29 mai 2013, mis à jour le 5 janvier 2018
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