

Mika, l'enfant qui a passé les premières années à Paris, vit depuis 3 années une carrière musicale fulgurante, tout du moins en Europe. Chanteur, compositeur interprète, il enchaine les succès et les tournées dans ce monde artistique où il a su s'imposer. Libano américain, polyglotte, c'est en anglais qu'il chante le plus souvent, sur des mélodies classées disco, pop dance. Il est ce soir en concert à Milan, dans un Mediolanum Forum comble
Trois années ont passé depuis le 1er concert de Mika à Milan, donné en avril 2007 à l'Alcatraz. Cette fois-ci Mika revient dans un lieu plus vaste, proportionnel au succès engendré depuis cette date. Le concert affiche complet et deux nouvelles dates ont été programmées à Rome et à Codroipo respectivement les 6 et 7 juillet prochain.
Mika est aimé dans toute l'Europe alors que son succès n'est pas encore totalement reconnu aux Etats-Unis. Très médiatique, on lui trouve quelque fois des airs de Freddy Mercury, on le compare aussi à Georges Mikael. Mais basta les comparaisons et autres justificatifs pour tenter de comprendre le phénomène Mika. Mika est Mika, de son vrai nom Mica Penniman, né d'une mère libanaise et d'un père américain. Son timbre sonne différent, sa tessiture enchante ou dérange. Mika garde cette frimousse fraiche et saine, avec une tête d'ange ou encore une allure de petit prince (mais il n'a que 27 ans, faut pas exagérer non plus) ; il joue franc jeu avec la presse et les journalistes, faisant toujours bonne figure lors de ces interviews et montrant une énergie déconcertante sur scène dans son style jean slim, chemise colorée ou blanche prêt du corps, bretelles, chaussures signées Louboutin, chevelure au vent.
"A l'école, j'étais nul, on me trouvait bizarre"
Pourtant son parcours n'a pas été aussi simple, et les débuts pas franchement encourageants. Tout petit déjà, il se sentait différent, il dira même dans ces interviews : "A l'école, j'étais nul, on me trouvait bizarre", lui qui a fréquenté les écoles françaises jusqu'à l'âge de huit ans. Puis sa famille déménage sur Londres et là commence une période de mutisme qui marquera le pré-ado qu'il est alors, l'enfermant dans son monde musical, dont il sortira vainqueur et tellement créatif. Cette allure peut être un peu freak à ces débuts l'a finalement servie dès lors que sa reconnaissance a pris le pas sur ses galères. Des télés dès début 2007, avec un premier album ?Life in Cartoon Motion', avec ses délires sur Grace Kelly ou les lollipops, c'est ?Relax take it easy' qui assoit sa popularité. Puis en 2009, il sort ?Songs for sorrow' et ?The Boy Who Knew Too Much'. Près de 20 millions de disques vendus en 2009?
« Ambition, fun » dans les textes et dans la vie
"Mais tu ne te reposes jamais ?" a-ton envie de lui demander, en juger par ses dates de concerts en boucle pour commencer cette année 2010 : 11 dates au Royaume Uni en février pour lui qui n'aime pas la pluie (rain - The Boy Who Knew Too Much ) suivie de 25 dates en Europe jusqu'à la fin mai. En juillet, il passera de nouveau par la France dans sa tournée des festivals : il est annoncé aux vieilles charrues comme aux eurockéennes de Belfort?Relax and take it easy n'est pas au programme, mais juste au répertoire? Désormais il est personnage hors norme, éphémère ou pas, telle est la question.
Nathalie Lasserre (www.lepetitjournal.com - Milan) mercredi 21 avril 2010
Discographie de Mika :
2007 : Life in Cartoon Motion
2009 : Songs for sorrow EP
2009 : The Boy Who Knew Too Much













































