

Mardi 18 septembre, Jean-Marc de La Sablière a présenté ses lettres de créances au président de la République italienne, Giorgio Napolitano. Après avoir rencontré les autorités italiennes et quelques acteurs du paysage économique français, il revient sur ses priorités de rentrée
Vous êtes arrivé il y a une dizaine de jours à Rome et vous avez d'ores et déjà pris contact avec les acteurs français de l'économie italienne. Au-delà de votre mandat politique, souhaitez-vous renforcer les relations commerciales franco-italiennes ?L'ambassadeur représente la France. Il doit donc favoriser son rayonnement et s'intéresser à la fois aux questions politiques, économiques et culturelles. Je souhaite donc rapidement connaître les représentants économiques français. A cet effet, j'ai d'ores et déjà prévu de rencontrer les conseillers du commerce extérieur de Rome. Je vais également me déplacer à travers toute l'Italie pour rencontrer les personnalités locales et les Français qui y sont établis. J'arrive dans un contexte favorable de relance des relations franco-italiennes. Je voudrais donc renforcer cet élan. Parallèlement, je souhaite que les hauts responsables français viennent régulièrement en Italie. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, va ainsi venir lundi pour rencontrer ses homologues italiens.
Quels sont les priorités de votre mandat en ce début d'année ?
Le sommet franco-Italien qui va avoir lieu à Nice fin novembre va beaucoup m'occuper. Il va permettre d'approfondir encore les relations franco-italiennes. Nous allons notamment mettre en place le conseil de défense et de sécurité et parler de coopération transfrontalière. La France et l'Italie ont de réels intérêts en commun. Je ne souhaite donc pas privilégier un domaine plus qu'un autre. Je voudrais également développer la coopération dans le domaine universitaire. Et renforcer nos partenariats économiques dans le domaine de l'import-export. Nous devons également réfléchir à des partenariats plus étroits dans le secteur du transport et de l'énergie. Avec l'accord de principe sur le traité simplifié lors du dernier conseil européen, je pense que nous pouvons de nouveau partir sur de bonnes bases pour développer la coopération franco-italienne en vue de favoriser la construction européenne.
L'année dernière, le Palais s'est ouvert au grand public avec les rendez-vous du Palais Farnèse. Entendez-vous poursuivre cette opération ?
Cette action menée par mon prédécesseur me semble une excellente idée. Donner la possibilité aux Italiens mais aussi à nos citoyens de pouvoir assister à des conférences de haut niveau me semble digne d'intérêt. La date du prochain rendez-vous est d'ailleurs d'ores et déjà fixée. Il aura lieu le 11 octobre et portera sur "l'Europe de l'éducation et de la recherche".
Vous quittez New York pour Rome. Qu'allez-vous regretter de New York et qu'appréciez-vous d'ores et déjà à Rome ?
Il existe dans le monde quelques villes exceptionnelles. Rome et New York en font partie. Elles sont très différentes. New York est une ville de contrastes. A Rome, au-delà de l'architecture, c'est l'accueil qui m'a marqué. Ses rues ont également un charme incontesté. Nous prenons le temps, ma femme et moi, de les parcourir durant le week-end.
Souhaitez-vous adresser un mot à la communauté française ?
Je souhaite rencontrer rapidement les associations françaises. Elles contribuent à l'intégration de nos citoyens et permettent la mise en place d'une solidarité propre à toute communauté. Je souhaite également annoncer l'arrivée d'un nouveau consul, Hélène Larose, qui remplace Candide Soci, très apprécié de la communauté française. Je ne doute pas qu'elle saura instaurer, elle aussi, une relation privilégiée avec nos citoyens.
Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome) Vendredi 21 septembre 2007
L'ambassadeur se rendra à Milan les 4 et 5 octobre, à Naples les 25/26 octobre, à Florence les 2 et 3 novembre et à Turin les 5 et 6 décembre.
Ancien élève de l'ENA, Jean-Marc de La Sablière a effectué une grande partie de sa carrière au ministère des Affaires étrangères. Il a vécu 11 ans à New York où il a notamment occupé le poste de représentant permanent de la France auprès des Nations Unies. Il a également été de 1996 à 2000, ambassadeur de France en République arabe d'Egypte, puis conseiller diplomatique du président de la République. Pour une biographie plus complète, cliquez ici















































