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CINE - "La pelle che abito", le nouveau film de Pedro Almodovar

Écrit par Lepetitjournal Milan
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 13 janvier 2014

Présenté lors du festival de Cannes 2011, le nouveau Film de Pedro Almodovar vient de sortir la semaine dernière dans les cinémas italiens. Inspiré du roman de Thierry Jonquet, « Mygale », le réalisateur espagnol ne déroge pas à ses habitudes avec « la Pelle che abito » (la peau que j'habite) et nous transporte dans un univers où le sadisme et la perversité atteignent des sommets.                                             


Synopsis
Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le chirurgien esthétique, Robert Ledgard (incarné par Antonio Banderas), travaille à la création d'une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Après plusieurs années de recherche dans sa clinique privée, il réussit son projet et parvient à créer une peau qui constitue une véritable carapace contre toute agression, capable même de prévenir des maladies comme la malaria. Mais pour atteindre son objectif, Le docteur Roberts ne s'encombre pas de scrupules puisque ses expériences sont pratiquées sur une femme cobaye. Cette dernière (incarnée par Elena Anaya), retenue prisonnière, possède quant à elle un parcours des plus étranges?

Un film au rythme discontinu
Comme à son habitude, Pedro Almodovar joue sur des allers-retours temporels et entraîne le spectateur sur plusieurs fausses pistes durant près d'une heure. Le film se décompose ainsi en quatre parties qui ne se suivent pas chronologiquement. Et après un temps d'attente, un temps d'adaptation pourrait-on dire même, l'histoire nous saisit. La conduite du récit est magistrale et ce qu'on croit être des longueurs ne sont là que pour mieux nous tenir en suspens avant le dénouement final.

Pedro Almodovar reste Pedro Almodovar
Avec ce dernier long métrage, Almodovar revient au film noir, qu'il avait déjà approché avec En chair et en os ou encore avec La mauvaise éducation. Il se détache cependant de ses précédentes ?uvres dans la mesure où l'on a affaire, cette fois-ci, à une femme cobaye subissant la pulsion d'autrui. Auparavant, il s'attelait plutôt à filmer des êtres décidés à se laisser guider par leur propre pulsion. La pelle che abito reste néanmoins toujours un "Almodovar" dans la mesure où l'on retrouve ses thématiques favorites, telles que la sexualité et la perversité des personnages. Mais en les abordant d'une nouvelle manière, le cinéaste espagnol leur donne une autre dimension très intéressante. On n'en ressort pas indifférent.

Laurent Maurel (www.lepetitjournal.com/milan) vendredi 30 septembre 2011

 

lepetitjournal.com Milan
Publié le 30 septembre 2011, mis à jour le 13 janvier 2014
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