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RESEAU PSY EXPAT – Trouver un psy francophone à l'étranger

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Écrit par Lepetitjournal.com International
Publié le 26 juin 2017, mis à jour le 21 novembre 2018

Comment être accompagné dans sa mobilité si l'on a besoin d'un suivi psychologique près de chez soi ? Créé par deux psychologues expatriées en Asie, Réseau PsyExpat est une plateforme à but non lucratif qui facilite la recherche de thérapeutes francophones partout dans le monde et les échanges entre professionnels.

Problèmes de couple, dépression, enfants en difficulté? Il arrive que l'on quitte la France en ayant besoin d'une aide psychologique, ou que le besoin s'en ressente lors d'une expatriation. « Il y a une grosse demande, explique Adélaïde Lefebvre, qui, après Bangkok, exerce à Manille. L'expatriation peut être une expérience formidable. Mais que faire s'il y a un grain de sable ? On manque souvent de ressources en français ».

Avec Gaëlle Pradillon, elle aussi psychologue clinicienne, installée à Shanghai, Adélaïde a eu l'idée de créer Réseau PsyExpat. « En tant que psychologue spécialisée dans la mobilité, l'expatriation, j'ai eu besoin d'avoir des liens avec d'autres psys, de créer un réseau mondial, explique-t-elle. En effet, les familles déménagent (soit ils rentrent en France soit ils partent vers un autre pays) et on ne peut pas les abandonner. Les consultations par visioconférence se développent, mais skype par exemple ne peut pas combler tous les besoins, notamment avec les enfants. Cela peut permettre une transition, mais en cas de départ, je souhaitais pouvoir proposer à mes patients des noms pour qu'ils puissent continuer à être accompagnés. »

Eviter l'interruption d'accompagnement psy

Réseau PsyExpat, lancé il y a quelques mois, a un triple objectif :

-   Faciliter la recherche d'un professionnel de la santé psychique (psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste). « C'est souvent un parcours du combattant pour les familles », estime Adélaïde. Vous cherchez un psy francophone à Nairobi ? Vous le trouverez peut-être sur l'annuaire. Tous les professionnels ne sont pas visibles sur le site, mais Adelaïde et Gaëlle sont là pour vous orienter au mieux, soit dans votre pays d'accueil, soit dans un fuseau horaire qui vous convienne. C'est particulièrement utile lorsque l'on a besoin d'un thérapeute spécialisé, comme par exemple un expert des troubles de l'hyper activité.

-    Permettre les échanges entre professionnels
« Nous avons mis en lien des psychologues d'Asie d'abord, et ensuite nous avons étendu notre démarche à l'Europe, explique Adélaïde. Aujourd'hui nous souhaitons nous développer aussi au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique. Le réseau grandit, notre démarche reçoit un bon accueil car elle répond à un besoin. »

-    Contribuer à l'élaboration d'une réflexion et d'un savoir spécifique autour du soin psychique pratiqué en situation d'expatriation.

« Recenser les compétences »

Adélaïde insiste sur un point important : « Notre démarche se veut éthique. Nous allons créer une association de loi 1901 pour clarifier notre statut. Notre objectif n'est pas commercial, notre but est non lucratif. Ce réseau est créé par des psys, pour des psys, au bénéfice des professionnels comme des patients ». 

Chaque psychologue répertorié est rigoureusement sélectionné. « Pour être un réseau de qualité, nous devons avoir confiance. Nous demandons donc aux psys qui rentrent sur notre site de justifier de leurs diplômes. » De plus, ils doivent être spécialisés en expatriation (soit parce qu'ils vivent à l'étranger, soit parce qu'ils y ont vécu). « Nous y accordons une importance particulière à cette expertise dans l'interculturel car souvent, les patients que nous suivons ont cette inquiétude. Un psy qui n'a pas vécu à l'étranger va-t-il me comprendre ? »

Des noms de thérapeutes vivant en France sont donc proposés sur le Réseau, soit pour pouvoir répondre à des questionnements sur l'expatriation avant de partir, soit pour gérer le retour. « L'idée, c'est aussi d'avoir une plus large visibilité en France, pour que les psys qui ne sont pas experts s'adressent à nous en cas de besoin », précise Adélaïde.

La confidentialité des démarches est bien sûr assurée, et, si des noms de psys sont proposés, rien n'est imposé.

Petit-à-petit, la liste de ces experts va s'étoffer. « Nous recevons beaucoup de demandes, que nous vérifions. A moyen terme, nous souhaitons trouver des référents sur chaque continent. »

Pour mieux se connaître et échanger entre professionnels, la première « rencontre des psys francophones d'Asie » est déjà programmée et se tiendra à Bangkok les 24 et 25 novembre 2017. Objectif affiché: « donner une impulsion et un dynamisme à notre profession au-delà des frontières.
En France, on a un très grand choix en cas de besoin, mais il nous faut ouvrir des perspectives à l'étranger pour que les patients gagnent en tranquillité. A nous donc, grâce à cet outil, de les orienter vers le psy le plus adapté ».

MPP (www.lepetitjournal.com) lundi 26 juin 2017

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Publié le 26 juin 2017, mis à jour le 21 novembre 2018

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