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RESEAU PSY EXPAT – Trouver un psy francophone à l'étranger

Par Lepetitjournal.com International | Publié le 26/06/2017 à 14:55 | Mis à jour le 26/06/2017 à 16:27



Comment être accompagné dans sa mobilité si l'on a besoin d'un suivi psychologique près de chez soi ? Créé par deux psychologues expatriées en Asie, Réseau PsyExpat est une plateforme à but non lucratif qui facilite la recherche de thérapeutes francophones partout dans le monde et les échanges entre professionnels


Problèmes de couple, dépression, enfants en difficulté? Il arrive que l'on quitte la France en ayant besoin d'une aide psychologique, ou que le besoin s'en ressente lors d'une expatriation. « Il y a une grosse demande, explique Adélaïde Lefebvre, qui, après Bangkok, exerce à Manille. L'expatriation peut être une expérience formidable. Mais que faire s'il y a un grain de sable ? On manque souvent de ressources en français ».

Avec Gaëlle Pradillon, elle aussi psychologue clinicienne, installée à Shanghai, Adélaïde a eu l'idée de créer Réseau PsyExpat. « En tant que psychologue spécialisée dans la mobilité, l'expatriation, j'ai eu besoin d'avoir des liens avec d'autres psys, de créer un réseau mondial, explique-t-elle. En effet, les familles déménagent (soit ils rentrent en France soit ils partent vers un autre pays) et on ne peut pas les abandonner. Les consultations par visioconférence se développent, mais skype par exemple ne peut pas combler tous les besoins, notamment avec les enfants. Cela peut permettre une transition, mais en cas de départ, je souhaitais pouvoir proposer à mes patients des noms pour qu'ils puissent continuer à être accompagnés. »

Eviter l'interruption d'accompagnement psy

Réseau PsyExpat, lancé il y a quelques mois, a un triple objectif :

-   Faciliter la recherche d'un professionnel de la santé psychique (psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste). « C'est souvent un parcours du combattant pour les familles », estime Adélaïde. Vous cherchez un psy francophone à Nairobi ? Vous le trouverez peut-être sur l'annuaire. Tous les professionnels ne sont pas visibles sur le site, mais Adelaïde et Gaëlle sont là pour vous orienter au mieux, soit dans votre pays d'accueil, soit dans un fuseau horaire qui vous convienne. C'est particulièrement utile lorsque l'on a besoin d'un thérapeute spécialisé, comme par exemple un expert des troubles de l'hyper activité.

-    Permettre les échanges entre professionnels
« Nous avons mis en lien des psychologues d'Asie d'abord, et ensuite nous avons étendu notre démarche à l'Europe, explique Adélaïde. Aujourd'hui nous souhaitons nous développer aussi au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique. Le réseau grandit, notre démarche reçoit un bon accueil car elle répond à un besoin. »

-    Contribuer à l'élaboration d'une réflexion et d'un savoir spécifique autour du soin psychique pratiqué en situation d'expatriation.

« Recenser les compétences »

Adélaïde insiste sur un point important : « Notre démarche se veut éthique. Nous allons créer une association de loi 1901 pour clarifier notre statut. Notre objectif n'est pas commercial, notre but est non lucratif. Ce réseau est créé par des psys, pour des psys, au bénéfice des professionnels comme des patients ». 

Chaque psychologue répertorié est rigoureusement sélectionné. « Pour être un réseau de qualité, nous devons avoir confiance. Nous demandons donc aux psys qui rentrent sur notre site de justifier de leurs diplômes. » De plus, ils doivent être spécialisés en expatriation (soit parce qu'ils vivent à l'étranger, soit parce qu'ils y ont vécu). « Nous y accordons une importance particulière à cette expertise dans l'interculturel car souvent, les patients que nous suivons ont cette inquiétude. Un psy qui n'a pas vécu à l'étranger va-t-il me comprendre ? »

Des noms de thérapeutes vivant en France sont donc proposés sur le Réseau, soit pour pouvoir répondre à des questionnements sur l'expatriation avant de partir, soit pour gérer le retour. « L'idée, c'est aussi d'avoir une plus large visibilité en France, pour que les psys qui ne sont pas experts s'adressent à nous en cas de besoin », précise Adélaïde.

La confidentialité des démarches est bien sûr assurée, et, si des noms de psys sont proposés, rien n'est imposé.

Petit-à-petit, la liste de ces experts va s'étoffer. « Nous recevons beaucoup de demandes, que nous vérifions. A moyen terme, nous souhaitons trouver des référents sur chaque continent. »

Pour mieux se connaître et échanger entre professionnels, la première « rencontre des psys francophones d'Asie » est déjà programmée et se tiendra à Bangkok les 24 et 25 novembre 2017. Objectif affiché: « donner une impulsion et un dynamisme à notre profession au-delà des frontières.
En France, on a un très grand choix en cas de besoin, mais il nous faut ouvrir des perspectives à l'étranger pour que les patients gagnent en tranquillité. A nous donc, grâce à cet outil, de les orienter vers le psy le plus adapté ».

MPP (www.lepetitjournal.com) lundi 26 juin 2017

http://www.reseau-psyexpat.com


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3 Commentaire (s)Réagir
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riquita mar 10/10/2017 - 12:08

La société est de plus en plus infantilisant e.. Il faut des coachs partout, des psy partout! Bon sang, lorsque l'on s'expatrie ,il faut être très solide! Comment on fait nos anciens qui étaient en temps de guerre! Ils ne s'apitoyaient pas sur leur sort et il n'y avait pas de psy ! Le consumérisme rend les gens dépendants et les plongent dans les ennuis.; on consomme le sexe comme une bouteille de coca!Il faut construire sa vie et ne pas se regarder dans le miroir aux alouettes.

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Charlotte G jeu 17/05/2018 - 23:46

Riquita: La société n'est pas de plus en plus infantilisante selon moi, et au contraire je trouve cela très bien que le fait de voir un psychologue se banalise et devienne de plus en plus courant. Je viens d'une famille d’expatriés moi-même et j'ai assez mal vécu l'expatriation. Je n'ai pas reçu selon moi le soutien adéquat venant de la part de mes parents et j'aurais eu besoin de parler avec un professionnel. Lorsque j'ai commencé une thérapie à l'âge adulte, je me suis rendue compte à quel point il aurait été important pour moi d'avoir pu me confier a un professionnel pendant mon expatriation. Je ne pense pas que ce soit le consumérisme ni la société qui soient les seules raisons de plonger les gens dans les ennuis comme vous dîtes. Les troubles psychologiques existent depuis toujours et se sont certainement accentués par notre mode de vie actuel mais ce n'est pas une raison pour ne pas les traiter. Au contraire, je pense qu'il est très important de les traiter au lieu de les garder cachés comme le faisait les gens à l'époque. Vous parlez d'une époque ancienne, de guerre, ou l'on ne disait rien et tout était secret et cela est beaucoup plus malsain que de laisser par exemple un état dépressif non-traité. Selon moi, ne pas traiter un problème ne fait que le faire propager, de génération en génération et je ne vois en quoi cela nous rend plus solides ou plus adultes.

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Hervé mer 02/05/2018 - 16:42

Toutes sortes de situations peuvent rendre une personne en santé, dépressive. C'est un état, une maladie mentale qui se traite, heureusement. Non traitée, la personne risque de s'enfoncer dans des idées noires. La guerre est une situation d'urgence, qui ne laisse aucune place à l'apitoiement. Mais les chocs post-traumatiques existent. Il faut/aurait fallu les traiter.

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