Samedi 10 avril 2021
Édition Internationale
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La jeunesse, meilleure ambassadrice de la francophonie

Par Caroline Chambon | Publié le 25/03/2021 à 17:45 | Mis à jour le 25/03/2021 à 17:45
jeunes ambassadeurs de la francophonie

Quelle place pour les jeunes dans la francophonie ? Le Comité économique, social et environnemental (Cese), France Volontaires, et d’autres acteurs ont lancé le projet « jeunes ambassadeurs de la Francophonie » afin qu’ils incarnent le futur de la francophonie.

Dans le cadre de la Journée internationale de la francophonie le 20 mars, et plus généralement du mois de la francophonie, France Volontaires s’est alliée avec le Comité économique, social et environnemental (Cese), pour mettre en valeur des Jeunes ambassadeurs de la francophonie issus de France, d’Outre-Mer, mais aussi de l’étranger. Leur objectif ? Répondre à la question suivante: « Comment engager les jeunes vers une francophonie dynamique ? ». C’était le thème de la conférence organisée dans l’hémicycle du Cese le 18 mars 2021.

 

Le projet jeunes ambassadeurs et ambassadrices de la francophonie

 

Le Cese a organisé, le 18 mars 2021 en visioconférence, la 4e édition de « La Francophonie dans tous ses états au CESE ». Cette année, les participants issus de diverses associations et acteurs institutionnels se réunissaient pour lancer le projet « jeunes ambassadeurs de la francophonie ». Inspiré d’un dispositif similaire mis en place sur le continent américain, ce projet entend nommer des jeunes âgés pour la majorité entre 18 et 35 ans « ambassadeurs de la francophonie ». Leur mission: faire rayonner la langue française à l’étranger, mais aussi en France. Lors de la conférence du 18 mars, 22 jeunes ambassadeurs de la francophonie se sont présentés, et ont fait part de ce que la francophonie représente pour eux.

 

La francophonie: un « pont » entre différentes cultures

 

Pour Juliette, la francophonie, dans ses spécificités territoriales, est « un mouvement vers l’avant, vers l’autre, vers l’ailleurs. C’est un combat pour la diversité des cultures qui s’entrecroisent, s’aiment, et parfois se déchirent ». Autrement dit, la langue française serait un moyen d’unifier des cultures différentes, mais qui se rejoignent dans la pratique du français. Vanessa, qui a grandi au Congo Brazzaville, veut « aider les jeunes à redécouvrir cette langue et à se la ré-approprier, à en être fiers ». Et Kodjo d’ajouter que, « Au Togo, le français fait le lien entre les ethnies ». Plus qu’un legs historique - et colonial -, la francophonie pourrait être un moyen aujourd’hui d’établir des « ponts » entre les communautés francophones du monde entier. Et, à travers la diversité de la pratique de la langue française propre à chaque culture, de l’enrichir et de la valoriser.

 

France Volontaires: des Français à l’étranger, mais aussi des francophones de l’étranger en France

 

France Volontaires propose des programmes de Volontariat International pour les Français souhaitant effectuer des missions autour de la francophonie à l’étranger. Depuis 2010, un principe de réciprocité existe et permet à des jeunes francophones étrangers de s’investir pour la francophonie en France. C’est dans ce cadre que Gwladice, Tchadienne et juriste de formation, travaille aujourd’hui au musée Paul Eluard de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Pour Mehdi, étudiant algérien à l’université d’Aix-Marseille, étudier en France pour les francophones est une opportunité qu’il faut rendre plus accessible. Comme il le rappelle, le français représente « 300 millions de locuteurs dans le monde ».

 

Se ré-approprier la langue de Molière, pour ces jeunes ambassadeurs, passe nécessairement par une mise en valeur de courants artistiques et politiques en phase avec l’époque. Pour Kenza, « rapper c’est être libre, dire ce que l’on veut en jouant avec les mots ». Dans une ode à la francophonie, deux élèves du lycée européen de Villers-Côtterets ont choisi de citer Paul Eluard : « J’espère ce qui m’est interdit ». Pour elles, le futur de la francophonie est un monde meilleur, empreint d’espoir. Le Cese s’est donné rendez-vous dans un an, le 22 mars 2022, pour faire le point sur cette initiative.

 

 

Caroline Chambon

Caroline Chambon

Etudiante en relations internationales à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye, Caroline a rejoint lepetitjournal.com en mars 2021 en tant que stagiaire à la rédaction.
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