"Il faut replanter massivement des arbres, parce qu'il y a eu une déforestation massive qui entraîne aussi du réchauffement climatique. Il faut arrêter de manger du Nutella par exemple parce que c'est de l'huile de palme" a scandé la ministre. Et d'ajouter, après un "c'est bon le Nutella" de Yann Barthes, l'animateur de l'émission : "Ben oui, mais faut pas, parce que c'est l'huile de palme qui a remplacé les arbres, et donc c'est des dégâts considérables (…) Ils doivent utiliser d'autres matières premières".
Une prise de position radicale alors que Paris doit accueillir la Cop21, la conférence internationale sur le climat en décembre prochain. Ségolène Royal a fait de la déforestation, notamment causée par la culture de l'huile de palme son combat.
La réponse de Ferrero, ne s'est pas faite attendre, assénant qu'il est "concerné par la question environnementale". Et d'ajouter : "le groupe a pris de nombreuses mesures quant à l'utilisation de l'huile de palme". Le groupe italien a également souligné que "la culture de l'huile de palme peut se faire dans le respect de l'environnement et de la population" faisant allusion à son engagement auprès de la Roundtable fo sustainable pal oil (RSPO) qui milite pour une utilisation responsable de l'huile de palme.
Même Agnese Renzi, la femme du Premier ministre y est allé de son pied de nez. En visite sur Expo 2015, elle s'est rendu au Nutella Bar.
Ce n'est pas la première fois que la France monte au créneau contre Nutella. En 2012, des sénateurs avaient tenté de faire voter une taxe de 300 % sur l'huile de palme, en prétextant sa dangerosité pour la santé et son coût environnemental. Mais la mesure n'avait pas été adoptée.
Cette prise de position radicale de la part de Ségolène Royal intervient quelques jours après l'attribution au groupe Ferrero du Prix de l'entreprise italienne 2015 remis par l'Ambassadrice de France en Italie lors du gala annuel de la Chambre Française de Commerce et d'Industrie en Italie.
Depuis sa prise de parole sur le plateau de Canal + lundi soir, son annonce a été reprise en boucle dans la presse italienne qui a raillé la ministre de l'Ecologie. Au vu de la polémique, elle s'est excusée via Twitter mercredi après-midi.

A.B (Lepetitjournal.com de Rome) – jeudi 18 juin 2015



































