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Foot et littérature: Éric Naulleau présentait son nouveau livre à Rome

Par Vincent Rochette | Publié le 15/11/2018 à 10:38 | Mis à jour le 15/11/2018 à 11:39
Eric Naulleau Football Littérature Rome

L’essayiste et animateur de télévision bien connu Éric Naulleau était de passage à la librairie française de Rome (Libreria Stendhal) samedi dernier pour présenter Quand la coupe déborde, son nouveau bouquin consacré au football et à la littérature.

 

Présenté par le club Italie-France, le principe du livre est simple : l’auteur a pris 11 parties (comme le nombre de joueurs sur un terrain) de football où « un match bascule soudain de l’histoire dans la légende » et il a décortiqué ces mêmes parties en faisant des liens constants avec la littérature sur le football, mais également en se référant aux grands classiques, que ce soient Lamartine, Hugo ou bien d’autres.

 

« J’ai voulu réconcilier deux des grandes passions de ma vie.  Je suis un passionné de littérature, je passe ma vie à lire.  Je suis un passionné de football, même si maintenant je ne suis qu’un simple spectateur, mais je l’ai beaucoup pratiqué.  J’étais un joueur du dimanche, mais au sens le plus noble du terme.  Deux entrainements par semaine, levé à l’aube le dimanche » , raconte Naulleau. 

 

C’est précisément le lien entre les deux thèmes qui fait l’originalité de l’ouvrage.  « Il n’y a pas beaucoup de livres qui sont écrits par des gens qui considèrent que le football et la littérature procure des plaisirs de même intensité, » affirme le passionné qui soutient que malgré tout, il n’a pas eu de difficultés à trouver des associations et des ouvrages pour faire les liens.   

 

 

France-Italie

 

Parmi les onze parties choisies, Éric Naulleau ne pouvait passer à côté de celle du 9 juillet 2006 entre la France et l’Italie, avec le fameux coup de tête de Zinedine Zidane.  C’était d’ailleurs la première fois que l’essayiste lançait un livre en Italie, un pays où le calcio fait office de religion.  

 

« C’est un plaisir de faire le lancement ici, car l’Italie c’est un grand pays de littérature et c’est aussi un grand pays de football.  Et puis, c’est peut-être un des pays avec lequel la rivalité avec la France est la plus vive.  C’est une des équipes que nous avons rencontré le plus, une des équipes que nous redoutons d’affronter.  L’Italie redoute aussi d’affronter la France.  On se craint et on s’admire mutuellement », dit l’essayiste. 

 

« Je pense que la ferveur pour le football est encore supérieure en Italie qu’en France.  Les supporteurs sont encore plus chauds et il y a une dévotion plus autour des clubs que l’équipe nationale.  Je pense qu’en Italie, la grande affaire, ce sont les clubs.  On est d’abord de la Juve, de l’AS Roma, de Naples avant d’être pour l’équipe d’Italie.  En France, c’est l’inverse, la ferveur pour l’équipe nationale est supérieure à celle des clubs, » analyse l’auteur.       

 

Quand la coupe déborde, par Éric Naulleau, 227 pages, Stock.

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Vincent Rochette

Québécois vivant avec sa famille à Rome, Vincent Rochette a travaillé comme chef de pupitre et édimestre pour les journaux du plus grand groupe d'information du Québec, Québecor.
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