Édition internationale

ELECTIONS 2012 - Guy Fitoussi, "lutter pour un statut spécial du Français de l’étranger"

Écrit par Lepetitjournal Rome
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 5 janvier 2018

Le scrutin électronique pour le premier tour s'achève demain tandis que ce Weekend auront lieu les votes à l'Urne. Le Petitjournal de Rome continue jusqu'à la dernière minute de vous présenter les candidats en lice pour le poste de député de la Huitième circonscription des Français de l'étranger. Guy Fitoussi, candidat indépendant, se présente à vous

Lepetitjournal/Rome : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous parler de votre parcours ?

Guy Fitoussi : Je suis avocat franco-israélien et par ailleurs docteur en droit, ma spécialité étant le droit international. Je me suis d'ailleurs attaché tout particulièrement à l'intervention du juge dans les divorces, en partant d'une analyse comparative et critique des systèmes judiciaires français et israélien sur le droit du divorce.

Pour quelles raisons vous êtes-vous porté candidat aux élections Législatives de 2012 et pourquoi sur la 8e circonscription ?

J'ai moi-même vécu pendant 25 ans dans la 8eme circonscription, en Israël, et que j'y suis particulièrement attaché. Mes deux enfants y sont nés, vivent et grandissent là-bas. J'ai effectué mon service militaire aussi bien en France qu'en Israël. Il n'y a rien que j'ai vécu en France que je n'ai vécu également dans la 8eme circonscription. J'ajoute que j'ai été consterné par l'absence d'expérience concrète ou de toute expérience de Français de l'étranger des autres candidats. Je suis donc le seul candidat à bénéficier d'une expérience concrète de français de l'étranger.

En quoi la représentation des Français à l'étranger est-elle importante selon vous ?

La représentation des Français est importante car hélas les débats politiciens de la dernière élection présidentielle font passer les Français de l'étranger pour des nouveaux ou anciens riches, assimilés à l'évasion fiscale, ce qui est complètement faux. Les Français de l'étranger doivent travailler deux fois plus à l'étranger qu'en France puisque, au-delà des problèmes quotidiens, ils sont également confrontés à une nouvelle langue et une nouvelle culture auxquelles ils doivent s'accoutumer le plus vite possible. La France doit les aider et ne pas les stigmatiser ou les menacer de leur retirer leur nationalité. C'est pour cette raison que dans mon programme je tiens à travailler à un statut spécial du Français de l'étranger en abordant des thèmes comme la retraite, la sécurité sociale, la scolarité, l'aide au rapatriement et à la reconversion professionnelle.

D'après vous quelles sont les principales attentes des Français de l'étranger dans votre circonscription et plus particulièrement en Italie ?

Il me semble que les Français de l'étranger ont des préoccupations d'ordre pratique, dont la possibilité d'éduquer leurs enfants aussi bien à la langue et à la belle tradition française qu'à celles du pays d'accueil. Aussi, faut-il négocier avec ces pays, l'apprentissage de la langue et de la culture française au sein même des écoles des différents pays de la 8eme circonscription. Hélas, les écoles françaises ne sont pas assez nombreuses et je suis conscient des limites budgétaires pour en ouvrir plus encore. Voilà donc une solution originale qui permettrait à toutes les familles des Français de l'étranger de conserver un lien étroit avec la France. Il ne faut pas que les enfants des Français de l'étranger ne puissent plus parler la langue de Molière avec leurs parents. C'est là un sujet fondamental, qui permettra aux enfants des familles expatriées de poursuivre un cursus universitaire en France également et plus particulièrement pour ceux qui résident en Italie qui est lié par un lien inextricable avec la France.

Quels sont les sujets que vous comptez défendre en priorité devant le parlement ?

Il existe au moins quatre problèmes politiques importants. L'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, que je soutiens à bras le corps, car c'est un pays qui a conservé malgré tout une tradition laïque et qui se tourne résolument vers l'occident, il ne faut pas la laisser tomber. Le maintien de la Grèce dans la zone Euro, que je soutiens également, car la Grèce fait partie de notre héritage culturel et philosophique occidental. L'amitié indéfectible envers Israël et tout particulièrement le soutien aux communautés séfarades, la plupart d'origines francophones, souvent reléguées au second plan par les élites ashkénazes du pays. Enfin, le maintien du principe de la double nationalité.

Elise Bonnardel (www.lepetitjournal.com/rome) Lundi 28 mai 2012

lepetitjournal.com rome
Publié le 28 mai 2012, mis à jour le 5 janvier 2018
Commentaires

Votre email ne sera jamais publié sur le site.

Flash infos