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SPORT - Le Marathon de Rome, une épreuve à couper le souffle

Écrit par Lepetitjournal Rome
Publié le 1 janvier 1970, mis à jour le 14 novembre 2012

Dimanche, Rome organisait son 17ème grand Marathon. C'était une fois de plus l'occasion pour quelques milliers de coureurs du monde entier de venir relever le défi des 42 kilomètres. Chaque année, des Français tentent le parcours comme Olivier Noël, qui raconte son expérience au Petit Journal

(source: Atleticaweek)

Le Marathon de Rome, une tradition
Cela fait maintenant plus d'un siècle que Rome organise ce rendez-vous international sportif. Dès 1906, le Marathon de Rome voit naître son premier champion, Dorando Pietri. Depuis, quelques éditions ont marqué l'histoire du Marathon. En 1960, l'Ethiopien Abebe Bibika remporte la première place en courant pieds nus. En 1987, c'est le Keniano-japonais Douglas Wakihuri qui gagne le Marathon. En 1995, le Marathon est restructuré et devient l'épreuve que l'on connait aujourd'hui.

Au fil des années, le marathon de Rome a établi sa liste de records italiens et étrangers. Ainsi, parmi les athlètes qui ont participé dimanche et ayant effectué un temps inférieur à 2h11min les années précédentes, on retrouve David Kipkorir Mandago (Kenya) qui en 2006 avait déjà remporté ce Marathon et Siraj Gena (Ethiopie) gagnant de l'édition 2010. Ils sont en tout 15 grands athlètes à s'être déplacés pour participer à cette épreuve romaine. Sans oublier les femmes, comme Firehiwot Dado (Ethiopie) qui a gagné le Marathon en 2009 et 2010 et l'italienne Rosalba Console arrivée 4ème au Marathon de Berlin en 2009.

Gagner le Marathon est une victoire sur soi-même bien sûr, mais le prix "matériel" est lui aussi conséquent. 15.000 euros sont offerts à la première place du podium masculin et féminin, l'athlète qui bat le record mondial remporte 250.000 euros, et en cas de records italien 75.000 euros.

L'expérience d'un Français au Marathon
Olivier NOEL, réside à Lyon. A 27 ans, ce père de deux enfants, passionné de foot et de course à pied, participe depuis quelques années à plusieurs marathons. "Au début, c'était plus par défi que je me suis mis au marathon avec deux amis, on a commencé par celui de Lyon en avril 2008, puis à l'arrivée, même si j'avais rarement été aussi fatigué, on s'est tout de suite dit qu'il fallait que l'on en refasse un". C'est comme cela qu'en 2009 il participe au marathon de Rome. "Je voulais vraiment faire celui-ci parce que Rome est une ville magnifique, et courir à côté du Colisée, de la fontaine de Trevi, du Panthéon et du Circo Massimo c'est quand même mythique." Depuis il enchaîne les marathons. "Rome était mon deuxième marathon après celui de Lyon, puis nous sommes allés ensuite à Amsterdam. Nous voulions aller courir les marathons dans toutes les capitales d'Europe, mais la réalité financière de ce genre de projet nous a vite rattrapés. Je courrai mon sixième le mois prochain à Annecy, mais maintenant ce n'est plus seulement pour le défi, mais aussi pour le plaisir de courir. Depuis Rome, avec les amis on en fait un tous les six mois."

Son objectif est personnel, il n'y va pas pour gagner la course mais pour battre son propre record. "Mon meilleur temps c'était à Annecy en 2010, ou j'ai terminé après 3h26min et 40 sec (je suis arrivé dans le premier tiers de la course). A Rome je l'avais couru en 3h49min50sec et j'étais arrivé 3.839ème sur 11.099. Pour mon premier marathon à Lyon, j'étais arrivé en 3h59min50sec, juste sous les 4h et c'était l'objectif". Quand Olivier parle du marathon de Rome, il en garde un souvenir particulièrement agréable. "L'organisation du marathon était parfaite. Inscription pas chère, camion pour poser nos affaires, indications claires pour trouver son dossard et la zone de départ sans perdre de temps et les points de ravitaillement sont bien placés. Jusqu'à maintenant c'est celui que j'ai préféré courir (et je conseille à tout le monde d'aller le faire une fois). Même si j'étais à la limite de l'évanouissement à l'arrivée et que je n'ai pas fait mon meilleur chrono, c'est sûr, je reviendrai courir à Rome".

(source: maratonaroma.it )

Edition 2011 du Marathon de Rome, le palmarès
Pour la 17ème édition du Marathon,16.188 coureurs de 84 pays différents (9.147 Italiens et 7.041 étrangers) sont inscrits pour le départ Via dei Fori à 9h. C'était aussi une édition importante pour Rome qui a reçu le "IAAF Race Gold Label" décerné par l'Association Internationale des Fédérations d'Athlétisme. Ce marathon est également jumelé avec le marathon de Tokyo afin d'honorer la mémoire d' Abebe Bikila vainqueur à Rome en 1960 et en 1964 à Tokyo. Ce qui constitue un avantage pour la candidature de Rome comme hôte des jeux olympiques et paralympiques de 2020.
Dickson Kiptolo Chumba (Kenya) est arrivé en première position avec un temps de 2h 8 minutes et 44 secondes. Il était suivi de près par les Ethiopiens Amda Siraj Gena (2h09'20) et Dawit Shami Abdulahi (2h09'41). Chez les femmes c'est Dado Tufa Firehiwot (Ethiopie) qui remporte la course en 2h24'10 suivie par Tesema Goitetom Haffu (2h26'18) et Lema Kebebush Haile (2h09'41). Les Italiens ont gagné la cinquième position avec Rosalba Console (2h29'14) et la seizième position avec  Ettore Scardecchia. Le moment fort du marathon fut l'arrivée de Monique Van Der Vorst, championne paraolympique de cyclisme aux jeux de Pekin en 2008, et qui après 13 ans passés sur un fauteuil roulant, est venue cette année courir à pied les quatre kilomètres de la "Stracittadina". Encore la preuve que le marathon est une épreuve de force mentale plus que physique.

Elise BONNARDEL (www.lepetitjournal.com / Rome) lundi 21 mars 2011

lepetitjournal.com rome
Publié le 21 mars 2011, mis à jour le 14 novembre 2012
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