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Itinéraire pour découvrir les œuvres de Michel-Ange gratuitement à Rome

Mort à Rome en 1564, le grand maître de la Renaissance laisse en héritage à la ville éternelle certaines de ses plus grandes œuvres. Les visiteurs peuvent les découvrir gratuitement en suivant cet itinéraire.

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Photo de Calvin Craig sur Unsplash
Écrit par Thomas Bidault
Publié le 22 avril 2026

La basilique Sainte-Agnès-hors-les-murs  

Située au 349 de la Via Nomentana, la Basilique Sainte-Agnès-hors-les-murs abrite le buste du Christ-Sauveur. En mars dernier, la chercheuse, Valentina Salerno, a réattribué à Michel-Ange la paternité de cette œuvre après une enquête menée pendant une décennie. L’artère jugulaire dessinée sur le cou du Christ est un des indices identifiés lors de l’investigation car il s’agit d’un élément typique des œuvres de Michel-Ange. Néanmoins, cette récente réattribution fait encore débat.

 

La basilique de Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs

A quelques pas de la gare de Termini, la basilique de Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs a été aménagée dans les vestiges des thermes de Dioclétien par Michel-Ange Buonarroti. Cependant, les décors à l’intérieur de l’édifice ont été réalisés après la mort de l’artiste renaissant.

 

La basilique Sainte-Marie-Majeure

La basilique Sainte-Marie-Majeure abrite le dernier projet architectural de Michel-Ange : la chapelle Sforza dont il fournit les plans. Par ses volumes et ses courbes, le travail de Michel-Ange préfigure l’avènement de l’architecture baroque.

 

La basilique Saint-Pierre-aux-Liens 

La basilique Saint-Pierre-aux-Liens est surtout connue pour le tombeau du pape Jules II et le célèbre Moïse sculpté par Michel-Ange. Le souverain pontife appelle le sculpteur dès 1505 pour réaliser son mausolée funéraire. A l’origine destiné à la basilique Saint-Pierre, ce projet colossal ne trouvera finalement jamais sa place au Vatican. Cette tâche à laquelle Michel-Ange consacre quarante ans de sa vie est vécue comme « une tragédie » selon ses propres mots.

 

La place du Capitole 

Commande de Paul III Farnèse, la place du Capitole est aussi l’œuvre de Michel-Ange. Lieu de pouvoir pluriséculaire, les musées capitolins et la mairie de Rome doivent leur apparence à celui que l’on surnomme parfois « le Divin ». Il redessine la place organisée autour de la statue équestre de Marc-Aurèle. 

 

La basilique Sainte-Marie sur la Minerve 

Derrière le Panthéon, la basilique Sainte-Marie sur la Minerve sert d’écrin au Christ portant la croix, signé par Michel-Ange. La torsion ainsi que la posture du corps démontrent la grande maîtrise des techniques de l’artiste florentin. Le drap de bronze qui le recouvre est, quant à lui, le fait de la contre-réforme, la nudité du Christ étant jugée choquante.  

 

La basilique Saint-Pierre au Vatican

La basilique Saint-Pierre doit sa silhouette si caractéristique à Michel-Ange qui en réalisa la coupole. A l’intérieur, le grand maître de la Renaissance italienne laisse aussi l’une de ses œuvres les plus délicates : la Pietà.  Il n’a alors qu’une vingtaine d’années lorsqu’il l’achève. Avec une grande précision, Michel-Ange parvient à figer dans la pierre l’émotion de la Vierge. La grande expressivité de la composition renouvelle profondément le thème artistique de la mater dolorosa.

D’après le pionnier en histoire de l’art, Giorgio Vasari, Michel-Ange avait détruit nombre de ses sculptures et dessins à la fin de sa vie. Mais il n’en demeure pas moins que les œuvres conservées à Rome témoignent de l’étendue de son talent.    

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