La GNAMC met à l’honneur le peintre d’avant-garde Max Peiffer Watenphul
La Galerie nationale d’art moderne et contemporain consacre une rétrospective au « peintre du Bauhaus », Max Peiffer Watenphul, dévoilant pour la première fois certaines de ses œuvres au public.


« Pour moi, ce moment a une signification particulière. L’exposition transforme une mémoire familiale en un patrimoine culturel partagé », s’émeut l’arrière-petit-fils de l’artiste, Enrico Pasqualucci Sammartini, qui dirige aujourd’hui la fondation dédiée à Max Peiffer Watenphul. Comme le souligne son descendant, le peintre allemand, né en 1896, a sans cesse échangé avec les artistes de son époque, contribuant à bâtir la culture européenne du XXe siècle. Les lettres de Jean Cocteau et de Giorgio de Chirico exposées à la GNAMC témoignent de son insertion dans les cercles artistiques européens.
Un artiste d’avant-garde formé au Bauhaus
Après des études à l’université de Würzburg, Max Peiffer Watenphul fait ses premiers pas au Bauhaus. Cette école fondée en 1919 par Walter Gropius marque un tournant dans l’art et ouvre la voie à l’avant-garde allemande de la République de Weimar. Sa formation au Bauhaus influence durablement sa pratique.
En rupture avec les règles académiques, le peintre ne se limite pas à une discipline. Il prend la photographie comme modèle. Ses vues de Venise traduisent cette inspiration tirée de l’art photographique avec des cadres et des jeux de lumière atypiques en peinture. L’artiste immortalise également l’architecture romaine dans des clichés également présentés dans le parcours de visite.
Au-delà des techniques, il explore, à travers la photographie, la sexualité et le genre. En Allemagne, la figure de la Neue Frau, la « nouvelle femme », est dépeinte par des artistes tels qu’Otto Dix. En Italie, Max Peiffer Watenphul joue sur les codes du genre et de la sexualité avec des photographies d’hommes dans des positions lascives.
Une œuvre indissociable de l’Italie
Si le peintre doit sa formation artistique à l’Allemagne, c’est en Italie qu’il puise son inspiration. Dès les années 1930, Max Peiffer Watenphul séjourne pendant un an à l’académie allemande de la Villa Massimo à Rome. Il revient vivre dans la péninsule après la guerre, où il peint des paysages. De la campagne toscane aux côtes italiennes, l’exposition présente un riche corpus de points de vue. Il participe également à la Biennale de Venise en 1948 et en 1950. L’artiste meurt à Rome en 1976.
Thomas BIDAULT
Informations pratiquesFini le23août
Jusqu'au 23 août à 19:00
Adresse
Viale delle Belle Arti, 131
RM
rome






